Il y a 2,5 milliards de pauvres au Sud. Plus de 850 millions dans une extrême précarité. Les 3/4 vivent dans les campagnes. Ils dépendent de l'agriculture pour leur survie. Ils dépendent de l'agriculture pour leur avenir. La recherche agricole peut les aider à vivre mieux. Pas en copiant les recettes du Nord. On peut intensifier l'agriculture familiale sans perdre de la diversité. On peut produire des choses qui se vendent mieux sur les marchés et pas seulement du riz, du blé ou du maïs. On peut s'organiser pour, à plusieurs, transformer les produits bruts et ajouter de la valeur aux productions agricoles. Pour tout cela il faut des savoirs. Qui se créent. Qui s'échangent. Qui se respectent. Il faut de la recherche participative: pas les chercheurs d'un côté et les agriculteurs de l'autre. Il faut travailler ensemble. Il faut aussi militer pour que changent les politiques. Les subventions pour transformer le maïs en biocarburants sont inacceptables. Les subventions à l'agriculture intensive française sont inacceptables. Les barrières douanières sont inacceptables. Il faut que le monde change. Qu'il soit solidaire. C'est l'avenir de tous les enfants du monde qui est en jeu.