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samedi, 27 septembre 2008

Un agriculteur africain qui ne produit qu’une tonne à l’hectare n’a pas besoin des OGM

Quand Clive James, invité cette semaine au premier congrès « de toute l’Afrique » sur les biotechnologies à Nairobi, dit que les biotechnologies ne sont pas la panacée pour résoudre le problème de la sécurité alimentaire, c’est un euphémisme. Cet ancien collègue*, aujourd’hui président de l’ISAAA (service international pour le transfert des applications des agro-biotechnologies, sponsorisé par Monsanto), ne manque pas d’ajouter aussitôt qu’il faut utiliser des « technologies conventionnelles » comme l’absence de labour ou un labour superficiel, mais bien sûr en association… avec les biotechnologies. Trop, c’est trop. Quand la très grande majorité des agriculteurs n’a aucun accès aux engrais, à l’irrigation, et produit péniblement une tonne à l’hectare, les biotechnologies à la mode de Clive James, entendez: exclusivement les OGM, sont un luxe inutile dans 99,9% des cas. Et ce d’autant plus que personne ne les utilise pour améliorer les variétés paysannes ou locales. Autrement dit la variété OGM, c’est seulement dans des plantes « améliorées », totalement inadaptées dans les conditions d’utilisation des petits agriculteurs.

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* il était économiste au CIMMYT dans les années 80 ; le CIMMYT est le centre international d'amélioration du maïs et du blé, basé au Mexique, et où j’ai travaillé de 1989 à 2000.

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