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        <title>CRISE ALIMENTAIRE MONDIALE ET RECHERCHE - reactions</title>
        <description>La recherche contre la faim dans les pays du Sud</description>
        <link>http://recherche-solidarite-sud.midiblogs.com/reactions/</link>
        <lastBuildDate>Fri, 05 Dec 2008 10:55:53 +0100</lastBuildDate>
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                <title>Crise alimentaire mondiale: le retour de Dionisio</title>
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                <author>noreply@midiblogs.com (Yves Savidan)</author>
                                                <category>Actualités</category>
                                <category>Débat/Forum</category>
                                <category>Economie</category>
                                <category>Politique</category>
                                <category>Réactions</category>
                                                <pubDate>Fri, 25 Apr 2008 13:50:32 +0200</pubDate>
                <description>
                    Il s'appelait Dionisio Pulido. C'était un petit agriculteur de l'Etat du Michoacan, au nord-ouest de Mexico. Le 20 février 1943, le volcan Paricutin a commencé à sortir de son champ de maïs. L'histoire, ou est-ce la légende, raconte que Dionisio, voyant une fissure se former dans son champ, a d'abord essayé de la combler en y mettant quelques pelletées de terre. Ce que les gouvernements annoncent aujourd'hui, une aide accrue pour aider les pays les plus pauvres, c'est la même chose que les pelletées de terre de Dionisio. Je n'ai encore entendu personne proposer une grande conférence mondiale d'urgence pour développer un plan de long terme qui corrige toutes les absurdités qui nous ont conduit où nous en sommes aujourd'hui. On sait ce qu'il est advenu des pelletées de terre de Dionisio. Les mesures annoncées ces jours-ci vont en aider quelques uns pour quelques jours. Dérisoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://recherche-solidarite-sud.midiblogs.com/media/01/00/4e16e9179ebafc315d3e17281ae68fc6.jpg&quot; id=&quot;media-38586&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;4e16e9179ebafc315d3e17281ae68fc6.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Le Paricutin en 1994. Du village de Dionisio n'a subsisté que le sommet du clocher. le sommet du volcan est visible à sa droite (photo Wikipedia)
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                <guid isPermaLink="true">http://recherche-solidarite-sud.midiblogs.com/archive/2007/02/14/un-village-qui-vit-de-sa-foret.html</guid>
                <title>Un village qui vit de sa forêt</title>
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                <author>noreply@midiblogs.com (Yves Savidan)</author>
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                                <category>Coup de coeur/Coup de griffe</category>
                                <category>Réactions</category>
                                                <pubDate>Wed, 14 Feb 2007 11:48:50 +0100</pubDate>
                <description>
                    de Patrice Paah, au Cameroun&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est un plaisir renouvelé de vous savoir à l'autre bout du net. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ancien fonctionaire du Ministère de l'Agriculture j'ai démissionné après 9 ans de service à cause du manque de visibilité dans la fonction publique dans les activités supposées être menées. Je suis dans mon village depuis 1997. J'ai d'abord créé une ONG dirigée par mon épouse ensuite j'ai créé une coopérative agro forestière qui gère une superficie de 18 ha de forêt.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis devenu consultant en foresterie car je suis né dans la forêt et je la connait par coeur pour avoir réalisé toute les activites forestières traditionnelles de notre village. J'anime le processus de la mise en place de la Forêt Modele de Dja et Mpomo (FOMOD). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis aussi le point focal de l'Alliance Globale de la Foresterie Communautaire en Afrique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon challenge présentement c'est de développer la foresterie communautaire dans ma zone afin de trouver les sources de financement direct pour améliorer l'agriculture, l'apiculture et la pisciculture et transformer un certain nombre des produits sur place afin d'améliorer leur valeur. C'est mon approche pour contribuer à la réduction de la pauvreté dans mon village. Grâce à vos soutiens multiformes, je serai tres ravi si autour de vous quelqu'un peut s'intéresser à mon combat en s'associant à la mise en oeuvre des forêts communautaires en respectant la règlementation en vigueur au Cameroun.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-----&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La question du bloggeur: Quelles sont tes attentes, Patrice? Comment peut-on t'aider?
