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        <title>CRISE ALIMENTAIRE MONDIALE ET RECHERCHE - les_news_science_que_j_ai_notees_pour_vous</title>
        <description>La recherche contre la faim dans les pays du Sud</description>
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        <lastBuildDate>Fri, 05 Dec 2008 10:55:53 +0100</lastBuildDate>
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                <title>Quand les OGM « polluent » les variétés traditionnelles de maïs au Mexique</title>
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                <author>noreply@midiblogs.com (Yves Savidan)</author>
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                                <category>Débat/Forum</category>
                                <category>Les news &quot;Science&quot; que j'ai notées pour vous</category>
                                <category>Nature/Environnement</category>
                                <category>Politique</category>
                                <category>Sciences et technologie</category>
                                                <pubDate>Wed, 26 Nov 2008 11:13:00 +0100</pubDate>
                <description>
                    Ce mois-ci, la revue Nature aurait, selon les médias qui ont relayé l’information, « relancé la polémique » sur la détection de gènes issus de plantes transgéniques dans des plantes de variétés « paysannes » ou « traditionnelles » mexicaines. Pour moi l’important n’est pas l’information, qui ne me surprend en rien, mais ce qu’on en fait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Première question : pourquoi trouverait-on des gènes de variétés OGM dans les maïs traditionnels mexicains ? Un grand chercheur californien interrogé par Nature s’étonne de la diffusion de ces gènes dans un pays où l’on n’a pas planté de maïs OGM (quelques hectares auraient été plantés en 2008, dans l’extrême nord du pays). Il n’a donc sans doute jamais franchi la frontière ou circulé dans sa Californie américaine sur les routes qui mènent à cette frontière au moment des fêtes de fin d’année. Dans le flot des véhicules qui descendent des Etats-Unis vers le Mexique les cadeaux de fin d’année incluent très souvent des semences. Que les variétés de maïs les plus performantes soient produites par le secteur privé aux Etats-Unis n’est pas un mythe mais une réalité, et nombre de mexicains des zones rurales considèrent que c’est de fait un vrai cadeau que de se voir offrir des semences de ce qui se fait de mieux au monde, même s’ils ne le plantent pas nécessairement pour le consommer eux-mêmes mais pour le vendre, parce qu’ils préfèreront toujours leurs maïs blancs à gros grains pour faire les tortillas. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deuxième question (pas davantage posée que la première) : est-ce si grave que cela ? Est-ce que la présence d’un gène qui confère une résistance à un insecte ou une résistance à un herbicide qu’aucun agriculteur des zones concernées n’utilise jamais peut avoir le moindre effet négatif sur les qualités et la conservation des variétés traditionnelles concernées ? On ne peut opposer à cela que des questions de principe (certains considèrent que c’est suffisant), mais aucune étude, aucun argument scientifique rigoureux n’a jamais été présenté pour prouver le danger.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Où est la polémique ? L’existence ou non de gènes étrangers qui pénètrent dans les variétés paysannes ? Les variétés traditionnelles sont continuellement et intensément « polluées » par des variétés extérieures depuis la nuit des temps parce que les paysans mexicains ont toujours échangé des semences puis sélectionné dans les descendances de manière à conserver les caractéristiques principales de leurs variétés. Autrement dit rien n’est figé. Le Mexique n’est pas un grand frigidaire, toutes les plantes qui en sont originaires ont évolué et continuent d’évoluer sous l’action de l’homme, un homme qui est tout sauf stupide et qui garde, à chaque génération, le meilleur de ce que son champ lui propose pour ensemencer au cycle suivant. Un gène étranger qui vient d’une variété OGM est un gène étranger comme tout gène étranger d’une variété non OGM. S’il apporte un avantage, l’agriculteur va très probablement le sélectionner au moment de ses choix. S’il n’en apporte aucun, il aura peu de chance de perdurer dans le génome de son hôte au-delà de quelques générations.