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mardi, 16 septembre 2008

Quelle terre laisserons-nous à nos enfants ?

Le Monde a publié hier un article sur l’aggravation des inondations un peu partout dans le monde et le fait qu’il nous faut repenser l’affectation des terres et des sols. Un lecteur réagit : « c’est gentil, mais ça ne se fera pas ».

Jusqu’à quel niveau de catastrophe devons-nous arriver pour que tous, nous nous mobilisions pour la planète ?

Plus qu’un long discours, le graphique trouvé sur la base de données emdat : il montre l'augmentation du nombre de désastres naturels chaque année...

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Commentaires

Je crois que la question ne se pose pas en ces termes. Comme le montre la relative indifférence au fait que le ciel est en train de nous tomber sur la tête. Tant que l'information passe par la radio, la télévision ou même l'Internet, tant que la diffusion des informations est médiée, la loi du mort/kilomètre s'appliquera. Cela veut dire que le mort à côté de chez vous aura plus de poids que les dix morts à quelques centaines de kilomètres, et le millier à de milliers de kilomètres.

Et, quant à l'action, je crois que c'est l'auteur de l'article, objet de votre billet sur Cuba, qui apporte un élément de réponse majeur : c'est le rapport direct qui permettrait d'impliquer les gens. Plus il y a d'organisations qui font le boulot et moins on se sent directement concernés. Comment "réinventer" la proximité à l'heure de l'Internet ? Voilà le défi qu'il nous faut relever avant que ce type de questions puisse soulever les mouvements qu'elles nécessitent.

Ecrit par : Patrick Yeu | mercredi, 17 septembre 2008

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