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                <guid isPermaLink="true">http://recherche-solidarite-sud.midiblogs.com/archive/2007/02/09/le-sommet-africain-sur-la-recherche-la-montagne-qui-accouche.html</guid>
                <title>Le sommet africain sur la recherche : la montagne qui accouche d’une souris ?</title>
                <link>http://recherche-solidarite-sud.midiblogs.com/archive/2007/02/09/le-sommet-africain-sur-la-recherche-la-montagne-qui-accouche.html</link>
                <author>noreply@midiblogs.com (Yves Savidan)</author>
                                                <category>Actualités</category>
                                <category>Réactions</category>
                                <category>Sciences et technologie</category>
                                                <pubDate>Fri, 09 Feb 2007 14:18:27 +0100</pubDate>
                <description>
                    Les pays les plus industrialisés dépensent entre 2 et 3% de leur produit brut pour la recherche et le développement. C’est le moteur du développement économique. En Afrique, l’investissement est proportionnellement 10 fois moindre. Le sommet de l’Union Africaine consacré à la science s’est achevé le 2 février sur des promesses, comme celle d’un investissement montant jusqu’à 1% du GNP (mais seulement à l’horizon…2020), mais rien de concret ni d’immédiat puisque aucun accord sur un plan de financement régional ou continental n’a pu être obtenu. C’est comme si on était assis sous le manguier pour discuter entre sages quand le village et ses greniers à côté sont en train de brûler. Si les responsables africains eux-mêmes ne veulent pas voir l’urgence et agir en conséquence, qui doit s’en préoccuper ?
                </description>
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                <guid isPermaLink="true">http://recherche-solidarite-sud.midiblogs.com/archive/2007/01/11/science-s-et-cultures-africaines.html</guid>
                <title>Science(s) et cultures africaines</title>
                <link>http://recherche-solidarite-sud.midiblogs.com/archive/2007/01/11/science-s-et-cultures-africaines.html</link>
                <author>noreply@midiblogs.com (Yves Savidan)</author>
                                                <category>Réactions</category>
                                                <pubDate>Thu, 11 Jan 2007 10:45:39 +0100</pubDate>
                <description>
                    Correctif. J’ai dit que les français étaient étrangement absents du forum électronique qui prépare les discussions du Sommet de l’Union Africaine, et ce matin je trouve une très intéressante contribution de Jean-Jacques Monot.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans toutes les cultures, qu’il s’agisse de l’Amérique, de l’Europe ou de l’Afrique, il y a des parties qui sont universelles, mais il en a beaucoup plus qui sont spécifiques. Nos histoires respectives et nos interactions avec l’Afrique poussent certains participants au forum à jeter en bloc « le bébé et l’eau du bain » avec l’espoir un peu utopique de faire émerger une science qui soit totalement et exclusivement africaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comment garder « ce qui est bon » et rejeter « ce qui ne l’est pas » dans une rencontre de cultures? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour Monot, le grand défi pour les chercheurs africains aujourd’hui c’est d’arriver à marier les vraies valeurs – universelles – de la méthode scientifique avec le meilleur des cultures et traditions africaines.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il conclut que ce n’est évidemment pas au français qu’il est de dire aux africains ce qui est le meilleur ou pas, ce qu’il faut garder ou pas. Mais comme lui je crois sincèrement que la collaboration et la coopération internationales sont infiniment préférables à la compétition – ou au pur et simple rejet exprimé par certains participants - pour améliorer la situation de la recherche en Afrique aujourd’hui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est bien évidemment à l’Afrique de faire ses choix, de prendre ses décisions. Aujourd’hui certains participants montrent de la prudence et suggèrent qu’il ne faut pas attendre trop du Sommet qui va s’ouvrir. Moi qui suis un incorrigible optimiste, je crois à la sagesse des hommes instruits. Je crois donc que l’Afrique de la science ne se refermera pas sur elle-même comme une huître dans sa coquille, mais saura tirer le meilleur parti de la volonté internationale d’aider le continent africain à renforcer ses capacités, par la formation et par la recherche, pour pouvoir faire ses choix de développement, librement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La science s’enrichit des échanges, à tous les niveaux, entre toutes les cultures. Le mot globalisation a été galvaudé par le secteur économique et les médias. La globalisation des échanges scientifiques grâce aux nouvelles technologies de l’information et de la communication est un enrichissement, pas une uniformisation.