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je terminerai en copiant un paragraphe d’un rapport de mission aux Etats-Unis reçu hier soir d’un collègue très expérimenté et très respectable :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Il faut donc évidemment rejeter toute idée faisant du progrès technique la solution magique des problèmes difficiles auxquels sont confrontées les agricultures du monde dans toute leur diversité. Mais les pressions sur les ressources naturelles, qui iront en croissant au cours des prochaines décennies, sont telles qu’il faudra bien trouver des moyens d’accroître leur productivité par une combinaison d’innovations techniques et d’innovations institutionnelles. Les effets prévus du réchauffement climatique, maintenant largement reconnus et qui risquent d’être encore plus drastiques et plus rapides qu’annoncé il y a seulement quelques années, renforcent cette conclusion.  A cet égard, la frilosité de l’opinion publique européenne face aux innovations techniques, spécialement en agriculture, est préoccupante. »  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Très préoccupante, en effet. Et entretenue par une presse peu soucieuse de montrer toutes les conséquences de cette « frilosité ». &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
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                <guid isPermaLink="true">http://recherche-solidarite-sud.midiblogs.com/archive/2008/11/24/la-competition-en-question-entre-biocarburants-et-alimentati.html</guid>
                <title>La compétition en question entre biocarburants et alimentation</title>
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                <author>noreply@midiblogs.com (Yves Savidan)</author>
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                                <category>Les news &quot;Science&quot; que j'ai notées pour vous</category>
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                                <category>Sciences et technologie</category>
                                                <pubDate>Mon, 24 Nov 2008 15:11:59 +0100</pubDate>
                <description>
                    &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://recherche-solidarite-sud.midiblogs.com/media/02/02/1427074895.jpg&quot; id=&quot;media-79365&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;jatropha.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt; Jatropha, en tête de la liste des &quot;plantes miracle&quot; qui vont substituer le pétrole...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je reviens sur ce que j’ai dit et écrit en fin de semaine à propos de la compétition entre les biocarburants et les cultures vivrières. Il est indispensable de faire de sérieux investissements dans les énergies alternatives. Il est tout aussi indispensable de le faire sereinement, et autant que faire se peut en toute connaissance de cause. Ce n’est pas tout à fait ce qui se passe aujourd’hui, où l’on voit de nombreux gouvernements se précipiter sur « la plante miracle » (qui n’est pas toujours la même d’ailleurs) et annoncer qu’ils vont faire des centaines de milliers voir des millions d’hectares de nouvelles plantations. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette précipitation des décideurs soulève de nombreuses questions. J’ai déjà évoqué samedi les dangers potentiels de l’installation de nouvelles monocultures, quand on sait que les « bons » producteurs de biomasse sont généralement des plantes qui ont toutes les caractéristiques des espèces invasives. Aujourd’hui je voudrais me concentrer sur l’espace occupé par ces nouvelles plantations. En Inde (voir l’article du &lt;a href=&quot;http://www.new-agri.co.uk/08/06/focuson/focuson2.php &quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;u&gt;New Agriculturist&lt;/u&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;) le gouvernement n’envisage pas moins que d’utiliser 14 millions d’hectares « qui ne servent à rien » pour planter du jatropha, l’espèce arbustive qui est en tête de la liste des nouvelles « plantes  miracle » candidates à la production de bioénergies. Mais qu’est-ce que des terres qui ne servent à rien ? Pour le gouvernement, ce sont des terres qui ne sont pas en culture et qu’on ne saurait transformer en nouveau greniers à riz ou à blé. Donc : pas de compétition entre alimentation et bioénergies. Peut-on pour autant dire que ces terres ne servent à rien ? Evidemment non. Toutes les terres « marginales » sont utilisées, pour fournir ou du bois de chauffage, ou des fourrages pour les animaux, etc., en fait elles sont la source d’une grande diversité de produits qui entrent en moyenne pour 20% dans les revenus