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        <title>CRISE ALIMENTAIRE MONDIALE ET RECHERCHE - coeur-griffe</title>
        <description>La recherche contre la faim dans les pays du Sud</description>
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        <lastBuildDate>Fri, 05 Dec 2008 10:55:53 +0100</lastBuildDate>
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                <title>Crise financière : indécence d’Etat</title>
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                <author>noreply@midiblogs.com (Yves Savidan)</author>
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                                                <pubDate>Sat, 01 Nov 2008 23:11:54 +0100</pubDate>
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                    &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://recherche-solidarite-sud.midiblogs.com/media/01/00/19403352.jpg&quot; id=&quot;media-73811&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;Milhaud.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;Monsieur Milhaud, ex-président d’une caisse d’épargne qui a perdu la bagatelle de 750 millions grâce à la qualité de son contrôle, se voit donc offrir une place au soleil. Je passe sur la moralité de la chose, au moment où tant de gens sont en passe de perdre leur emploi à cause de tous ces banquiers de pacotille. Je passe sur les déclarations de notre président sur les suites qui seront données à toutes ces preuves d’incompétence. Sarkozy n’est plus à une déclaration fumeuse près, non suivie d’effet ou suivie de l’effet inverse. Je ne passe pas sur la réduction des deux tiers de notre aide à l’Afrique, aide qui ne représente même pas la moitié des pertes  de la Caisse d’épargne, mais qui signifie la fin de l’espoir pour des centaines de milliers de personnes vulnérables. Monsieur Milhaud peut avoir le sourire, comme sur la photo du Monde ce soir, pour lui tout va bien. &lt;br /&gt;
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                <title>Pour sauver nos banques on oublie toutes nos promesses en Afrique</title>
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                <author>noreply@midiblogs.com (Yves Savidan)</author>
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                                                <pubDate>Fri, 31 Oct 2008 11:18:48 +0100</pubDate>
                <description>
                    C’était hier. En juin. A Rome. Devant un monde entier inquiet des conséquences de la crise alimentaire. Monsieur Sarkozy, président français, royal, annonçait une augmentation de notre aide à la hauteur d’un milliard d’euros (voir &lt;a href=&quot;http://recherche-solidarite-sud.midiblogs.com/archive/2008/06/03/crise-alimentaire-le-discours-de-sarkozy.html &quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;u&gt;ma note du 3 juin&lt;/u&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;). Généreux. Grandiose. Et énorme mensonge. Déjà à cette époque tout le monde savait, quai de Bercy, que les caisses étaient vides. Pire, on sait maintenant que l’aide sera revue à la baisse. Une très forte baisse. Le lièvre a été levé par l’ONG Oxfam et relayé par &lt;a href=&quot;http://www.liberation.fr/terre/0101164734-l-aide-au-developpement-africain-sacrifiee-sur-l-autel-du-budget &quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;u&gt;Libération cette semaine &lt;/u&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;:&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Les engagements pris pour 2008 seront respectés, mais le robinet sera ensuite largement fermé. Le document [publié par Oxfam] liste 55 projets principaux qui feront les frais du tour de vis budgétaire (essentiellement en Afrique subsaharienne). Des projets aussi «accessoires» que l’aide à la santé, l’agriculture ou l’éducation, dans des pays aussi «prospères» que le Bénin, la République démocratique du Congo, le Mali ou Madagascar. Selon Oxfam, pour la seule Afrique de l’Ouest, les suppressions de subventions entre 2008 et 2009 représentent 49 millions d’euros. Pour l’Afrique centrale, ce montant est de 19 millions d’euros. Le programme Fast Track (Initiative internationale pour la mise en œuvre accélérée du programme Education pour tous) trinquera lui aussi. Au total, les autorisations d’engagement de subventions passeraient, selon nos informations, de 320 à 134 millions d’euros en 2009. Une coupe de près de deux tiers.