mercredi, 07 mars 2007
OGM sans danger: LA FRANCE DESINFORMEE
Le réseau SciDev.Net a publié la nouvelle le 16 février dernier. Cela fera trois semaines ce vendredi. Et AUCUN JOURNAL FRANCAIS, AUCUNE TELEVISION ne s'en est encore aperçu. Personne n'a encore vu, voulu voir et/ou compris que l'article publié par les chercheurs chinois et américains dans le numéro de mars du Plant Biotechnology Journal révolutionnait totalement le débat sur les OGM. On peut discuter des qualités et des défauts des OGM existant aujourd'hui. Les OGM de demain, par contre, seront totalement garantis sans danger, que ce soit pour l'environnement ou pour la santé, puisque ni leur pollen ni leurs grains ne contiendront plus le transgène. Cette nouvelle devrait avoir fait la une des journaux. Personne n'est au courant. Pas même les scientifiques que j'ai cotoyé hier au salon de l'agriculture. On continue de parler des OGM comme s'il ne s'était rien passé. Je vous parie que si l'article avait conclu que les OGM sont nocifs pour la santé il aurait été déjà abondamment relayé dans tous nos medias!
VOILA COMMENT LES FRANCAIS SONT INFORMES SUR LES AVANCEES DE LA RECHERCHE !
14:00 Publié dans Actualités , Coup de coeur/Coup de griffe , Nature/Environnement , Sciences et technologie | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : OGM, Inde, coton, agriculture
mercredi, 21 février 2007
OGM 100% sans risque: le grand silence
Plant Biotechnology Journal
Vol. 5 Issue 2 Page 263 March 2007
'GM-gene-deletor': fused loxP-FRT recognition sequences dramatically improve the efficiency of FLP or CRE recombinase on transgene excision from pollen and seed of tobacco plants
Keming Luo, Hui Duan, Degang Zhao, Xuelian Zheng, Wei Deng, Yongqin Chen, C. Neal Stewart Jr, Richard McAvoy, Xiangning Jiang, Yanhong Wu, Aigong He, Yan Pei, Yi Li
L’article a maintenant été publié depuis plusieurs jours. Il constitue une véritable révolution dans le monde des OGM. Certainement LA nouvelle de l’année sinon de ces dernières vingt années, depuis que le premier OGM a été produit. Pourtant, aucun journal, aucun media français ne s’en est encore fait l’écho.
La technologie mise au point par l’équipe chino-américaine permet d’éliminer le gène introduit (le transgène) avant la floraison de la plante. Il n’y a donc plus aucune possibilité de transmission de ce gène ajouté, ni dans le pollen, ni dans les semences. Et donc plus aucune possibilité de pollution environnementale ou de risque pour la santé. Des OGM 100% sans risque !
Bien des vérifications restent bien sûr encore à faire, comme dans toute recherche, notamment être sûr que l’expérience réalisée sur le tabac marche aussi chez les autres espèces, avec de plus grandes descendances, etc. mais rien n’étant vraiment spécifique dans le protocole, on ne voit pas pourquoi il n’en serait pas ainsi.
Silence total. Au secours !

15:03 Publié dans Actualités , Coup de coeur/Coup de griffe , Economie , Nature/Environnement , Sciences et technologie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : OGM, agriculture, recherche
mardi, 20 février 2007
Il est où et pour qui, ce micro-crédit dont tout le monde parle ? Pas pour les femmes de mon village
par Patrice Pa’ah (Cameroun)
Au village nous voyons les choses simplement, mais on est toujours incompris de tous les interlocuteurs qui sortent de la ville avec parfois beaucoup de facilités d'actions. En fin de compte nous nous résignons sur le fait que nous sommes dans un marché de dupes.
Les problèmes de l'agriculture dans ma zone sont d’ordre divers:
- d'abord, ouvrir la forêt dense avec la machette et la hache afin de cultiver sur une parcelle d'un hectare avec la seule force humaine est quelque chose d'extra ordinaire ;
- ensuite avoir une semence de bonne qualité et en quantité qui puisse garantir les récoltes appréciables relève d'un parcours de combattant ;
- Enfin avoir un petit financement d'un minimum de 300 dollars au village pour réaliser la moitié de tous ces travaux afin de pouvoir prétendre à une sécurité alimentaire stable relève simplement du rêve.