des petits agriculteurs pauvres d’après certaines estimations. Ce sont également des écosystèmes périphériques des zones cultivées qui fournissent des services importants à l’agriculture et dont la transformation en monoculture conduirait probablement à une augmentation très significative des problèmes phytosanitaires dans les zones céréalières voisines. Celles-ci sont en effet aujourd’hui au moins partiellement protégées par toute une série d’organismes qui vivent dans ces « zones refuge » et qui contrôlent les populations parasitaires ou prédatrices, évitant ainsi qu’elles ne prolifèrent au point d’avoir un impact économique fort sur les productions. Autrement dit il faudra sans doute compenser ces services perdus par une utilisation accrue de produits phytosanitaires, donc avec augmentation des coûts de production et augmentation des prix au consommateur. Ce n’est pas du développement durable. Les zones marginales peuvent sans doute être mieux utilisées, notamment, par exemple, pour être plus productives en fourrages, mais on ne peut pas les remplacer par des monocultures.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout cela est évident, et en même temps, c’est vite dit. Que peuvent faire les indiens, eux qui ont une économie en pleine croissance mais pas de pétrole ? De quelles autres solutions dispose-t-on aujourd’hui ? Ce n’est pas une question pour la recherche. C’est un champ de questions de recherche tout entier. Clairement, la compétition n’est pas seulement entre l’alimentation et l’énergie, elle est aussi entre les écosystèmes naturels et cultivés et leurs multiples usages et interactions. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
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                <title>Des universités africaines qui travaillent à la résolution des problèmes africains</title>
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                <author>noreply@midiblogs.com (Yves Savidan)</author>
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                                                <pubDate>Wed, 20 Aug 2008 09:36:51 +0200</pubDate>
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                    « On n’a pas seulement négligé la science et la technologie dans les universités africaines, on a aussi été incapables de centrer celles-ci sur les besoins du continent » déclare Mammo Muchie, Sud-Africain, professeur et directeur du Centre de recherche sur le développement et l’Economie Politique Internationale à l’université d’Aalborg au Danemark.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur le site du &lt;a href=&quot; http://www.scidev.net/en/sub-suharan-africa/opinions/africa-needs-research-universities-to-fight-povert.html &quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;u&gt;Science and Development Network&lt;/u&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;, le professeur Muchie explique que la question clé aujourd’hui est de développer une programmation qui vienne en appui au développement économique, à l’éradication de la pauvreté et à l’utilisation durable des ressources naturelles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il cite en exemple l’université d’Addis en Ethiopie qui vient d’ouvrir un nouveau campus pour former 5000 doctorants en 10 ans, avec l’aide de quelque 60 universités étrangères, essentiellement en Amérique du Nord et en Europe. L’idée est bien dans ce cas de créer une université de haut niveau qui se focalise sur les problèmes de l’Ethiopie, en recherche autant qu’en formation. Un autre exemple donné concerne l’université d’Abuja, dans la nouvelle capitale nigériane.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://recherche-solidarite-sud.midiblogs.com/media/00/02/411940b108fb092150074b6e00605c3d.jpg&quot; id=&quot;media-59606&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;411940b108fb092150074b6e00605c3d.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le professeur Muchie reconnaît que chaque pays africain ne pourra pas se doter d’une université de niveau international. Une difficulté à surmonter est donc celle de la décision et de l’investissement au niveau régional ou sous régional. Le chacun pour soi, l’envie d’avoir son université, son laboratoire de recherche performant dans son pays, cela risque de pérenniser un peu plus la situation de précarité actuelle. Mais qui sommes-nous, nous qui sommes toujours bretons, ou français avant d’être européens, pour donner des conseils à l’Afrique pour qu’elle se rassemble pour créer l’excellence scientifique continentale dont elle a besoin ?
