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        <title>CRISE ALIMENTAIRE MONDIALE ET RECHERCHE - politique</title>
        <description>La recherche contre la faim dans les pays du Sud</description>
        <link>http://recherche-solidarite-sud.midiblogs.com/politique/</link>
        <lastBuildDate>Fri, 05 Dec 2008 10:55:53 +0100</lastBuildDate>
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                <title>Deux réunions importantes en Afrique la première semaine de décembre</title>
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                <author>noreply@midiblogs.com (Yves Savidan)</author>
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                                <category>Politique</category>
                                <category>Sciences et technologie</category>
                                                <pubDate>Fri, 28 Nov 2008 14:00:16 +0100</pubDate>
                <description>
                    Du 3 au 5 décembre aura lieu la réunion ministérielle africaine sur la science et la technologie à Abuja, capitale du Nigeria. On espère que les dirigeants africains s’accorderont pour décider qui fait quoi, entre l’Union africaine et le nouveau partenariat pour le développement en Afrique (NEPAD), deux organisations qui prétendent décider de l’agenda de recherche pour le développement du continent, la confusion qui en résulte depuis un an étant tout sauf ce dont l’Afrique a besoin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A Maputo (Mozambique), du 1er au 4 décembre, aura lieu l’assemblée générale annuelle du système international de recherche agronomique, connu sous le sigle anglais CGIAR. Ce système, au cœur de la recherche agronomique pour le développement et qui utilise 50% de ses crédits en Afrique, doit décider de sa réforme. L’objectif est de créer un système mieux coordonné et plus efficace dans sa réponse aux défis de la sécurité alimentaire et de la lutte contre la pauvreté. Montpellier est candidate pour accueillir le prochain grand rassemblement du CGIAR, qui pourrait avoir lieu début 2010. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je serai à Maputo toute la semaine prochaine et il me sera sans doute difficile d’alimenter ce blog avant la semaine suivante. Patience ! Et merci de votre assiduité. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
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                <title>Les subventions et la politique agricole commune (PAC) vues par les anglais</title>
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                <author>noreply@midiblogs.com (Yves Savidan)</author>
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                                <category>Politique</category>
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                                                <pubDate>Thu, 27 Nov 2008 11:41:00 +0100</pubDate>
                <description>
                    Sous le titre « &lt;a href=&quot;http://news.bbc.co.uk/2/hi/uk_news/7749477.stm &quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;u&gt;les subventions agricoles, un mal nécessaire ?»&lt;/u&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; , Sarah Mukherjee, de la BBC signe un article intéressant sur le débat en cours, outre Manche, sur l’évolution de subventions agricoles et leur redirection vers l’aménagement du territoire, dans le contexte de la demande alimentaire future. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La journaliste rappelle d’abord l’objectif initial de ces subventions, défini dans les années d’après-guerre pour assurer une autosuffisance alimentaire à la vieille Europe meurtrie, puis les excès encore très présents dans nos mémoires des surplus agricoles déversés sur les routes ou devant les entrées des ministères. Peu à peu, la diminution, voire l’élimination de ces subventions a fait son chemin, mais certains experts se demandent aujourd’hui s’il ne faudrait pas revenir en arrière, pour éviter le grand écart entre l’offre et une demande mondiale grandissante, grand écart que l’on a découvert (bien qu’il ait été prévisible de longue date) en avril dernier, au travers de ce qu’on a appelé les émeutes de la faim. Et la plupart d’entre eux reconnaissent que la croissance extraordinaire des productions agricoles européennes dans les années 1969, 1970 et 1980 doit beaucoup aux aides alors accordées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si les conseillers scientifiques du gouvernement britannique se montrent optimistes quant à la capacité de la recherche à répondre au défi alimentaire futur, notamment