Tout le système de production agricole rurale en zone forestière au Cameroun est bloqué à ce niveau. On pense que la pauvre femme villageoise n'est pas un acteur économique et que si on lui prête 300 dollars pour faire son champ d'un hectare elle va disparaître dans la nature. Conséquence : les Ndjiem (Bantou) et les Baka (Pygméees) de ma zone vivent tous dans une précarité extrême et indescriptible. Quel respect et quel honneur quand tu ne peux pas assurer la ration alimentaire journalière à ta famille ! Quel paradoxe quand tu es entouré des richesses naturelles abondantes et que tu sois le plus misérable de la planète.
- Ouvrez Internet pour voir l'étude (publiée en anglais) que j'ai réalisée pour la CAFT dans le cadre de l'entreprenariat communautaire en milieu forestier. Dans ce document il y a quelques idées émises pour apporter certaines solutions possibles dans ce système de production bloqué. Je rectifie que la CAFT (Coopérative Agro forestière de la Trinationale) gère environ 18.000 Ha et non 18 ha. Dans le projet de la CAFT il faut valoriser certaines ressources naturelles pour financer le développement local. Cela est possible à une condition, à savoir il faut injecter un peu de fonds pour l'investissement de départ. Qu'est qu'on peut faire de grand et de durable sans un certain capital de départ ? Au Cameroun il n'y a aucune Banque qui finance la création d'entreprise communautaire en milieu rural. L'option c'est de se retourner vers les donateurs ou bailleurs des fonds qui peuvent se pencher sur certains cas. En attendant la valorisation de nos ressources naturelles pour avoir les sources de financement local, on recherche simultanément les partenaires et les potentiels bailleurs de fonds.
16:47 Publié dans Actualités , Coup de coeur/Coup de griffe , Economie , Nature/Environnement , Sciences et technologie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Afrique, développement
lundi, 19 février 2007
OGM: le grand tournant
J’ai trouvé la nouvelle sur le réseau SciDev.Net, avec une note mise en ligne vendredi dernier et intitulée : l’outil du « gène coupeur » pourrait conduire à des variétés OGM plus sûres.
Un des gros arguments des anti-OGM est lié au fait que les plantes peuvent échanger des gènes via le pollen et la fécondation, et que par exemple un pied de maïs OGM peut envoyer son pollen sur un pied de maïs non-OGM et le « polluer ». De même, les semences ramassées sur les pieds de maïs OGM peuvent, par accident, se mélanger à des semences non-OGM, et des produits labellisés non-OGM peuvent se retrouver « pollués », ou des sacs de semences vendues pour non-OGM contenir quelques semences qui sont OGM. Bref, les gènes peuvent circuler, y compris les « vilains » gènes que Bové et vous ne voulez pas dans votre assiette. Et il va devenir de plus en plus difficile de garantir une filière 100% non-OGM pour des plantes comme le maïs le soja ou autre coton.
Ce sera bientôt sans importance. Le risque de pollution par les OGM va disparaître totalement grâce à un travail réalisé par des chercheurs chinois et américains et publié fin janvier 2007 dans le Plant Biotechnology Journal (voir ci-dessous pour accéder à l’article intégral, en anglais).
L’idée, c’était de trouver le moyen d’éliminer le gène étranger introduit dans la plante une fois qu’il a rendu le service attendu – par exemple protéger la plante des insectes foreurs de tige pendant sa croissance – et donc de faire en sorte que ni le pollen, ni les semences produites par cette plante OGM ne contiennent plus le gène OGM. C’est fait. Et vérifié, pour l’instant sur un nombre encore limité de descendances : 21 plantes OGM et 25.000 descendants de chacune d’elles. Mais à chaque fois avec une excision qui marche à 100%. Alors bien sûr il faut continuer, vérifier que l’expérience réalisée sur le tabac marche aussi chez les autres espèces, avec de plus grandes descendances, etc. mais rien n’étant vraiment spécifique dans le protocole, on ne voit pas pourquoi il n’en serait pas ainsi.