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                <guid isPermaLink="true">http://recherche-solidarite-sud.midiblogs.com/archive/2007/01/08/les-poules-auront-des-dents-mais-si-mais-si.html</guid>
                <title>Les poules auront des dents, mais si, mais si</title>
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                <author>noreply@midiblogs.com (Yves Savidan)</author>
                                                <category>Les news &quot;Science&quot; que j'ai notées pour vous</category>
                                                <pubDate>Mon, 08 Jan 2007 14:00:13 +0100</pubDate>
                <description>
                    Article à jeter:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3238,36-852685@51-852781,0.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;u&gt;Quand les plantes résisteront à la sécheresse&lt;/u&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; (Le Monde 06.01.2007)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ouais, les chercheurs sont tellement forts que bientôt on pourra faire pousser des plantes sans eau sur des sols pourris et obtenir 15 tonnes à l’hectare, de quoi nourrir tous les pauvres de la planète. On fête le 1er avril de plus en plus tôt. Qu’est-ce que j’écrivais ce matin sur l’image de la science renvoyée par les médias ?
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                <guid isPermaLink="true">http://recherche-solidarite-sud.midiblogs.com/archive/2007/01/07/le-mais-ogm-au-kenya-aide-t-il-les-pauvres.html</guid>
                <title>Le maïs OGM au Kenya aide-t-il les pauvres ?</title>
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                <author>noreply@midiblogs.com (Yves Savidan)</author>
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                                                <pubDate>Sun, 07 Jan 2007 09:50:00 +0100</pubDate>
                <description>
                    Et tant pis pour ma résolution du 1er janvier 2007... je reviens déjà sur les OGM!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le maïs, originaire du Mexique, est la plante la plus importante pour l’alimentation au Kenya. Si la population s’accroît, la production de maïs, elle, reste stable, et ce malgré une extension de la culture du maïs vers des zones marginales (moins favorables pour l’agriculture). Le maïs est une plante qui a besoin de sols fertiles et d’eau, toutes choses pour le moins aléatoires au Kenya. Le maïs est aussi une plante très aimée des insectes, à la fois pendant sa croissance au champ et après la récolte, dans les greniers. Le maïs a été importé par les colons. Aujourd’hui les kenyans ne peuvent plus s’en passer. Mais le maïs est une plante inadaptée pour des agriculteurs qui n’ont pas les moyens d’acheter des engrais et des pesticides en quantité. Les pluies aléatoires contribuent également fortement à la production en yo-yo observée d’une saison à l’autre dans tous les pays d’Afrique de l’est.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors… une certaine recherche arrive qui suggère que la solution miracle (encore une fois!), ce sont les OGM. Par transformation génétique on sait en effet produire des OGM de maïs qui résistent à certains insectes parmi les plus agressifs. Pas tous tout de même, seulement certains de ceux qui affectent le croissance de la plante au champ.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette recherche est une recherche « publique ». Il ne faut pas chercher beaucoup pour découvrir que cette recherche « publique » est pour partie financée par des compagnies privées semencières… Mais si cela peut bénéficier aux petits agriculteurs, je ne ferais pas la fine bouche comme certains. Est-ce que cela peut les aider vraiment ? En me promenant ce matin sur le site de SciDev.Net j’ai trouvé un article de Melinda Smale, de l’institut international de recherche sur les politiques alimentaires (&lt;a href=&quot;www.ifpri.org &quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;u&gt;l’IFPRI&lt;/u&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;) qui suggère que tous les agriculteurs ne bénéficieraient pas de la même manière de cette « avancée » scientifique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Soyons clairs. Par ce que je vais appeler « la technique OGM » pour simplifier, on peut modifier des variétés pour une caractéristique seulement, en gardant toutes les autres. Autrement dit, si la variété lambda plait aux habitants de telle ou telle zone, on