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les pauvres – les plus pauvres de la planète – feront donc les frais des incuries de nos banquiers et financiers. Qui va se révolter ? Qui va manifester devant le ministère des affaires étrangères ou l’Elysée ? Quel parlementaire adressera ne serait-ce qu’une question au gouvernement sur ce mensonge d’Etat qui consiste à promettre plus pour ensuite donner moins à ceux qui en ont le plus besoin? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce weekend nous nous souviendrons des êtres chers qui nous ont quittés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce weekend j’aurai une pensée toute spéciale pour tous ces êtres inconnus, en majorité des petits enfants, qui vont perdre la vie dans les mois qui viennent pour que nous puissions sauver nos banques et continuer de payer des salaires mirobolants à ceux qui les ont si bien dirigées au cours des années écoulées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
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                <title>OGM : Haro sur les médias !</title>
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                <author>noreply@midiblogs.com (Yves Savidan)</author>
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                                                <pubDate>Tue, 23 Sep 2008 09:44:12 +0200</pubDate>
                <description>
                    Hier je commentais une nouvelle publiée par le journal Le Monde sur le coton Bt en Chine, où les populations d’insectes ravageurs ont apparemment diminué. Et le soir même regardant mon journal télévisé j’ai entendu que des agriculteurs indiens se suicidaient en grand nombre, endettés jusqu’au cou parce qu’ils ont acheté (cher) des semences de coton Bt et que la récolte promise n’est pas là. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que cherchent nos médias ? Je pense de plus en plus qu’ils entretiennent la confusion à dessein.  Le problème des petits agriculteurs indiens n’est pas du tout un problème lié aux OGM. Il est un problème de systèmes agraires, de variétés « améliorées » et de filière. De très nombreux agriculteurs indiens se sont suicidés pendant et après la révolution verte – quand personne ne parlait encore d’OGM – parce qu’on les a plus que fortement et pas très honnêtement incités à planter les nouvelles variétés tout en sachant fort bien que tous n’avaient pas les moyens de payer tous les intrants (engrais, pesticides, irrigation) dont ces variétés ont impérativement besoin pour exprimer tout leur potentiel de production. Pour simplifier, on leur a prêté (à taux élevé) de quoi acheter des semences et pas grand-chose d’autre pour faire pousser des plantes inadaptées à leurs conditions de culture si on n’y rajoutait pas quantités d’engrais et de l’irrigation. Sans surprise, les récoltes obtenues ont n’ont pas été bonnes, très souvent moins bonnes que celles des variétés traditionnelles qu’ils faisaient pousser avant, et les dettes se sont accumulées sans espoir de sortie. La culture indienne a fait le reste. Incapables de s’organiser pour lutter contre leurs exploiteurs, beaucoup ont choisi la mort. Tirer de ce drame une relation de cause à effet avec la technologie OGM est indigne d’une presse qui se veut honnête et impartiale.
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                <title>OGM encore : quand les grands chercheurs parlent de ce qu’ils ne connaissent pas</title>
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                <author>noreply@midiblogs.com (Yves Savidan)</author>
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                                                <pubDate>Mon, 22 Sep 2008 14:07:51 +0200</pubDate>
                <description>
                    Les 15 et 16 septembre derniers, l’Institut de France (précisons : la Fondation Institut de France-Aventis) et l’Académie des Sciences organisaient un colloque sur les OGM qui était à l’évidence un colloque pro-OGM, un seul son de cloche y étant entendu, pour faire court : les OGM ne sont pas seulement nécessaires et utiles, ils sont indispensables si on veut résoudre le problème de la faim. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si « tout ce qui est excessif est insignifiant », je crois surtout que les pros (tout autant que les antis) discréditent sérieusement leur cause chaque fois qu’ils font preuve d’aussi peu de rigueur scientifique. Les OGM ne sont qu’une technologie. On doit en utiliser le meilleur, quand et seulement quand on n’a rien de mieux à se mettre sous la main.