Plus précisément, le gène étranger est introduit, petit morceau d’ADN qu’on ajoute à l’ADN de la plante cultivée, mais avec ce qu’on pourrait appeler un « point de faiblesse » de chaque côté, de petites séquences qu’un autre gène, que j’appelle le « gène coupeur » saura reconnaître et casser au bon moment, et en tous cas avant la reproduction de la plante.
C’est donc une énorme avancée scientifique pour les semenciers et les agriculteurs. Le gène introduit ne peut plus polluer puisqu’il est éliminé avant toute propagation (pollen ou semence) ou toute consommation.
Le seul argument de poids qui restera aux anti-OGM absolus sera celui du monopole des semenciers et de la dépendance des agriculteurs vis-à-vis d’un petit nombre de fournisseurs. Pour combien de temps cet argument tiendra-t-il ? Produire un OGM est tellement simple qu’on trouve des américains pour s’amuser à en produire dans leur garage. Tous les semenciers du monde s’y mettront si les risques pour la santé et/ou l’environnement n’existent plus, le gène étant systématiquement excisé après avoir joué son rôle et ne passant donc plus dans aucun grain de pollen ou semence.
Une révolution. Comme chaque grande avancée scientifique, il faut maintenant attendre que la chose soit vérifiée encore et encore, et qu’elle soit ensuite appliquée dans l’industrie semencière. Sur ce dernier point, je fais le pari que cela va aller très vite.
L'article intégral (en anglais):
Keming Luo, Hui Duan, Degang Zhao, Xuelian Zheng, Wei Deng, Yongqin Chen, C. Neal Stewart Jr, Richard McAvoy, Xiangning Jiang, Yanhong Wu, Aigong He, Yan Pei, Yi Li, 2007.
'GM-gene-deletor': fused loxP-FRT recognition sequences dramatically improve the efficiency of FLP or CRE recombinase on transgene excision from pollen and seed of tobacco plants.
Plant Biotechnology Journal (OnlineEarly Articles).
14:39 Publié dans Actualités , Economie , Nature/Environnement , Politique , Sciences et technologie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : OGM, agriculture, recherche
jeudi, 25 janvier 2007
N'oubliez pas: coupez le jus le 1er février !
1er février 2007
Participez à la plus grande mobilisation citoyenne de lutte contre le changement climatique !
L’Alliance pour la Planète (groupement national d’associations environnementales) lance, avec 5 minutes de répit pour la planète, un appel simple à l’attention de tous les citoyens : le 1er février 2007 entre 19h55 et 20h00, éteignez veilleuses et lumières.
plus d'infos: amisdelaterre.org
13:42 Publié dans Actualités , Coup de coeur/Coup de griffe , Economie , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : changement climatique
mercredi, 24 janvier 2007
Le défi du XXIème siècle : l’eau seulement ?
Notre quotidien préféré consacre une page au problème de la gestion de l’eau au 21ème siècle, sous le titre « Le défi ». Puisque la mode et l’époque est aux sondages, je me demande si l’eau qui vient à manquer sur les rives est et sud de la Méditerranée, comme dans bien d’autres régions arides du globe, c’est un sujet susceptible d’intéresser beaucoup, sinon de mobiliser les lecteurs du Midi Libre. Dans notre région, nous consommons jusqu’à 200 litres par habitant par jour (plus que partout ailleurs en France à l’exception de la région PACA). L’usage de l’eau domestique n’est visiblement un souci pour personne. Bien sûr, pour nos agriculteurs, nous savons depuis quelques années que les choses ne sont pas aussi roses. Mais globalement, qui se soucie de l’eau en France ou ailleurs (loin du coeur...) ? Très peu, trop peu de gens. Il y a donc un énorme travail de communication et d’éducation à faire.