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                <guid isPermaLink="true">http://recherche-solidarite-sud.midiblogs.com/archive/2007/01/10/apprendre-a-se-connaitre.html</guid>
                <title>Apprendre à se connaître</title>
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                <author>noreply@midiblogs.com (Yves Savidan)</author>
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                                                <pubDate>Wed, 10 Jan 2007 13:56:41 +0100</pubDate>
                <description>
                    par Jonas KEMAJOU SYAPZE (Cameroun)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous avons commencé à déblayer un tout petit peu les axes de dialogue quand nous étions ensemble à Washington. Je pense qu'un des aspects de la discussion devrait aussi être sur le rôle de chacun: le rôle des chercheurs et le rôle des organisations de la société civile (OSC) et des agents de developpement. Si les chercheurs n'ont pas connaissance de la manière dont travaillent les OSC, le passage de la recherche à l'action et à l'impact sur le terrain devient un chemin difficile. De même, les OSC devraient pouvoir, dans leur démarche, aider les institutions de recherche à déceler les sujets et problématique pertinents leur permettant d'associer la recherche. Une démarche véritablement systémique dans laquelle chaque partie est importante et s'ouvre pleinement à la connaissance de l'autre.
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                <guid isPermaLink="true">http://recherche-solidarite-sud.midiblogs.com/archive/2007/01/08/le-journalisme-et-la-science-rose.html</guid>
                <title>Le journalisme et la science rose</title>
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                <author>noreply@midiblogs.com (Yves Savidan)</author>
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                                                <pubDate>Mon, 08 Jan 2007 11:12:25 +0100</pubDate>
                <description>
                    « Comment le journalisme peut cacher la vérité à propos de la science », c’est le titre volontairement provocateur d’un dossier du réseau &lt;a href=&quot;http://www.scidev.net/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;u&gt;SciDev.Net &lt;/u&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;qui a le mérite de bien poser le problème des relations entre la science et la presse. La presse, en règle générale, renvoie de la science une image tronquée, linéaire, peuplée essentiellement de « grandes avancées » (des &lt;em&gt;breakthrough&lt;/em&gt; en anglais), alors que la science est tout sauf une succession sans fin de succès. L’image de succès permanent véhiculée fait que lorsqu’une erreur est rendue publique, c’est toute la crédibilité de la science qui est mise en cause. On peut dire aujourd’hui, sans risque de ce tromper, que si les scientifiques n’ont pas une bonne « presse » dans le public, c’est en grande partie à cause de l’image qui est véhiculée par la presse et qui ne correspond pas à la réalité de ce qu’est la science, et qu’on peut résumer par un empilage de pas en avant et de pas en arrière, voire de tournage en rond pendant des lustres, sans oublier une infinité de culs-de-sac. La presse ne parle que des « grandes avancées » et les scientifiques sont obligés de se contenter d’informer sur le spectaculaire. De mes conversations multiples avec des journalistes au cours de ma carrière, je retiens leur besoin « d’histoires ». Il faut du court, toujours du court, et du sensationnel. Et la science apparaît ainsi comme une succession d’avancées, toujours positives (d’où la suspicion dès qu’une nouvelle trop vite annoncée n’est pas confirmée par la suite), comme si la science n’était qu’un traineau de Père Noël qui s’arrête de temps en temps au-dessus d'une cheminée pour délivrer ses beaux cadeaux. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« On simplifie  pour faire que votre science soit compréhensible pour le plus grand nombre ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« La rédaction ne nous accorde que quelques lignes pour parler de recherche, j’ai donc du couper dans l’interview pour ne garder que l’essentiel »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et le lecteur de comprendre ce qu’il peut, et d’être déçu si sa compréhension l’amène immédiatement à rechercher un nouveau produit pharmaceutique ou autre qui est encore très loin d’être commercialisé. J’ai vu cela dans mon domaine, quand dans mon courrier se sont entassées les lettres demandant des semences de la plante-miracle que j’étais sur le point d’obtenir… d’après la presse. Parce que je venais de franchir une « étape-clé » dans la recherche en cours, qu’une simplification extrême avait traduite en « grande avancée » (&lt;em&gt;breakthrough&lt;/em&gt;), qu’un lecteur non averti traduit par « ça y est, ils ont réussi… ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien sûr, comme en toute chose, rien n’est tout blanc tout noir, et nombre de chercheurs contribuent à cette vision faussée de la recherche, parce qu’ils ont besoin (ou croient avoir besoin) de faire parler d’eux pour obtenir les soutiens indispensables à la poursuite de leurs travaux. « Vous voulez du sexy, MM. les journalistes, alors on vous en donne ». Mais la recherche n’y gagne qu’une image tronquée et fragile dans l’opinion. Je disais dans une note récente que la science est faite de rigueur, mais la simplification et le sensationnel attendus par la presse et le public érode sérieusement cette rigueur. Quel est le journal qui va raconter les échecs de la recherche ? Ou seulement montrer que la recherche est un processus en marche, pas une suite linéaire de résultats positifs ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La recherche pour le développement est une recherche comme les autres. On a peut-être parlé un peu plus de ses échecs que de ceux d’autres domaines scientifiques, parce que les échecs ici affectent directement les hommes et retardent leur accès à une vie meilleure. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tous les résultats de la recherche ne sont pas systématiquement de grandes avancées. On pense aux OGM – surtout en France – comme quelque chose qui n’est pas une avancée. D’autres, ailleurs, pensent tout le contraire, et pas seulement des industriels semenciers, mais des milliers et des milliers d’agriculteurs qui utilisent déjà des OGM de par le monde en s’en disent satisfaits. Moi cela m'interpelle. Mais qui a raison ? Cela fait partie de ces pas en avant, pas en arrière. Seule l’histoire nous dira qui avait raison. J’entends ceux qui disent « oui mais alors, ce sera trop tard, la catastrophe sera déjà arrivée ». Quelle catastrophe ? Les mêmes personnes qui annoncent cette catastrophe s’éclairent et se chauffent au nucléaire, roulent en 4x4, et arrosent leur pelouse au mois d’août…  Il y a les catastrophes dont on est sûr parce qu’elles sont arrivées, et pour lesquelles on ne fait rien ou si peu. Et puis il y a les catastrophes possibles. On nous casse les oreilles avec « le principe de précaution ». Qu’on commence d’abord par s’occuper sérieusement des catastrophes qui sont déjà là avant de braquer tous les projecteurs sur celles qui pourraient arriver. Il y a déjà assez à faire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La recherche qui démontre que le climat qui perd la boule a des conséquences sur la diversité, on commence tout juste à en parler, mais il a fallu un Nicolas Hulot pour ça (aussi quelques scientifiques de renoms, c'est vrai). Et quelques chiffres spectaculaires sur les espèces qui disparaissent. De là à en tirer les conséquences dans notre vie de tous les jours… faut pas rêver !