est aujourd’hui capables de leur donner une variété lambda+ qui poussera pareil, aura le même look et le même goût. Par les méthodes classiques, conventionnelles, de sélection, c’est pratiquement impossible ou cela prend une éternité. Je me rappelle mes premières « classes » sur le terrain en Afrique de l’ouest. Mes « vieux » collègues sélectionnaient le mil depuis des décennies, mais toutes les variétés extraordinaires qu’ils obtenaient ne tenaient pas la comparaison avec les variétés villageoises dès qu’elles étaient placées dans les mêmes conditions. Il y a donc un avantage évident à la technique OGM pour les plantes alimentaires : on ne change rien que le caractère qui doit être changé. Retournez voir aussi mon histoire de Maléna sur la qualité de ses tortillas. Bon, mais…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le « mais », le GROS « mais », c’est que dans une zone géographique comme le Kenya on ne cultive pas une seule variété, on en cultive une myriade. Et plus on va vers les zones marginales, donc plus on va vers les agriculteurs pauvres, et plus la diversité, le nombre de variétés augmente. Vous voyez à quoi je veux en venir ? Si la variété OGM peut apporter un plus en terme de production sur une grosse ferme, qui fait de la monoculture, il faudrait par contre transférer le gène d’intérêt à des dizaines voire des centaines de variétés différentes pour que la technique OGM profite à tous et surtout aux petits agriculteurs les plus défavorisés qui, en majorité, cultivent des variétés traditionnelles, villageoises.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La conclusion est évidente : on ne multiplie pas le nombre des « événements » OGM à l’infini parce que produire un « bon » OGM cela demande beaucoup d’efforts, de moyens, de temps. On n’en produit que quelques uns, pour les variétés les plus utilisées. Donc pour les gros agriculteurs. Et tout cela contribue à creuser le fossé entre ceux qui sont déjà les plus riches, qui obtiennent des plantes résistantes et produisent plus, et les pauvres, qui gardent leurs variétés sensibles et leurs maigres récoltes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n’y a pas de technologie mauvaise en soi. C’est la façon dont on utilise la technologie qui peut être mauvaise, voire très mauvaise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://recherche-solidarite-sud.midiblogs.com/images/medium_KenyaYS.jpg&quot; alt=&quot;medium_KenyaYS.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Parcelle de maïs devant l'église de Kitui, à l'est du Kenya. Un semis typiquement très espacé, des plantes peu vigoureuses, une maigre récolte.&lt;br /&gt;crédit photo: www.pastornet.net.au
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                <guid isPermaLink="true">http://recherche-solidarite-sud.midiblogs.com/archive/2007/01/06/science-and-development-network-happy-birthday-to-you.html</guid>
                <title>Science and Development Network: Happy Birthday to you!</title>
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                <author>noreply@midiblogs.com (Yves Savidan)</author>
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                                                <pubDate>Sat, 06 Jan 2007 10:14:45 +0100</pubDate>
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                    Je me suis encore une fois promené ce matin sur le site de &lt;a href=&quot;http://www.scidev.net/ &quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;u&gt;SciDev.Net&lt;/u&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;, réseau Internet sur la recherche et le développement. Je puise nombre d’infos sur ce site, comme les fidèles de mon blog n’auront pas manqué de le remarquer. SciDev.Net a fêté son 5ème anniversaire le mois passé. En 2006, ce réseau a organisé et hébergé le forum électronique que je mentionnais hier, en préparation au Sommet de l’Union Africaine qui aura à la fin du mois à Addis-Abeba sur le thème de la science, la technologie et l’innovation. Je ne peux que regretter que nous n’ayons pas quelque chose d’équivalent à ce réseau pour les pays francophones. SciDev.Net est une ONG britannique, quelque chose comme une association sans but lucratif, qui est aidée financièrement par les gouvernements du Royaume-Uni, du Canada, de la Suède, et par la Fondation Rockefeller. Ils font un travail remarquable, et le directeur du réseau, David Dickson, fait évoluer cet outil dans la bonne direction, donnant de plus en plus la parole aux acteurs du Sud.