Mais mon propos est autour « du » ou « des défis de notre siècle. Entre parenthèses, je n’entends pas beaucoup les candidats à la présidentielle parler de ces défis, et l’absence de Nicolas Hulot du paysage ne va pas arranger ça. L’eau, c’est une ressource essentielle, qui diminue dramatiquement, mais ce n’est pas la seule. On nous parle un peu des énergies fossiles. 30 ans ou 50 ans de réserves, c’est rien, c’est demain, et cela devrait nous angoisser au moins autant que de manquer d’eau. L’attitude dominante, c’est de faire l’autruche, style « c’est pas encore pour demain » ou « en France on a des idées ».
Mais il y a plus grave encore, et là, franchement, tout le monde s’en fiche comme de sa première sucette, c’est le problème de l’alimentation mondiale. Dans 40 ans - c’est encore et toujours demain - il faudra avoir doublé les productions agricoles mondiales pour répondre aux besoins de la population d’alors. Pas chez nous. Produire plus chez nous, Francis, ne sert à rien puisque ceux qui vont crever de faim demain n’auront pas les moyens de nous acheter ce que nous produirons à prix d’or, puisque sans subventions européennes ou françaises. Il faut que l’Afrique, pour prendre l’exemple qui va le plus nous affecter demain, produise chez elle ce dont elle aura besoin. Au train où vont les choses, avec moins d’eau, moins d’énergie, une surface cultivable par habitant qui diminue comme peau de chagrin, des sols de moins en moins fertiles, le changement climatique, les maladies qui émergent, qui resurgissent, qui s’amplifient, et tous les cons qui se battent pour empêcher les recherches d’avancer, on ne voit vraiment pas comment on pourra éviter une catastrophe d’une ampleur sans précédent. C’est ça le GRAND DEFI du XXIème siècle.
Lisez ou relisez (ce que je vais faire) la petite histoire de l’avenir de Jacques Attali, et posez-vous la question du « comment ? ». Comment va-t-on pouvoir faire, avec quel type de gouvernements et d’hommes politiques, avec quel type de citoyens et d’organisations citoyennes va-t-on pouvoir faire bouger notre monde vers un monde plus conscient et donc plus solidaire ?
Notre mode de vie n’est pas durable. Ceux qui en profitent aujourd’hui - vous, moi, tout le monde autour de nous - ruinent et condamnent la terre de leur enfants.
11:28 Publié dans Actualités , Coup de coeur/Coup de griffe , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : solidarité, futur, développement, alimentation, écologie
lundi, 22 janvier 2007
La France et les OGM : la grosse prune, les politiques au piquet
La Commission européenne reproche à la France de n'avoir toujours pas transposé - plus de quatre ans après la date butoir - la directive 2001-18 sur la dissémination des OGM en plein champ. Depuis mercredi dernier on sait officiellement que le projet de loi sur les organismes génétiquement modifiés (OGM) ne sera pas adopté avant la fin de l'actuelle législature, le 23 février. « C'est matériellement impossible, » a reconnu François Goulard, selon une nouvelle trouvée sur le site du Figaro . Le ministre délégué à l'Enseignement supérieur et à la Recherche, qui pilote ce dossier sensible, a ainsi mis fin à un suspense de plusieurs semaines, contredisant au passage le porte-parole du gouvernement, Jean-François Copé, qui assurait le contraire, le mois dernier.
La France risque d'être condamnée à payer une amende astronomique : 38 millions d'euros plus 360 000 euros d'astreinte journalière. Calculez, pour un retard de six mois, cela fait 65,5 millions d’euros en plus, un total qui dépasse les 100 millions d’euros. Les chômeurs et les RMIstes apprécieront. Pour rappel, la directive n’incite pas à la propagation des OGM mais plutôt à en encadrer l’usage pour limiter les risques. Alors pourquoi ce retard ? Parce que les politiques ont peur de murmurer le mot OGM ? Encore une fois, en période d’élection, ils veulent bien parler de tous les sujets, mais seulement de tous les sujets consensuels.
Ou bien, c’est seulement qu’ils sont nuls sur les questions scientifiques, ne font pas leur travail d’apprendre pour comprendre et savoir expliquer, et ont donc trop peur de se prendre les pieds dans le tapis en disant n’importe quoi sur ce sujet sensible? Ce ne sont pas 500 signatures que l’on devrait exiger des candidats à la présidence de la république. Il faudrait plutôt leur faire passer un examen sur leurs compétences, et sur leurs connaissances des questions qui intéressent. A propos, vous avez vu comment Ségolène a bien répondu, sur la question des maris violents ? Zéro pointé. Mais pour qui vais-je donc pouvoir voter cette année ?
