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mercredi, 20 août 2008

Des universités africaines qui travaillent à la résolution des problèmes africains

« On n’a pas seulement négligé la science et la technologie dans les universités africaines, on a aussi été incapables de centrer celles-ci sur les besoins du continent » déclare Mammo Muchie, Sud-Africain, professeur et directeur du Centre de recherche sur le développement et l’Economie Politique Internationale à l’université d’Aalborg au Danemark.

Sur le site du Science and Development Network, le professeur Muchie explique que la question clé aujourd’hui est de développer une programmation qui vienne en appui au développement économique, à l’éradication de la pauvreté et à l’utilisation durable des ressources naturelles.

Il cite en exemple l’université d’Addis en Ethiopie qui vient d’ouvrir un nouveau campus pour former 5000 doctorants en 10 ans, avec l’aide de quelque 60 universités étrangères, essentiellement en Amérique du Nord et en Europe. L’idée est bien dans ce cas de créer une université de haut niveau qui se focalise sur les problèmes de l’Ethiopie, en recherche autant qu’en formation. Un autre exemple donné concerne l’université d’Abuja, dans la nouvelle capitale nigériane.

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Le professeur Muchie reconnaît que chaque pays africain ne pourra pas se doter d’une université de niveau international. Une difficulté à surmonter est donc celle de la décision et de l’investissement au niveau régional ou sous régional. Le chacun pour soi, l’envie d’avoir son université, son laboratoire de recherche performant dans son pays, cela risque de pérenniser un peu plus la situation de précarité actuelle. Mais qui sommes-nous, nous qui sommes toujours bretons, ou français avant d’être européens, pour donner des conseils à l’Afrique pour qu’elle se rassemble pour créer l’excellence scientifique continentale dont elle a besoin ?

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