avec un petit coup de main du changement climatique prévu pour l’Europe du Nord, d’autres font remarquer que les agriculteurs n’investiront pas dans ces progrès attendus s’ils n’ont pas des garanties de marché et de prix. Or les marchés sont tout sauf stables aujourd’hui et ils ne peuvent sans doute pas le redevenir sans un certain niveau d’intervention des gouvernements. Quelle intervention ? Des subventions qui portent un nouveau nom ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A quand le grand DEBAT (sortons du confidentiel, c'est l'affaire de tous) - chez nous cette fois - sur l'agriculture de demain? Quand oserons-nous enfin dire que nos besoins ne sont plus ceux de 1945 et que l'autosuffisance alimentaire n'est plus justifiée autant qu'elle l'était alors? Pas plus que le protectionniste au coût exorbitant qui maintient notre agriculture comme momie congelée au lieu de la faire évoluer. Qui a encore peur de manger de la viande brésilienne ou des haricots du Kenya? Quels sont les rôles que l'agriculture peut et doit jouer chez nous dans 10 ou 20 ans pour assurer un cadre de vie de qualité à nos enfants?&lt;br /&gt;
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                <title>Quand les OGM « polluent » les variétés traditionnelles de maïs au Mexique</title>
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                <author>noreply@midiblogs.com (Yves Savidan)</author>
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                                                <pubDate>Wed, 26 Nov 2008 11:13:00 +0100</pubDate>
                <description>
                    Ce mois-ci, la revue Nature aurait, selon les médias qui ont relayé l’information, « relancé la polémique » sur la détection de gènes issus de plantes transgéniques dans des plantes de variétés « paysannes » ou « traditionnelles » mexicaines. Pour moi l’important n’est pas l’information, qui ne me surprend en rien, mais ce qu’on en fait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Première question : pourquoi trouverait-on des gènes de variétés OGM dans les maïs traditionnels mexicains ? Un grand chercheur californien interrogé par Nature s’étonne de la diffusion de ces gènes dans un pays où l’on n’a pas planté de maïs OGM (quelques hectares auraient été plantés en 2008, dans l’extrême nord du pays). Il n’a donc sans doute jamais franchi la frontière ou circulé dans sa Californie américaine sur les routes qui mènent à cette frontière au moment des fêtes de fin d’année. Dans le flot des véhicules qui descendent des Etats-Unis vers le Mexique les cadeaux de fin d’année incluent très souvent des semences. Que les variétés de maïs les plus performantes soient produites par le secteur privé aux Etats-Unis n’est pas un mythe mais une réalité, et nombre de mexicains des zones rurales considèrent que c’est de fait un vrai cadeau que de se voir offrir des semences de ce qui se fait de mieux au monde, même s’ils ne le plantent pas nécessairement pour le consommer eux-mêmes mais pour le vendre, parce qu’ils préfèreront toujours leurs maïs blancs à gros grains pour faire les tortillas. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deuxième question (pas davantage posée que la première) : est-ce si grave que cela ? Est-ce que la présence d’un gène qui confère une résistance à un insecte ou une résistance à un herbicide qu’aucun agriculteur des zones concernées n’utilise jamais peut avoir le moindre effet négatif sur les qualités et la conservation des variétés traditionnelles concernées ? On ne peut opposer à cela que des questions de principe (certains considèrent que c’est suffisant), mais aucune étude, aucun argument scientifique rigoureux n’a jamais été présenté pour prouver le danger.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Où est la polémique ? L’existence ou non de gènes étrangers qui pénètrent dans les variétés paysannes ? Les variétés traditionnelles sont continuellement et intensément « polluées » par des variétés extérieures depuis la nuit des temps parce que les paysans mexicains ont toujours échangé des semences puis sélectionné dans les descendances de manière à conserver les caractéristiques principales de leurs variétés. Autrement dit rien n’est figé. Le Mexique n’est pas un grand frigidaire, toutes les plantes qui en sont originaires ont évolué et continuent d’évoluer sous l’action de l’homme, un homme qui est tout sauf stupide et qui garde, à chaque génération, le meilleur de ce que son champ lui propose pour ensemencer au cycle suivant. Un gène étranger qui vient d’une variété OGM est un gène étranger comme tout gène étranger d’une variété non OGM. S’il apporte un avantage, l’agriculteur va très probablement le sélectionner au moment de ses choix. S’il n’en apporte aucun, il aura peu de chance de perdurer dans le génome de son hôte au-delà de quelques générations.