16:20 Publié dans Actualités , Nature/Environnement , Sciences et technologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : élections, agriculture, OGM
Maladies émergentes : du très sérieux chez les plantes aussi
La nouvelle souche de rouille Ug99 avait été découverte en Ouganda en 1999, puis s’était dispersée, aidée par le vent, dans les pays voisins, Kenya et Ethiopie. Sa virulence, et la susceptibilité des variétés de blé cultivées alors dans la région et ailleurs dans le monde, avaient justifié la mise en place d’un grand projet international (GRI, acronyme anglais) pour lutter contre ce fléau. Les modélisateurs, utilisant les outils de la télédétection, ont prédit l’avancée de cette nouvelle et dangereuse maladie en étudiant les vents dominants et annoncé qu’elle risquait de franchir la prochainement la mer rouge et se diriger vers les greniers à blé en Asie, puis d’atteindre ensuite l’Afrique du Nord, puis l’Europe, voire sans doute plus tard l’Amérique du Nord. Une note datée du 16 janvier 2007 et signée des deux centres internationaux collaborant sur ce programme(1) annonce que - malheureusement comme prévu par les chercheurs - la mer rouge vient d’être franchie et que la rouille se trouve maintenant au Yémen, où elle ravage toutes les variétés cultivées localement. La solution existe : le CIMMYT, qui conserve plus de 100.000 variétés de blé, a déjà identifié des gènes de résistances, qui peuvent être transférés, par voie conventionnelle (c'est-à-dire sans faire des variétés OGM) aux variétés adaptées aux régions touchées et aux régions menacées. Mais cela demande un énorme effort de sélection et donc des moyens redoublés. Encore un exemple criant qui montre que la recherche a besoin de plus de ressources, pas seulement de publier plus ou de breveter plus. Si elle ne les obtient pas, dans ce cas précis, ce sont des millions de tonnes de blé qui ne seront pas produites, dans des zones surpeuplées. Les prix du blé sur les marchés vont monter, et encore une fois les seuls bénéficiaires seront les agriculteurs subventionnés des pays industrialisés.
(1) Le centre international d’amélioration du maïs et du blé (CIMMYT) et le centre international de recherche agricole pour les zones sèches (ICARDA)

Blés résistants ou sensibles (au centre) à la rouille (photo ICARDA).
14:17 Publié dans Actualités , Nature/Environnement , Sciences et technologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : recherche, agriculture, pays du Sud, pauvreté
jeudi, 18 janvier 2007
Un Monde peu diplomatique contre les OGM
C’est vrai qu’une des grosses différences entre la presse « d’avant » et l’information sur Internet, c’est le stockage des données : mon Midi Libre ne reste pas plus de 2-3 jours à traîner dans la maison avant de trouver le chemin de la poubelle-papiers ; sur Internet je ma ballade et je retrouve des infos stockées il y a cinq ans, cinq mois, cinq jours. Je peux accéder d’un coup à des milliers de pages sur le même dossier. Les journalistes ont du mouron à se faire, à moins qu’ils ne sachent faire évoluer très vite leur métier.
Et donc, en farfouillant, je suis tombé sur deux pages d’un Monde diplomatique d’octobre 2006… que je n’ai pas trouvées diplomatiques du tout. Mais franchement, combien d’articles avez-vous lus sur les OGM qui méritent d’être considérés comme équilibrés, « faisant la part des choses » ?
Oui les OGM font faire de gros bénéfices à une toute petite poignée de grosses entreprises, Monsanto en tête, et constituent par conséquent une menace pour l’indépendance, le libre choix des agriculteurs et des consommateurs ;
Oui les OGM ne concernent aujourd’hui vraiment que 5 pays, deux caractères agronomiques et quatre plantes cultivées en zone tempérée, ne constituant donc pas un espoir à court terme pour la sécurité alimentaire des plus pauvres qui vivent sous les tropiques ;
Non on ne sait pas si les OGM sont sans risque pour la santé, pas plus qu’on le sait pour toutes les autres variétés conventionnelles que vous mangez pourtant tous les jours; le ou les risques très médiatisés des OGM, jusqu’à preuve du contraire (toujours manquante) ne sont pas comparables aux risques que nous faisons courir tous les jours à la planète et à la biodiversité de par notre mode de vie, nos voitures, nos industries, etc.