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                <guid isPermaLink="true">http://recherche-solidarite-sud.midiblogs.com/archive/2007/01/05/comment-definir-les-priorites-de-la-recherche-pour-le-develo.html</guid>
                <title>Comment définir les priorités de la recherche pour le développement ?</title>
                <link>http://recherche-solidarite-sud.midiblogs.com/archive/2007/01/05/comment-definir-les-priorites-de-la-recherche-pour-le-develo.html</link>
                <author>noreply@midiblogs.com (Yves Savidan)</author>
                                                <category>Réactions</category>
                                                <pubDate>Fri, 05 Jan 2007 13:41:38 +0100</pubDate>
                <description>
                    Aujourd'hui, un sondage nous raconte que la première préoccupation des français (49% d'entre eux), ce serait le changement climatique. Je n'ai pas encore vu comment la question était posée, mais je doute...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quels sont les grands problèmes de société qu’il faut résoudre au cours des années qui viennent ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Il faut donner à manger à une population croissante au Sud&lt;br /&gt;Il faut réduire la pauvreté&lt;br /&gt;Il faut protéger la biodiversité, l’environnement et les ressources naturelles&lt;br /&gt;Il faut former et/ou renforcer les compétences dans les pays pauvres&lt;br /&gt;Il faut faire que les marchés bénéficient à tous, même les plus démunis&lt;br /&gt;Il faut prévoir les besoins énergétiques de demain&lt;br /&gt;Il faut s’attaquer à toutes les maladies (tropicales) émergentes ou non&lt;br /&gt;Etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais ensuite ? &lt;br /&gt;Est-ce que cela veut dire que tous les hommes doivent manger la même chose ?&lt;br /&gt;Peut-on sortir de la pauvreté de la même manière, avec la même recette, si l’on habite au Guatemala ou au Bangladesh ?&lt;br /&gt;La Pantanal brésilien peut-il, doit-il avoir le même avenir qu’un parc national est-africain ?&lt;br /&gt;Etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n’y a pas de globalisation des besoins. Le monde est multiple, d’une richesse infinie de diversité.&lt;br /&gt;La globalisation des échanges et des savoirs apportée par les nouvelles technologies doit servir à tous, non pour uniformiser mais pour faire connaître et préserver les valeurs de la diversité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Personne n’a le monopole du savoir, et aucun savoir n’est supérieur aux autres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Norman Borlaug considérait les plantes adventices des cultures comme de mauvaises herbes qu’il fallait absolument arracher. C’est ce qui se pratique dans nos agricultures de pays industrialisés depuis plus de 50 ans. C’est ce qu’on apprend dans nos écoles supérieures d’agronomie. C’est ce que recommande notre recherche, ici comme ailleurs. Mais le paysan mexicain sait que la plante qu’il laisse au milieu de ses pieds de maïs « fait partie de la famille » ou qu’elle « fait du bien au maïs » parce que son père avant lui, son grand-père auparavant, et des générations d’ancêtres ont conservé dans leurs champs les pieds de téosinte, parent sauvage et ancêtre du maïs cultivé avec lequel, depuis des milliers d’années, des gènes sont échangés qui contribuent peut-être à l’adaptabilité ou la rusticité des variétés locales de maïs. Et le paysan malien connaît une histoire très semblable, qui lui fait conserver les pieds de mils sauvages au milieu des pieds de sa variété de mil cultivée. « C’est la mère du mil » disent certains. Et là encore, les généticiens d’aujourd’hui découvrent que des échangent de gènes peuvent avoir lieu entre la plante sauvage qu’on n’arrache pas et la plante cultivée qui pousse à côté. Et que le phénomène ponctuel qu’ils observent aujourd’hui, étendu à l’échelle des milliers d’années qui se sont écoulés depuis les débuts de l’agriculture, a sans doute pu contribuer à faire du mil la céréale la mieux adaptée aux conditions de sécheresse extrême des pays du Sahel. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si l’on veut aider l’Afrique, et elle a besoin qu’on l’aide, &lt;em&gt;et nous avons un devoir d’aide&lt;/em&gt;, on doit l’aider pour qu’elle réalise ses ambitions et non celles d’un monde extérieur, d’autres cultures, de puissances marchandes qui ne défendent que leurs propres intérêts. C’est l’histoire du poisson et du pêcheur. On peut apporter des poissons de nos mers du Nord (l’aide alimentaire), que personne ne connaît là-bas, où apprendre au gens du Sud à pêcher leurs poissons, ceux qu’ils aiment et ont envie de manger (l’aide financière pourrait être utilisée pour acheter des produits africains en Afrique au lieu de servir à écouler les surplus des agricultures du Nord). Pas la formation pour que tout le monde soit issu d’un seul moule uniformisant, mais la formation pour renforcer les capacités à décider par soi-même de ce qui doit être fait ou non pour le développement des pays d’Afrique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et ce qui est vrai pour la formation est vrai pour la recherche. Combien de nos unités de recherche sont encouragées et/ou ont les moyens de définir une programmation à partir d’enquêtes auprès des utilisateurs du Sud ? On prétend travailler en priorité pour l’Afrique. Combien de nos chercheurs et de nos dirigeants ont pris part au forum électronique sur le futur de la recherche sur le continent africain, ouvert depuis début septembre dernier, en préparation au Sommet de l’Union Africaine qui aura lieu ce mois de janvier ? Ayant suivi ces débats depuis le premier jour je peux répondre sans risque d’erreur : aucun.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S’il y a une chose que j’ai retenue de mes 20 et quelques années de recherche dans les pays du Sud, c’est que l’essentiel s’apprend sur le terrain, pas sur les bancs de l’école ou de l’université. Je ne savais rien (d’utile) quand je suis arrivé en Côte d’Ivoire le 1er octobre 1972. Je n’ai pas cessé d’apprendre depuis. En décembre dernier, à Washington, je me suis trouvé assis à une table autour de laquelle se trouvaient une demie douzaine de responsables d’organismes de développement et d’ONG africaines, et une responsable belge de vétérinaires sans frontières. A la question « c’est quoi votre principal problème ? » toutes les réponses déclinaient la même histoire : « c’est la relation entre les chercheurs et nous ; il n’y a pas de dialogue ; ils ne nous écoutent pas ; ils ne nous respectent pas ; ils ne connaissent pas les problèmes réels que nous nous voyons tous les jours sur le terrain ». Et la principale conclusion de cette discussion, c'est que le besoin de formation il existe partout: il faut autant aider à renforcer les capacités des gens du Sud à résoudre leurs problèmes que les capacités des chercheurs du Nord a savoir écouter et dialoguer avec ceux qu'ils souhaitent aider au Sud. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien sûr, toute règle a ses exceptions, et si je m’arrêtais là je sais déjà que je recevrais quelques messages de collègues courroucés parce que « eux » ne rentrent pas dans le cadre trop général que je viens de décrire. Mais dans ce cas précis, peu importe l’exception, c’est la règle qui est importante. Et elle dit que nous ne sommes pas assez à l’écoute. Notre recherche pour le développement, quand elle ne se construit pas avec les acteurs du développement, a toutes les chances de rester dans les placards et les revues scientifiques, sans impact réel sur le développement. On pourrait faire autrement. Mais le chercheur qui rêve d'efficacité renforcée peut bien peu tout seul, s’il n’y a pas une volonté politique institutionnelle et des moyens pour la réaliser.
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                <title>Midi Libre, les chauffards vous remercient</title>
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                <author>noreply@midiblogs.com (Yves Savidan)</author>
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                                                <pubDate>Wed, 27 Dec 2006 17:59:18 +0100</pubDate>
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                    A qui profite la publication, chaque jour, de l'emplacement des contrôles radar?&lt;br /&gt;A ceux qui ne respectent pas le code de la route. Exclusivement.&lt;br /&gt;Les autres, comme vous (j'espère) et moi, n'en ont strictement rien à faire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si j'avais le choix de mon quotidien, je me serais désabonné. Cette publication est un scandale.