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je terminerai en copiant un paragraphe d’un rapport de mission aux Etats-Unis reçu hier soir d’un collègue très expérimenté et très respectable :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Il faut donc évidemment rejeter toute idée faisant du progrès technique la solution magique des problèmes difficiles auxquels sont confrontées les agricultures du monde dans toute leur diversité. Mais les pressions sur les ressources naturelles, qui iront en croissant au cours des prochaines décennies, sont telles qu’il faudra bien trouver des moyens d’accroître leur productivité par une combinaison d’innovations techniques et d’innovations institutionnelles. Les effets prévus du réchauffement climatique, maintenant largement reconnus et qui risquent d’être encore plus drastiques et plus rapides qu’annoncé il y a seulement quelques années, renforcent cette conclusion.  A cet égard, la frilosité de l’opinion publique européenne face aux innovations techniques, spécialement en agriculture, est préoccupante. »  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Très préoccupante, en effet. Et entretenue par une presse peu soucieuse de montrer toutes les conséquences de cette « frilosité ». &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
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                <title>La compétition en question entre biocarburants et alimentation</title>
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                <author>noreply@midiblogs.com (Yves Savidan)</author>
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                                                <pubDate>Mon, 24 Nov 2008 15:11:59 +0100</pubDate>
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                    &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://recherche-solidarite-sud.midiblogs.com/media/02/02/1427074895.jpg&quot; id=&quot;media-79365&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;jatropha.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt; Jatropha, en tête de la liste des &quot;plantes miracle&quot; qui vont substituer le pétrole...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je reviens sur ce que j’ai dit et écrit en fin de semaine à propos de la compétition entre les biocarburants et les cultures vivrières. Il est indispensable de faire de sérieux investissements dans les énergies alternatives. Il est tout aussi indispensable de le faire sereinement, et autant que faire se peut en toute connaissance de cause. Ce n’est pas tout à fait ce qui se passe aujourd’hui, où l’on voit de nombreux gouvernements se précipiter sur « la plante miracle » (qui n’est pas toujours la même d’ailleurs) et annoncer qu’ils vont faire des centaines de milliers voir des millions d’hectares de nouvelles plantations. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette précipitation des décideurs soulève de nombreuses questions. J’ai déjà évoqué samedi les dangers potentiels de l’installation de nouvelles monocultures, quand on sait que les « bons » producteurs de biomasse sont généralement des plantes qui ont toutes les caractéristiques des espèces invasives. Aujourd’hui je voudrais me concentrer sur l’espace occupé par ces nouvelles plantations. En Inde (voir l’article du &lt;a href=&quot;http://www.new-agri.co.uk/08/06/focuson/focuson2.php &quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;u&gt;New Agriculturist&lt;/u&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;) le gouvernement n’envisage pas moins que d’utiliser 14 millions d’hectares « qui ne servent à rien » pour planter du jatropha, l’espèce arbustive qui est en tête de la liste des nouvelles « plantes  miracle » candidates à la production de bioénergies. Mais qu’est-ce que des terres qui ne servent à rien ? Pour le gouvernement, ce sont des terres qui ne sont pas en culture et qu’on ne saurait transformer en nouveau greniers à riz ou à blé. Donc : pas de compétition entre alimentation et bioénergies. Peut-on pour autant dire que ces terres ne servent à rien ? Evidemment non. Toutes les terres « marginales » sont utilisées, pour fournir ou du bois de chauffage, ou des fourrages pour les animaux, etc., en fait elles sont la source d’une grande diversité de produits qui entrent en moyenne pour 20% dans les revenus des petits agriculteurs pauvres d’après certaines estimations. Ce sont également des