Oui les OGM peuvent échanger des gènes avec des plantes non-OGM de la même espèce ou d’espèces voisines, comme toutes les variétés conventionnelles l’ont fait depuis l’aube de l’agriculture, conduisant à l’évolution et souvent à la disparition des variétés traditionnelles et des espèces sauvages apparentées ;
Non les 8,5 millions d’agriculteurs qui cultivent aujourd’hui des OGM (a) ne sont pas tous stupides et (b) n’ont pas été tous violés par les semenciers, et non Mr. Bové n’est pas le seul agriculteur intelligent et éduqué que vous devriez écouter ; vos médias vous ont-elles donné la possibilité d’en entendre d’autres, et notamment ceux qui cultivent des OGM et en tirent profit ?
Non, tout cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas prendre des précautions et faire des études sur les risques, et c’est justement ce que la recherche publique voudrait bien pouvoir faire ; elle en est empêchée par une poignée d’irréductibles opposants que les autorités laissent faire ;
Qui a intérêt à ce que la recherche publique ne puisse pas démontrer l’innocuité et/ou l’avantage économique des OGM ?
Qui a intérêt à ce que la recherche publique ne puisse pas démontrer qu’on peut aussi produire des OGM utiles pour le consommateur, pour la santé ou pour l’environnement ?
17:33 Publié dans Actualités , Coup de coeur/Coup de griffe , Débat/Forum , Nature/Environnement , Sciences et technologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : OGM
lundi, 15 janvier 2007
Le grand retour du DDT?
Extrait - traduit très librement - d’un article de Charles Mkoka sur le réseau SciDev.Net
L’insecticide interdit – le DDT – fait-il son grand retour en Afrique, comme moyen de lutte contre le paludisme?
Il semble que la principale inquiétude des pays africains dans ce domaine, ce ne sont pas les dangers pour la santé et l’environnement, mais plutôt les dangers pour les exportations agricoles qui risquent de se voir interdire l’entrée dans les pays du Nord où l’usage du DDT a été banni depuis longtemps.
Une réunion a eu lieu au Malawi vendredi dernier pour discuter des risques et des avantages du DDT. D’après le directeur du programme national de contrôle du paludisme au Malawi, le DDT est toujours un des moyens les moins chers de combattre le paludisme.
En septembre dernier, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a publié des recommandations indiquant que le DDT – qui présente un danger pour l’environnement à long terme - pourrait être utilisé ponctuellement, sous conditions, comme pour des traitements à l’intérieur des maisons.
Le gouvernement ougandais a annoncé le mois dernier qu’il allait utiliser cet insecticide pour lutter contre le paludisme. Mais les producteurs de légumes ougandais ont répliqué que les régulations européennes leur fermeraient aussitôt le marché européen, très lucratif pour eux.
Au Kenya, les autorités sont encore hésitantes parce que les exportateurs de fleurs disent que la convention de Stockholm rend toute vente impossible en Europe si le DDT est réutilisé, ne serait-ce qu’à l’intérieur des maisons.
Le Malawi est l’un des six pays d’Afrique qui participent à l’initiative du président américain sur le paludisme lancée en décembre. L’objectif est de diminuer de moitie le nombre de morts dues au paludisme d’ici cinq ans, en ciblant l’action sur les personnes les plus vulnérables : les femmes enceintes et les jeunes enfants.
Une partie des 15 millions de dollars reçus par le Malawi dans le cadre de ce programme a été mise de côté pour l’achat de DDT, si un accord pour son utilisation est obtenu des autorités.
15:54 Publié dans Actualités , Nature/Environnement , Sciences et technologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : recherche, environnement, santé, paludisme, pays du Sud, pauvreté