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand Marc van Montagu, éminent scientifique belge, interviewé par &lt;a href=&quot;http://www.lefigaro.fr/sciences/2008/09/18/01008-20080918ARTFIG00312-l-academie-des-sciences-mobilise-en-faveur-des-ogm-.php&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;u&gt;Le Figaro&lt;/u&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;, dit par exemple : « La dernière trouvaille des anti-OGM, c'est de dire que les plantes transgéniques favorisent une forme de société dont ils ne veulent pas. Or selon moi, il faut absolument développer l'agriculture des pays en voie de développement pour faire face à la surpopulation et aux différences criantes de niveau de vie avec les pays riches - et pour ce faire, il faut le meilleur de la science, c'est-à-dire les OGM. Il n'est pas question de proposer à ces pays-là l'agriculture que nous pratiquions il y a cent ans ! »… il montre un manque de rigueur bien peu scientifique – outre sa totale méconnaissance des agricultures du Sud – tant il est évident que des gens qui n’arrivent pas à produire une tonne de grains à l’hectare ont besoin de bien d’autres choses que d’une nouvelle variété (OGM ou pas) pour espérer s’en sortir mieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cet épisode, encore une fois, montre l’importance d’une recherche publique indépendante. Nous avons besoin, nous les consommateurs, nos politiques, nos décideurs, d’avis d’experts, indiscutables. Trop de chercheurs du secteur public ont pieds et mains liés dans des alliances juteuses avec le secteur privé. Ils sont disqualifiés pour l’expertise. Les instituts de recherche doivent jouer leur rôle, en finançant des recherches indépendantes de tout accord avec le privé. Et les chercheurs désignés pour ces travaux d’expertise dont nos décideurs ont besoin doivent clairement être des personnes sans aucun contrat avec le privé (déclarant sur l’honneur l’absence de tout conflit d’intérêt). Je ne dis pas que ce n’est pas le cas aujourd’hui dans les instituts de recherche. Cela ne l’est évidemment pas dans la presse qui fait choux gras des déclarations de tous ces chercheurs qui copinent, soit avec le privé, soit avec les ONG anti-OGM, parce qu’ils alimentent une polémique qui n’a pas vraiment raison d’être, sauf à faire vivre un nombre non négligeable de gens.
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                <title>« Quelle terre laisserons-nous ? Tout le monde s’en f… »</title>
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                <author>noreply@midiblogs.com (Yves Savidan)</author>
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                                                <pubDate>Thu, 18 Sep 2008 15:24:19 +0200</pubDate>
                <description>
                    Nous sommes submergés par internet … d’information, de connaissances, de tentations. Merci à ceux qui trouvent encore le temps de passer quelques minutes sur mon blog. Un seul de ces lecteurs envoie régulièrement ses commentaires. Je l’en remercie vivement. Et je reviens ci-dessous sur le dernier reçu. Mais un seul lecteur qui commente, c’est vraiment dommage parce que je suis sûr que nous avons tous des choses à dire, des choses à partager sur les questions qui sont abordées sur ce blog.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Patrick Yeu, mon commentateur unique et donc préféré, me fait très justement remarquer qu’un mort dans la rue tout près de chez nous aura un impact infiniment supérieur à dix, voire cent morts dans un village éthiopien. On est concerné par la proximité, le rapport direct.  Combien d’américains, qui vivent dans les états agricoles de l’intérieur, connaissent plus que la géographie de leur canton ? Une infime minorité d’entre eux est capable de trouver l’Ethiopie sur la mappemonde. Sommes-nous en train de devenir comme eux ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La crise financière qui secoue les marchés depuis quelques semaines et s’est accentuée au cours des derniers jours est un exemple classique, mais seulement un exemple, de l’interdépendance dans laquelle nous vivons de plus en plus. Notre monde rétrécit. Les ressources à partager diminuent. Et on commence à montrer du doigt ceux qui les utilisent mal, même s’ils sont très loin de nous, parce que leur comportement affecte toute la planète. Si c’est seulement le rapport direct qui fait que l’on s’implique, alors on ne s’implique dans rien ou trop peu ou surtout trop tard. Comment changer cela ? Peut-on changer cela ? La décision appartient aux politiques, mais si les politiques ne bougent pas on ne peut pas décider pour eux et encore moins aller faire sur le terrain ce qui doit être fait, chacun de son côté, individuellement. Il