écosystèmes périphériques des zones cultivées qui fournissent des services importants à l’agriculture et dont la transformation en monoculture conduirait probablement à une augmentation très significative des problèmes phytosanitaires dans les zones céréalières voisines. Celles-ci sont en effet aujourd’hui au moins partiellement protégées par toute une série d’organismes qui vivent dans ces « zones refuge » et qui contrôlent les populations parasitaires ou prédatrices, évitant ainsi qu’elles ne prolifèrent au point d’avoir un impact économique fort sur les productions. Autrement dit il faudra sans doute compenser ces services perdus par une utilisation accrue de produits phytosanitaires, donc avec augmentation des coûts de production et augmentation des prix au consommateur. Ce n’est pas du développement durable. Les zones marginales peuvent sans doute être mieux utilisées, notamment, par exemple, pour être plus productives en fourrages, mais on ne peut pas les remplacer par des monocultures.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout cela est évident, et en même temps, c’est vite dit. Que peuvent faire les indiens, eux qui ont une économie en pleine croissance mais pas de pétrole ? De quelles autres solutions dispose-t-on aujourd’hui ? Ce n’est pas une question pour la recherche. C’est un champ de questions de recherche tout entier. Clairement, la compétition n’est pas seulement entre l’alimentation et l’énergie, elle est aussi entre les écosystèmes naturels et cultivés et leurs multiples usages et interactions. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
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                <title>Crise financière : indécence d’Etat</title>
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                <author>noreply@midiblogs.com (Yves Savidan)</author>
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                                                <pubDate>Sat, 01 Nov 2008 23:11:54 +0100</pubDate>
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                    &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://recherche-solidarite-sud.midiblogs.com/media/01/00/19403352.jpg&quot; id=&quot;media-73811&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;Milhaud.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;Monsieur Milhaud, ex-président d’une caisse d’épargne qui a perdu la bagatelle de 750 millions grâce à la qualité de son contrôle, se voit donc offrir une place au soleil. Je passe sur la moralité de la chose, au moment où tant de gens sont en passe de perdre leur emploi à cause de tous ces banquiers de pacotille. Je passe sur les déclarations de notre président sur les suites qui seront données à toutes ces preuves d’incompétence. Sarkozy n’est plus à une déclaration fumeuse près, non suivie d’effet ou suivie de l’effet inverse. Je ne passe pas sur la réduction des deux tiers de notre aide à l’Afrique, aide qui ne représente même pas la moitié des pertes  de la Caisse d’épargne, mais qui signifie la fin de l’espoir pour des centaines de milliers de personnes vulnérables. Monsieur Milhaud peut avoir le sourire, comme sur la photo du Monde ce soir, pour lui tout va bien. &lt;br /&gt;
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                <guid isPermaLink="true">http://recherche-solidarite-sud.midiblogs.com/archive/2008/10/31/pour-sauver-nos-banques-on-oublie-toutes-nos-promesses-en-af.html</guid>
                <title>Pour sauver nos banques on oublie toutes nos promesses en Afrique</title>
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                <author>noreply@midiblogs.com (Yves Savidan)</author>
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                                                <pubDate>Fri, 31 Oct 2008 11:18:48 +0100</pubDate>
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                    C’était hier. En juin. A Rome. Devant un monde entier inquiet des conséquences de la crise alimentaire. Monsieur Sarkozy, président français, royal, annonçait une augmentation de notre aide à la hauteur d’un milliard d’euros (voir &lt;a href=&quot;http://recherche-solidarite-sud.midiblogs.com/archive/2008/06/03/crise-alimentaire-le-discours-de-sarkozy.html &quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;u&gt;ma note du 3 juin&lt;/u&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;). Généreux. Grandiose. Et énorme mensonge. Déjà à cette époque tout le monde savait, quai de Bercy, que les caisses étaient vides. Pire, on sait maintenant que l’aide sera revue à la baisse. Une très forte baisse. Le lièvre a été levé par l’ONG Oxfam