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                <title>Kokopelli : la justice contre la biodiversité</title>
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                <author>noreply@midiblogs.com (Yves Savidan)</author>
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                                                <pubDate>Sat, 23 Dec 2006 11:07:52 +0100</pubDate>
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                    La décision de justice qui vient de tomber (MidiLibre de ce jour) dans la bataille qui oppose Kokopelli aux associations d’industriels semenciers est une absurdité qu’il faut dénoncer avec la plus grande vigueur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est le cadre réglementaire, qui fait obligation à toute personne souhaitant vendre dix grammes de semences de variété ancienne de respecter les mêmes règles que l’industriel qui vend ses semences par centaines de kilos quand ce n’est pas à la tonne, pour le plus grand bénéfice de l’agriculture des monocultures hypersubventionnées, qui devrait être condamné. Nous savons tous en effet que notre avenir dépend de la biodiversité, de sa conservation, et de sa bonne utilisation. Toute mesure qui constitue un frein, voire comme c’est le cas dans l’affaire Kokopelli, un empêchement à maintenir la diversité de variétés anciennes va à l’envers des intérêts de tous, et en particulier des intérêts des générations futures. Une petite association n’a pas les moyens financiers et techniques de pouvoir inscrire au « catalogue » les centaines de variétés qu’elle maintient et vend en toutes petites quantités aux amateurs éclairés. La justice aujourd’hui l’oblige pratiquement à cesser ses activités, donnant raison aux apôtres de l’homogénéité et de la mal bouffe. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne signerai pas, par contre, la pétition de Kokopelli, parce qu’elle fait l’amalgame entre son combat en faveur la diversité – que nous devons tous soutenir - et le combat de quelques personnes très mal informées contre les OGM en général, un combat que je ne peux cautionner sachant ce que la recherche &lt;em&gt;publique&lt;/em&gt; fait actuellement dans ce domaine, en faveur des agriculteurs du Sud ou des populations atteintes de maladies incurables. Mettre tous &quot;les&quot; OGM dans une même boite aujourd'hui est une totale absurdité. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Reste qu'il faut soutenir Kokopelli.
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                <guid isPermaLink="true">http://recherche-solidarite-sud.midiblogs.com/archive/2006/11/06/un-livre-sur-la-plage.html</guid>
                <title>Un livre sur la plage</title>
                <link>http://recherche-solidarite-sud.midiblogs.com/archive/2006/11/06/un-livre-sur-la-plage.html</link>
                <author>noreply@midiblogs.com (Yves Savidan)</author>
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                                                <pubDate>Mon, 06 Nov 2006 12:05:00 +0100</pubDate>
                <description>
                    Pendant que vous commencez à vous geler, j'étais sur une toute petite plage, sur une toute petite île, au large de Cartagène, en Colombie, où je rechargeais mes batteries avant  une semaine de réunions de travail difficiles. Et quand je suis sur la plage, je suis dans l'eau ou plus souvent à l'ombre, ma peau sensible n'aimant guère les rayons du soleil. Et à l'ombre, je regarde la mer et je lis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et je viens de lire un livre dont je vais parler sans doute plusieurs fois dans les prochaines notes. Tous ceux qui ont des ambitions pour notre pays, de quelque ordre qu'elles soient, devraient le lire. Il s'agit du livre de Jacques Attali, paru le mois dernier chez Fayard: &quot;Une brève histoire de l'avenir&quot;. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien sûr on peut passer du temps à discuter sur le fait que la France a toujours râté le coche, on peut passer du temps à discuter de ce que Jacques Attali ose, contrairement à tant d'autres, appeler le déclin évident de notre pays. J'y reviendrai surtout pour parler de notre recherche, et notamment de ce que j'appelle notre recherche solidaire, qui a tellement sa place dans l'étape ultime de notre évolution qu'Attali appelle de ses voeux (comme moi aussi), l'hyperdémocratie.
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