faut donc que l’on s’organise, sans doute en structures intermédiaires –associations, ONG – pour faire bouger les décisionnels. J’ai fait partie d’une association de défense de l’environnement, dans un village du Gard. La dernière fois que nous (le bureau de l’association) avons organisé une activité collective – nettoyer un coin de garrigue – aucun des 3500 habitants du village ne s’est déplacé. Donc je rejoins Patrick Yeu et partage son avis : ma question « quelle terre laisserons-nous à nos enfants ? » n’est pas la bonne question. Pour faire court : tout le monde s’en fout. Les Nicolas Hulot sont des épouvantails à oiseaux, solitaires au milieu d’un champ, avec un corbeau posé sur chaque bras. On change leur veste une fois par an pour se donner bonne conscience, mais le monde continue de tourner de plus en plus mal à chaque minute sans que rien de sérieux ne soit fait pour enrayer durablement la spirale. Bien sûr vous aurez noté que si toutes les banques centrales se sont mobilisées, pour injecter 180 milliards de liquidités sur les marchés, il n’a pas été question de contribution française à cette action collective. Mais sur d’autres sujets, quand l’Etat français s’est avéré défaillant, des associations ont pris le relais. Considérant ce que l’on fait chaque année, par exemple, pour trouver des solutions par la recherche face à des maladies génétiques classées comme « rares », et qu’on appelle le téléthon… ne serait-il pas envisageable de faire quelque chose de similaire pour trouver des solutions à une maladie chronique tout ce qu’il y a de plus répandu en Afrique, en Asie du Sud et ailleurs et qu’on appelle malnutrition et pauvreté ?
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                <title>Humeur : Le discours et la méthode, ou pourquoi la recherche n’a toujours pas bonne presse dans l’opinion</title>
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                <author>noreply@midiblogs.com (Yves Savidan)</author>
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                                                <pubDate>Tue, 02 Sep 2008 16:59:16 +0200</pubDate>
                <description>
                    Lundi soir je prenais une bière sur une terrasse de Montpellier avec quatre jeunes ingénieurs travaillant tous dans le domaine de l’eau. Tout naturellement, je leur ai demandé s’ils assistaient au Congrès Mondial de l’Eau et ce qu’ils en pensaient. Ils m’ont tous répondu, comme une seule voix, que non, qu’ils auraient bien aimé y assister, mais qu’un ticket d’entrée à 500 euros (coût de l’inscription au congrès) était totalement dissuasif pour ces jeunes professionnels comme pour leurs employeurs. « C’est un congrès élitiste » a conclu l’un d’eux. Peut-être. Ce qui est sûr, c’est qu’il est vraiment regrettable que de jeunes professionnels locaux ne puissent pas bénéficier de l’organisation d’un tel congrès chez eux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il se trouve que ces quatre jeunes sont également les forces vives de la délégation de Montpellier de l’association Action Contre la Faim. Nous avons discuté des activités des prochains mois pour l’association sur Montpellier. Et il a été question d’une contribution à la quinzaine de la solidarité internationale, avec notamment la possibilité de monter une conférence-débat, sans doute avec d’autres associations, sur le thème des émeutes de la faim et de la sécurité alimentaire. J’ai naïvement demandé si ACF-Montpellier était au courant de la conférence-débat du Cirad organisée après-demain (4 septembre) à Agropolis International sur ce même thème. Ils m’ont tous répondu, comme une seule voix, que non.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La recherche, ses dirigeants comme ses chercheurs, parlent beaucoup et de plus en plus d’impliquer tous les acteurs dans ce qu’ils font et notamment dans leurs prises de décision. Secteur privé, société civile, utilisateurs de la recherche sont – dans les discours – invités à contribuer. Dans les faits et comme par hasard la même semaine, pour deux événements différents, j’observe que l’action a bien du mal à suivre le discours. Est-ce si difficile à mettre en œuvre ? Y a-t-il vraiment volonté d’ouverture ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://recherche-solidarite-sud.midiblogs.com/media/01/01/eeeed5c6c414a5d1dcac6ee7761db2ea.jpg&quot; id=&quot;media-61762&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;eeeed5c6c414a5d1dcac6ee7761db2ea.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;devise Shadok, hommage à Jacques Rouxel