et relayé par &lt;a href=&quot;http://www.liberation.fr/terre/0101164734-l-aide-au-developpement-africain-sacrifiee-sur-l-autel-du-budget &quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;u&gt;Libération cette semaine &lt;/u&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;:&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Les engagements pris pour 2008 seront respectés, mais le robinet sera ensuite largement fermé. Le document [publié par Oxfam] liste 55 projets principaux qui feront les frais du tour de vis budgétaire (essentiellement en Afrique subsaharienne). Des projets aussi «accessoires» que l’aide à la santé, l’agriculture ou l’éducation, dans des pays aussi «prospères» que le Bénin, la République démocratique du Congo, le Mali ou Madagascar. Selon Oxfam, pour la seule Afrique de l’Ouest, les suppressions de subventions entre 2008 et 2009 représentent 49 millions d’euros. Pour l’Afrique centrale, ce montant est de 19 millions d’euros. Le programme Fast Track (Initiative internationale pour la mise en œuvre accélérée du programme Education pour tous) trinquera lui aussi. Au total, les autorisations d’engagement de subventions passeraient, selon nos informations, de 320 à 134 millions d’euros en 2009. Une coupe de près de deux tiers.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les pauvres – les plus pauvres de la planète – feront donc les frais des incuries de nos banquiers et financiers. Qui va se révolter ? Qui va manifester devant le ministère des affaires étrangères ou l’Elysée ? Quel parlementaire adressera ne serait-ce qu’une question au gouvernement sur ce mensonge d’Etat qui consiste à promettre plus pour ensuite donner moins à ceux qui en ont le plus besoin? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce weekend nous nous souviendrons des êtres chers qui nous ont quittés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce weekend j’aurai une pensée toute spéciale pour tous ces êtres inconnus, en majorité des petits enfants, qui vont perdre la vie dans les mois qui viennent pour que nous puissions sauver nos banques et continuer de payer des salaires mirobolants à ceux qui les ont si bien dirigées au cours des années écoulées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
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                <guid isPermaLink="true">http://recherche-solidarite-sud.midiblogs.com/archive/2008/09/29/faisons-vite-ca-chauffe.html</guid>
                <title>Faisons vite, ça chauffe !</title>
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                <author>noreply@midiblogs.com (Yves Savidan)</author>
                                                <category>Actualités</category>
                                <category>Nature/Environnement</category>
                                <category>Politique</category>
                                                <pubDate>Mon, 29 Sep 2008 15:31:18 +0200</pubDate>
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                    Nouveau rapport publié aujourd’hui, dixit une dépêche de l’agence Reuters, par l’agence européenne pour l’environnement, l’organisation mondiale de la santé (OMS) et la commission européenne. Rien de bien nouveau ni de sensationnel d’après la dépêche, juste la confirmation que notre planète se réchauffe bien et que nous allons en payer le prix en catastrophes en tous genres. Les canicules vont devenir plus fréquentes, en particulier en Europe, continent qui se réchauffe le plus vite. Comme je suis curieux, j’ai voulu en savoir plus…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ne cherchez pas le rapport en question sur le site de &lt;a href=&quot;http://reports.fr.eea.europa.eu/catalog/ &quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;u&gt;l’Agence européenne pour l’environnement &lt;/u&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;, il n’y est pas. Sur le site de &lt;a href=&quot;http://www.who.int/publications/fr/ &quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;u&gt;l’OMS &lt;/u&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;pas davantage, et je ne suis pas allé à la Commission européenne parce qu’il est impossible d’y trouver quoi que ce soit en partant de la page d’accueil…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les rapports qui se multiplient et qui tous disent la même chose, de toute façon ça ne suffit pas. Il faut que des mesures soient prises, et vite. Tiens, et si on commençait par boycotter TF1 quand la première chaine retransmet un scandaleux Grand Prix de Formule 1 comme celui de Singapour dont la facture énergétique est astronomique ?