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                <guid isPermaLink="true">http://recherche-solidarite-sud.midiblogs.com/archive/2007/01/04/la-biodiversite-et-les-personnes-vulnerables.html</guid>
                <title>La biodiversité et les personnes vulnérables</title>
                <link>http://recherche-solidarite-sud.midiblogs.com/archive/2007/01/04/la-biodiversite-et-les-personnes-vulnerables.html</link>
                <author>noreply@midiblogs.com (Yves Savidan)</author>
                                                <category>Les news &quot;Science&quot; que j'ai notées pour vous</category>
                                                <pubDate>Thu, 04 Jan 2007 19:41:26 +0100</pubDate>
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                    Ce qui suit est extrait (et traduit assez librement) d’un article paru en août 2006 dans la revue en libre accès sur Internet &lt;a href=&quot;www.plosbiology.org&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;u&gt;PLoS Biology&lt;/u&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; (volume 4, no.8, pages 1300-1305). L’article passe en revue les rôles que joue la biodiversité et les risques pour l’homme de l’érosion de plus en plus rapide de cette biodiversité. Je m’intéresse ici à un point particulier, déjà souligné dans l’extrait de l’intervention de Nicolas Hulot à l’UNESCO (voir la note précédante) : les premières victimes de la dégradation de notre environnement et de l’érosion de la biodiversité – toutes choses dues à notre mode de vie - sont les personnes les plus pauvres qui vivent dans les pays du Sud.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les personnes qui sont les plus dépendantes des services rendus par les écosystèmes, comme les petits agriculteurs, les pauvres du milieu rural, les sociétés traditionnelles, sont ceux qui sont les premiers touchés par la perte de biodiversité avec des conséquences désastreuses importantes et immédiates. Ce sont ces gens-la qui sont en effet les plus dépendants de « l’assurance » que représente la biodiversité des écosystèmes naturels en terme de sécurité alimentaire et d’accès permanent aux plantes médicinales, au bois de chauffage, à des matériaux de construction comme en terme de protection contre les aléas naturels que sont les orages ou les inondations. Dans bien des cas les services rendus aux secteurs les plus aisés de la société sont subventionnés et laissent les pauvres payer l’essentiel du coût de la perte de biodiversité. Des exemples qui illustrent ce fait ? L’impact de nos agricultures industrielles subventionnées sur la petite agriculture tropicale. L’impact de la pêche industrielle subventionnée sur les petits pêcheurs pauvres du Sud. Du fait de leur absence de pouvoir économique, les secteurs les moins privilégiés de la société ne peuvent pas compenser leurs pertes en services rendus par les écosystèmes en achetant des biens et des services ailleurs, et typiquement ils n’ont aucun pouvoir sur les politiques nationales ou internationales. Quand la qualité de l’eau se détériore sous l’effet de l’usage excessif d’engrais et de pesticides par ceux qui peuvent pratiquer une agriculture industrielle, les pauvres n’ont pas les moyens d’acheter de l’eau potable ailleurs. Quand les ressources naturelles en protéines et vitamines, issues de la chasse et de la cueillette de fruits disparaissent parce que la forêt disparaît, les riches peuvent encore acheter de la viande et des fruits, mais les pauvres cessent d’en manger. Quand la capacité des écosystèmes naturels à compenser les effets des orages et des inondations est perdue du fait du bétonnage des zones côtières, ce sont ceux qui ne peuvent pas migrer – par exemple les petits pêcheurs – qui en souffrent le plus. En résumé, l’érosion de la biodiversité et des services qu’elle rend accentue les inégalités et la marginalisation des personnes les plus vulnérables, en diminuant leur accès à toute une série de matériaux qui sont pour eux une garantie de vie saine, et en réduisant leur liberté de choix et d’action. Un développement économique qui ne tient aucun compte de ses effets sur l’érosion de la biodiversité aura très probablement pour conséquence d’aggraver la pauvreté, alors qu’en même temps d’autres secteurs en tireront profit. L’érosion de la biodiversité est très étroitement et indissolublement liée à la question de la pauvreté, identifiée par les Nations Unies comme la plus grande menace pour le futur de la planète. On doit marteler cette conclusion pour qu’elle entre dans le crâne de toutes les autruches qui dirigent le monde et qui pensent que la biodiversité n’est qu’une préoccupation intellectuelle de gens aisés.