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                            </item>
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                <title>CNRS: la France qu'on ne peut réformer</title>
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                <author>noreply@midiblogs.com (Yves Savidan)</author>
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                                <category>Coup de coeur/Coup de griffe</category>
                                <category>Sciences et technologie</category>
                                                <pubDate>Thu, 19 Jun 2008 10:55:24 +0200</pubDate>
                <description>
                    Toutes les structures se réforment quotidiennement, pour s'adapter à un monde changeant. Toutes? Non, un petit village resiste encore à la réforme envahissante. Ce village, c'est la France. L'expression de la résistance à toute réforme, aujourd'hui, c'est le CNRS. Mais tous les jours c'est une autre structure. Et les syndicats sont passés maîtres dans l'art de bloquer tout changement, toute réforme, toute adaptation, et finalement tout progrès. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'entends que si l'on découpe le CNRS comme un saucisson, alors on fera faire marche arrière à la pluridisciplinarité. Quelle rigolade. Les mêmes disent que pour que la science soit de qualité elle doit être très pointue, entendez très (mono)disciplinaire. Tant pis si les grandes questions sociétales, les grands défis de notre temps, sont complexes et demandent cette intégration, cette pluridisciplinarité que j'évoquais dans une note précédente. On aimerait comprendre pourquoi un gros machin ça fonctionnerait mieux qu'un réseau de petits trucs. Et les unités mixtes de recherche, pluri-institutionnelles, démontrent que la pluridisciplinarité peut très bien se pratiquer au sein d'une équipe, même si ses membres appartiennent à des organismes totalement différents, a fortiuri s'ils sont d'instituts différents issus d'un même CNRS.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Finalement on défend quoi en défendant le gros machin? Autre chose que le poids?&lt;br /&gt;Pourquoi les réformes sont-elles possibles chez tous nos voisins et pas chez nous?
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                <guid isPermaLink="true">http://recherche-solidarite-sud.midiblogs.com/archive/2008/06/17/crise-alimentaire-mondiale-c-est-le-moment-de-reviser-serieu.html</guid>
                <title>Crise alimentaire mondiale: c'est le moment de réviser sérieusement la PAC!</title>
                <link>http://recherche-solidarite-sud.midiblogs.com/archive/2008/06/17/crise-alimentaire-mondiale-c-est-le-moment-de-reviser-serieu.html</link>
                <author>noreply@midiblogs.com (Yves Savidan)</author>
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                                <category>Coup de coeur/Coup de griffe</category>
                                <category>Politique</category>
                                                <pubDate>Tue, 17 Jun 2008 11:00:54 +0200</pubDate>
                <description>
                    En même temps que les chefs d’Etat et de gouvernements se réunissaient à Rome pour discuter de l’aide d’urgence face à la crise alimentaire, l’ONG &lt;a href=&quot;http://www.oxfam.org/fr/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;u&gt;Oxfam &lt;/u&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;* publiait une note intitulée « C’est le moment : Comment les leaders du monde devraient répondre à la crise des prix agricoles ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mes notes sur cette note :&lt;br /&gt;-Partout on observe que l’augmentation des prix des denrées de base force de très nombreuses familles à manger moins ou moins bien, et elle pousse les plus pauvres à couper dans les dépenses de santé, d’éducation, et d’autres besoins.&lt;br /&gt;-Selon le programme alimentaire mondial (PAM) les urgences alimentaires qui augmentaient de 15% par an en moyenne dans les années 1980, augmentent maintenant de plus de 30% par an.&lt;br /&gt;-Pour aider à la stabilisation du système financier mondial, la réserve fédérale américaine et la banque centrale européenne ont su injecter plus de 1000 milliards de dollars dans le système au cours des six derniers mois. L’assistance nécessaire aujourd’hui pour aider les 53 pays les plus pauvres représente seulement 14,5 milliards. Malgré les promesses, on ne les a pas.