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                <title>Prix du riz et recherches à risque</title>
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                <author>noreply@midiblogs.com (Yves Savidan)</author>
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                                <category>Economie</category>
                                <category>Politique</category>
                                <category>Sciences et technologie</category>
                                                <pubDate>Fri, 26 Sep 2008 09:24:51 +0200</pubDate>
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                    Décembre 2007, le riz Thai se vend à 362 dollars la tonne sur le marché international. Fin avril 2008, il est à 1000 dollars. La récolte de juin fait tomber les prix, mais en juillet ils sont encore à deux fois le prix de décembre dernier. Deux-tiers des pauvres de la planète dépendent du riz pour leur alimentation. Et plus ils sont pauvres, plus le poids de cette alimentation dans leur budget devient lourd. Certains consacrent jusqu’à 40% de leurs revenus à l’achat du riz. Quand le prix de celui-ci augmente, ils sont obligés d’en acheter moins. Et donc de manger moins.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mes petits camarades économistes pourront dire ce qu’ils veulent sur le rôle des marchés et de la spéculation, le fait est que le monde consomme plus de riz qu’il n’en produit, et cela ne date pas d’hier. Les stocks qui existaient en 2000 ont rétréci comme peau de chagrin. La cause profonde est que si les rendements augmentaient de près de 3% par an pendant l’époque dite de la révolution verte (les décennies 70-80), ils augmentent aujourd’hui de moins de 1% par an, ce qui ne suffit plus à compenser l’augmentation de la demande.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même si je ne suis pas économiste je peux comprendre que la seule façon de faire baisser les prix, c’est d’augmenter l’offre. Cela ne peut pas se faire en augmentant les surfaces cultivées. Il faut donc créer les conditions nécessaires pour une augmentation des productions sur les surfaces déjà en culture. Le prix de l’engrais azoté est passé d’un indice 100 en 2000 à un indice 800 aujourd’hui, poussé par l’augmentation (bien plus faible) du prix du pétrole. On ne peut pas espérer que les agriculteurs continueront d’appliquer les mêmes doses d’engrais qu’autrefois sans répercussion négative sur les prix. Alors il faut créer de nouvelles variétés plus productives, mais peut-on encore le faire ? La sélection variétale traditionnelle montre aussi ses limites. La question aujourd’hui est de savoir si la recherche peut répéter ce que les agriculteurs du monde ont réussi à faire, sans la science, il y a quelque 10.000 ans : créer des plantes totalement nouvelles, produisant considérablement plus que leurs parents, un peu comme le mélange compliqué de trois espèces de blés sauvages avait conduit au blé aujourd’hui cultivé, ou comme l’épi du maïs sauvage – qui existe toujours et qui ne contient que 5 à 6 grains – avait donné naissance, par la sélection empirique d’un tout petit nombre de variations par les agriculteurs indiens, à un épi à 200 ou 300 grains. Bien sûr on pense que la recherche dispose aujourd’hui d’infiniment plus de technologies, dans sa boite à outils, que n’en possédaient les paysans de Mésopotamie ou les indiens d’Amérique. Et bien sûr certains ne manqueront pas de parler d’abord d’OGM. Je crois que la dite boite à outils contient infiniment plus qu’un seul marteau. Par contre, il est plus que temps de se demander si la recherche aujourd’hui investit assez dans des voies nouvelles à risque : les chercheurs préfèrent « assurer » (ils ont besoin de publier pour avancer) en continuant de faire ce qu’ils savent faire depuis longtemps plutôt que de se lancer dans des projets complètement innovants. Il est pourtant temps de leur permettre et même de les encourager à prendre des risques.
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                <title>« Le jour du dépassement global »</title>
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                <author>noreply@midiblogs.com (Yves Savidan)</author>
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                                <category>Sciences et technologie</category>
                                                <pubDate>Thu, 25 Sep 2008 09:15:00 +0200</pubDate>
                <description>