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                <title>1er Janvier 2007 : Naissance de Montpellier SupAgro</title>
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                <author>noreply@midiblogs.com (Yves Savidan)</author>
                                                <category>Les news &quot;Science&quot; que j'ai notées pour vous</category>
                                                <pubDate>Wed, 03 Jan 2007 16:32:35 +0100</pubDate>
                <description>
                    En 2004, le ministère de l’agriculture avait décidé de réorganiser l’enseignement supérieur agricole français autour de sept pôles de compétence, dont un dans notre région. &lt;strong&gt;Montpellier SupAgro regroupe aujourd’hui la totalité du système de formation&lt;/strong&gt; (Agro.M, Cnearc, CEP de Florac et Ensia-Siarc) &lt;strong&gt;en un établissement unique&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour garantir la qualité de ses enseignements et continuer à développer son offre de formation, Montpellier SupAgro s’appuie sur les équipes de recherche d’Agropolis International. Avec plus de 100 unités de recherche labellisées représentant une communauté de travail de quelque 4000 agents dont 2200 chercheurs et enseignants-chercheurs, &lt;strong&gt;Agropolis International constitue le premier pôle de recherche en Europe dans son domaine&lt;/strong&gt;, centré sur l’agriculture, l’alimentation, l’environnement et la biodiversité. Ce pôle associe étroitement les compétences de Montpellier SupAgro à celles des organismes de recherche spécialisées (INRA, Cirad, IRD, Cemagref, Ifremer, BRGM), du CNRS et des universités de la Région (Montpellier, Perpignan, Nîmes).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Montpellier SupAgro , l’INRA et le Cirad se sont associés pour fonder le réseau thématique de recherche avancé (RTRA) « recherche agronomique et développement durable » qui vient d’être labellisé par le gouvernement comme l’un de ses 13 centres d’excellence de la recherche, le seul en biologie végétale appliquée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Mes meilleurs vœux au nouveau-né !&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://recherche-solidarite-sud.midiblogs.com/images/medium_bebe_35.gif&quot; alt=&quot;medium_bebe_35.gif&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;
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                <guid isPermaLink="true">http://recherche-solidarite-sud.midiblogs.com/archive/2006/12/13/rapport-sur-le-developpement-mondial-2008-l’agriculture-pour.html</guid>
                <title>Rapport sur le Développement Mondial 2008: l’Agriculture pour le Développement</title>
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                <author>noreply@midiblogs.com (Yves Savidan)</author>
                                                <category>Les news &quot;Science&quot; que j'ai notées pour vous</category>
                                                <pubDate>Wed, 13 Dec 2006 11:46:42 +0100</pubDate>
                <description>
                    &lt;strong&gt;Pourquoi tourner encore les projecteurs sur l’ agriculture?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les productions agricoles vont devoir doubler au cours des 50 prochaines années pour répondre à la demande, alors qu’en même temps les ressources naturelles nécessaires pour l’agriculture deviendront plus rares, plus dégradées ou plus aléatoires du fait des changements climatiques.  Dans de nombreux pays pauvres, l’agriculture représente plus de 40% de l’économie et plus de 80% des emplois.  Dans le même temps environ 70% des pauvres de la planète vivent en milieu rural et la plupart d’entre eux dépendent de l’agriculture pour leur survie.   &lt;br /&gt;Pratiquement tous ces pays sont aujourd’hui face à des décisions capitales pour renforcer leur agriculture et gérer les migrations colossales des campagnes vers les villes qui sont attendues au cours des prochaines décennies. L’écart se creuse entre les pays les plus pauvres, où l’agriculture reste le premier secteur économique, et des pays comme les Chine, Inde et Brésil qui connaissent un développement rapide, et où le défi pour l’agriculture est de tirer profit de la croissance économique générale pour limiter les disparités qui s’accroissent entre la ville et la campagne et notamment assurer la compétitivité et le niveau de vie de leurs petits agriculteurs. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le rapport 2008 de la Banque Mondiale&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Vice-présidence Développement Economique de la Banque Mondiale a donc choisi le thème de l’agriculture pour le développement pour son rapport 2008. Ce rapport s’attaquera à quelques grandes questions:&lt;br /&gt;•Qu’est-ce qui a changé dans l’agriculture des pays pauvres au cours des 20 dernières années? Quels sont les grands défis et les grandes opportunités pour cette agriculture ? &lt;br /&gt;•Quelles innovations sont susceptibles d’apporter une croissance durable du secteur agricole dans les pays pauvres les plus dépendants de ce secteur, comme en Afrique? &lt;br /&gt;•Comment faire pour que la croissance du secteur agricole contribue davantage à la réduction de la pauvreté? &lt;br /&gt;•Comment les gouvernements peuvent-ils aider à la sortie d’une partie importante de la population du secteur agricole sans simplement transférer la pauvreté des campagnes vers les villes? &lt;br /&gt;•Comment protéger les ressources naturelles dont l’agriculture a besoin? Comment réduire les effets négatifs de l’agriculture sur l’environnement ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La grande diversité des situations, entre pays et à l’intérieur d’un même pays, obligera les rédacteurs du rapport à travailler à différentes échelles et sur la base d’une typologie de situations représentatives. Ce travail peut être considéré comme un complément de la grande évaluation en cours sur l’impact de la recherche et de la technologie sur le développement agricole (connu sous son sigle anglais IAASTD) qui devrait également être publié au cours du 2ème semestre 2007.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ci-dessous : un bloggeur languedocien en compagnie du président de la Banque Mondiale, Paul Wolfowitz, le 4 décembre dernier à Washington&lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://recherche-solidarite-sud.midiblogs.com/images/medium_JVPWYS_AGM06_3.JPG&quot; alt=&quot;medium_JVPWYS_AGM06_3.JPG&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;
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                <guid isPermaLink="true">http://recherche-solidarite-sud.midiblogs.com/archive/2006/09/27/ces-maladies-tropicales-oubliees-qui-seront-peut-etre-chez-n.html</guid>
                <title>Ces maladies tropicales oubliées, qui seront peut-être chez nous demain</title>
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                <author>noreply@midiblogs.com (Yves Savidan)</author>
                                                <category>Les news &quot;Science&quot; que j'ai notées pour vous</category>
                                                <pubDate>Wed, 27 Sep 2006 13:39:39 +0200</pubDate>
                <description>
                    Quelle est la probabilité que vous attrapiez demain une maladie incurable? Et si vous habitiez au Kenya, elle serait combien de fois plus grande? J’ai lu il y a quelques mois un article qui affirmait qu’il y a grosso modo 300 fois plus de parasites sous les tropiques que chez nous. L’article concernait les plantes, mais les plantes n’ont aucun privilège. Les parasites, de leur côté, auraient entendu parlé du réchauffement climatique et de territoires nouveaux à visiter, au Nord. Les maladies émergentes deviennent ainsi à la mode, au point de devenir un axe prioritaire de recherche en France.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela dit, combien de chercheurs, quel investissement faisons-nous pour aller étudier ces parasites et ces maladies là où ils existent déjà et où on pourrait commencer à les traiter ? C’est l’éternelle question des symptômes que l’on soigne plutôt que les causes. On fait en quelque sorte la même chose avec l’émigration des parasites qu’avec l’émigration des hommes. On ne s’occupe d’eux que lorsqu’ils ont réussi à arriver chez nous. Trop tard pour un traitement décent. On renvoie les hommes. Mais on ne sait pas faire des charters pour les parasites.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Environ 200 chercheurs se sont réunis à Nairobi la semaine dernière pour une conférence sur les maladies tropicales oubliées. Je n’ai retenu qu’un chiffre : sur 1556 nouveaux médicaments créés au cours des 30 dernières années dans le monde, seulement 21 permettaient de traiter des maladies tropicales. Bill Gates est au courant et sa Fondation investit massivement dans les recherches nécessaires. Et chez nous, quel politique, quel chef d’entreprise mécène a pris ce flambeau-là ?
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