&lt;br /&gt;-L’aide alimentaire, donnée en « nature » (en grains) par les pays du Nord, a souvent contribué à augmenter la dépendance des pays du Sud vis-à-vis de ces importations et à miner la production alimentaire locale. L’assistance internationale devrait faire tout le contraire et soutenir les économies locales.&lt;br /&gt;-Il est essentiel de développer des banques de semences locales&lt;br /&gt;-La crise des prix alimentaires est en partie le résultat de décennies de négligence de l’agriculture dans les pays pauvres. Il faut s’attaquer sérieusement au développement agricole des pays pauvres si on veut faire disparaître la pauvreté comme on le prétend.&lt;br /&gt;-Aucun pays pauvre n’a réduit sa pauvreté grâce à l’agriculture seule, mais pratiquement aucun n’y est arrivé sans avoir commencé par augmenter ses rendements agricoles&lt;br /&gt;-La part de l’aide internationale consacrée chaque année à l’agriculture est d’environ 4 milliards de dollars. Les subventions agricoles des pays de l’OCDE représentent environ 125 milliards de dollars par an.&lt;br /&gt;-Il faut plus d’argent. Il faut surtout mieux l’utiliser.&lt;br /&gt;-Il vaut mieux donner des bons pour que les agriculteurs aillent eux-mêmes acheter leurs semences que de leur donner un paquet de semences choisies par d’autres que les utilisateurs directs.&lt;br /&gt;-La quantité de maïs nécessaire pour remplir le réservoir d’un 4x4 marchant à l’éthanol est suffisante pour nourrir une personne adulte pendant une année.&lt;br /&gt;-A Haiti en 1995, Banque Mondiale et FMI ont forcé le gouvernement à « libéraliser » son marché en ramenant les droits de douane sur les importations de riz de 50 à 3%, inondant le pays avec du riz américain subventionné et donc bon marché. Le pays qui était autosuffisant en 1990 doit maintenant importer, à prix d’or, 80% du riz qu’il consomme. 80% de la population rurale de Haiti est pauvre.&lt;br /&gt;-L’augmentation des prix agricoles constitue une occasion unique de rectifier toutes les distorsions crées par les subventions agricoles. Les récentes déclarations des leaders américains et européens, dont Michel Barnier, suggèrent plutôt qu’on va dans le sens contraire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La défense résolue de la politique agricole commune (PAC) par le gouvernement français est la preuve du double discours et marque le discrédit de notre pays sur la scène internationale et notamment dans nos relations avec les pays du Sud. Un geste fort est nécessaire et aujourd’hui possible. Nous restons bras croisés, assis sur nos privilèges scandaleux, quand – comme l’a rappelé le premier des hypocrites nationaux – un enfant meurt toutes les 30 secondes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* seulement quelques unes des notes produites par Oxfam sont traduites en français. La note en référence ici est disponible uniquement en anglais et en espagnol.
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                <title>OGM : encore du tout-blanc-tout-noir, raz le bol !</title>
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                <author>noreply@midiblogs.com (Yves Savidan)</author>
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                                <category>Coup de coeur/Coup de griffe</category>
                                <category>Sciences et technologie</category>
                                                <pubDate>Mon, 09 Jun 2008 17:00:00 +0200</pubDate>
                <description>
                    &lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr &quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;u&gt;Le Monde &lt;/u&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;publie ce soir un article de Hervé Kempf qui sent bon le tout-blanc-tout-noir-tout-pourri-vendu. Derrière le titre « Les grands semenciers brevètent les gènes d'adaptation au changement climatique », HK nous informe que les centres internationaux de recherche agricole membres du CGIAR sont pieds et poings liés avec les grands méchants semenciers comme Monsanto pour assurer à ses derniers le monopole de l’utilisation des gènes de résistance à la sécheresse en Afrique. Ignoble! Ceci sur la base d’une information relayée par ETC et ses « chercheurs indépendants ». Et c’est qui qui les paient, les « chercheurs » activistes qui n'ont jamais rien cherché de cette ONG connue de longue date pour être 100% anti-OGM quel que soit l’OGM? Et si on veut avoir une information vraie, impartiale, sur ce qui existe derrière l’accord entre le CIMMYT, la Fondation Gates et le secteur privé, on va la chercher où ? Pas dans Le Monde, c’est clair, ou alors Hervé Kempf aurait aussi interviewé le CIMMYT et la Fondation Gates, pas seulement les opposants irréductibles d’ETC.