                    C’est nouveau, ça vient de sortir… mais est-ce que cela servir à quelque chose ? &lt;a href=&quot;http://abonnes.lemonde.fr/planete/article/2008/09/24/le-jour-ou-l-humanite-a-epuise-le-produit-global-de-la-terre_1098932_3244.html &quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;u&gt;Le Monde &lt;/u&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;rapporte qu’une ONG canadienne a inventé un nouveau concept pour essayer de réveiller le monde : celui du jour où nous autres, stupides humains, avons épuisé les ressources produites par notre planète pour l’année en cours. Nous venons de le passer, c’était mardi dernier. Ce que cela veut dire, c’est que du 24 septembre à la fin de l’année nous dépensons des ressources que nous n’avons pas, que nous dépensons l’avenir. En somme, on vit à crédit, un crédit sur le futur, personne ne sachant si et comment on pourra le rembourser. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Est-ce qu’une seule autruche sortira sa tête du trou pour autant ? C’est douteux, même si l’essai (et le concept) ne manque pas d’intérêt. Nous vivons dans des sociétés où l’individualisme, l’égoïsme, l’indifférence sont en croissance exponentielle. Tel des assidus de Goscinny, une poignée d’irréductibles résistent encore à l’envahissement. Gagneront-ils contre la majorité qui veut continuer de rouler en 4x4 climatisé, de bétonner le littoral ou de manger un steak de charolais chaque midi ? Je l’espère. Je crois davantage à la bonne gouvernance, qui impose les mesures nécessaires, qu’au « bottom-up » où chacun « prendrait conscience » et commencerait à se comporter en citoyen du monde. Faut pas rêver.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’entends d’ici ceux qui vont dire « et vous beau parleur, que faites-vous pour changer votre style de vie dans le bon sens ? ». Moi j’ai la plus petite et une des plus économes voitures du marché, sans climatisation. Je surveille étroitement ma consommation d’eau. J’investis cette année dans le remplacement de ma chaudière au fioul dans une pompe à chaleur et des panneaux solaires. Et pour mes loisirs je n’utilise que le vent… Oui je fais attention, même sachant que le comportement d’une seule famille ne change pas grand-chose. Mais sachant aussi que la plage est faite de grains de sable. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ceux qui ne veulent rien changer à leur style de vie disent que « science et technologies y pourvoiront », demain, dans dix ans, dans cent ans, comme cela s’est toujours fait dans le passé. Je suis convaincu qu’on a passé un cap et que ce n’est plus vrai, même si les technologies continuent de progresser à un rythme toujours plus élevé. Je me soucie aussi de l’équité dans cette dépense inconsidérée de ressources : pouvons-nous durablement nous arroger unilatéralement le droit de dépenser dix fois plus, de ces ressources que la planète produit par année, que les habitants du Bangladesh, de la Somalie ou de l’Afghanistan?
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                <title>OGM : Haro sur les médias !</title>
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                <author>noreply@midiblogs.com (Yves Savidan)</author>
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                                <category>Coup de coeur/Coup de griffe</category>
                                <category>Economie</category>
                                <category>Politique</category>
                                <category>Sciences et technologie</category>
                                                <pubDate>Tue, 23 Sep 2008 09:44:12 +0200</pubDate>
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                    Hier je commentais une nouvelle publiée par le journal Le Monde sur le coton Bt en Chine, où les populations d’insectes ravageurs ont apparemment diminué. Et le soir même regardant mon journal télévisé j’ai entendu que des agriculteurs indiens se suicidaient en grand nombre, endettés jusqu’au cou parce qu’ils ont acheté (cher) des semences de coton Bt et que la récolte promise n’est pas là. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que cherchent nos médias ? Je pense de plus en plus qu’ils entretiennent la confusion à dessein.  Le problème des petits agriculteurs indiens n’est pas du tout un problème lié aux OGM. Il est un problème de systèmes agraires, de variétés « améliorées » et de filière. De très nombreux agriculteurs indiens se sont suicidés pendant et après la révolution verte – quand personne ne parlait encore d’OGM – parce qu’on les a plus que fortement et pas très honnêtement incités à planter les nouvelles variétés tout en sachant fort bien que tous n’avaient pas les moyens de payer tous les intrants (engrais, pesticides, irrigation) dont ces variétés ont impérativement besoin pour exprimer tout leur potentiel de production. Pour simplifier, on leur a prêté (à taux élevé) de quoi acheter des semences et pas grand-chose d’autre pour faire pousser des plantes inadaptées à leurs conditions de culture si on n’y rajoutait pas quantités d’engrais et de l’irrigation. Sans surprise, les récoltes obtenues ont n’ont pas été bonnes, très souvent moins bonnes que celles des variétés traditionnelles qu’ils faisaient pousser avant, et les dettes se sont accumulées sans espoir de sortie. La culture indienne a fait le reste. Incapables de s’organiser pour lutter contre leurs exploiteurs, beaucoup ont choisi la mort. Tirer de ce drame une relation de cause à effet avec la technologie OGM est indigne d’une presse qui se veut honnête et impartiale.
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