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dimanche, 05 octobre 2008
Ceux qui ré-écrivent Montpellier en plus grosses lettres sur la carte
Dans le monde de la recherche agronomique internationale, il y a un pôle européen qui domine la scène. C’est le pôle néerlandais de Wageningen. Dans toutes les réunions auxquelles je participe hors de notre métropole, je ne peux que constater que c’est l’opinion très largement dominante. Si on y regarde de plus près, le pôle agro-environnement de Montpellier n’a pourtant strictement rien à envier à Wageningen, ni au plan quantitatif (taille, nombre de chercheurs, budget), ni au plan qualitatif (la recherche elle-même). Alors quoi ? Wageningen a une image que Montpellier n’a pas. On connaît et on reconnaît le pôle néerlandais, pas celui de Montpellier, ou beaucoup beaucoup moins. Notre fatras institutionnel crée un épais brouillard au-dessus du monde d’expertise et de compétences qu’est vraiment Montpellier. Nous n’avons pas une image, mais deux douzaines. Nous ne sommes pas un pôle, mais un caravansérail à mille portes.

Il y a un espoir, une petite lueur au fond du tunnel. Quelques décideurs nationaux ont compris qu’on ne pouvait pas continuer éternellement, dans un monde où les grands défis demandent des réponses collectives, à avoir un système totalement différent des autres, avec de monstrueux appareils nationaux d’une autre époque mais sans pôles d’excellences capables d’intégrer les réseaux européens et mondiaux d’universités qui se mettent en place.
Quand Wageningen occupe déjà le devant de la scène, sous les projecteurs, on commence à parler de fusion d’universités chez nous. En trainant les pieds pour certains, et seulement parce que Paris l’impose. Mais ce n’est pourtant qu’une toute petite première étape dans la grande réforme nécessaire pour que notre recherche continue d’exister dans 10 ou 20 ans, quand les ressources viendront essentiellement de l’extérieur, c'est-à-dire de l’Europe, du secteur privé, des grandes fondations. Quelques uns l'ont compris et se sont déjà retroussés les manches. Il faut espérer que beaucoup les réjoignent, rapidement. Ceux qui veulent faire perdurer un système obsolète ne doivent pas gagner.
11:34 Publié dans Actualités, Sciences et technologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : recherche, réforme, international


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