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moi qui ne suis pas journaliste je me suis quand même payé le luxe d’aller voir ce que le CIMMYT avait à déclarer, sur son site web, page intitulée : « l’initiative sur le maïs tolérant à la sécheresse en Afrique ». http://www.cimmyt.org/dtma/index.htm Je passe sur les détails. J’y ai quand même trouvé que le projet avait le soutien de tout un tas d'agences publiques, nationales, et pas seulement de Gates et du secteur privé. Et qu'il avait entre autres objectifs de produire des variétés résistantes qui seraient des variétés-populations, autrement dit des variétés que les petits agriculteurs pourraient replanter, cycle après cycle, sans avoir à racheter des semences chaque année chez un quelconque Monsanto… On lit ce qu’on veut lire, et donc on continue avec le tout-blanc-tout-noir. C’est cela qui aide chaque citoyen a y voir plus clair, à pouvoir se faire une opinion « informée » !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://recherche-solidarite-sud.midiblogs.com/media/01/02/128532c3b45fa9f4af1c1021f3ece0ad.jpg&quot; id=&quot;media-47019&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;128532c3b45fa9f4af1c1021f3ece0ad.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Photo CIMMYT
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                <title>Crise alimentaire : et la voix des pauvres ?</title>
                <link>http://recherche-solidarite-sud.midiblogs.com/archive/2008/06/05/crise-alimentaire-et-la-voix-des-pauvres.html</link>
                <author>noreply@midiblogs.com (Yves Savidan)</author>
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                                <category>Coup de coeur/Coup de griffe</category>
                                <category>Débat/Forum</category>
                                <category>Politique</category>
                                <category>Sciences et technologie</category>
                                                <pubDate>Thu, 05 Jun 2008 13:40:00 +0200</pubDate>
                <description>
                    La conférence de Rome se termine aujourd'hui, même si on n’en parle plus dans votre journal. Chefs de gouvernement et ministres se sont succédés pendant deux jours à la tribune, une grande majorité d’entre eux pour appeler à la modernisation de l’agriculture (entendez : refaire l’agriculture américaine ou européenne partout) ou appeler à une meilleure distribution des productions (entendez : les leurs). Quelques uns pour donner quelques sous, le total restant toujours dérisoire en regard de ce que ces mêmes gouvernements (inclus de nombreux gouvernements des pays du Sud où des gens meurent de faim) dépensent en une année en armement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au total, et je rejoins en cela les ONG qui viennent tout juste d’avoir une conférence avec la presse à Rome: à quelques exceptions près tous ces gouvernements ont exprimé leurs propres priorités, « business as usual » (rien ne change), la toute première des priorités des intervenants étant la libéralisation des échanges, mais personne ne propose des solutions nouvelles, innovantes, et surtout personne ne montre une réelle prise en compte des contraintes et des demandes des petits agriculteurs du Sud concernés. Où était la voix de ces millions de paysans pauvres et de leurs organisations dans cette conférence ? Dans un obscur événement parallèle, dont personne n’a parlé dans la presse. Un forum où l’on a apparemment beaucoup plus parlé des dimensions écologiques et sociales de la crise, mettant notamment l’accent sur l’adaptabilité des nouvelles solutions nécessaires aux petites agricultures du Sud, comme je le répète sans cesse dans ce blog. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Répétons encore une fois : on ne peut pas résoudre les problèmes des petits producteurs avec des solutions construites pour une agriculture moderne qui a depuis longtemps montré ses limites.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’un des représentants des ONG a conclu en faisant de la crise alimentaire un crime contre l’humanité. Elle était évitable et on a laissé faire. On a notamment laissé les spéculateurs spéculer sur ce qui n’aurait jamais dû être ouvert à la spéculation, la nourriture.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est temps d’ajouter le droit à la nourriture parmi les droits de l’homme. Et d'en tirer les conséquences qui s'imposent.
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