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mardi, 15 juillet 2008

Crise alimentaire : d’abord construire de bons partenariats

La semaine passée, Colin Chartres, Directeur Général de l’institut international sur la gestion de l’eau (IWMI) publiait une note sur SciDevNet pour dire, grosso modo, « attention ! Fabriquer des super-plantes ou super-cultures pour répondre aux besoins alimentaires croissants ne résoudra pas le problème essentiel : on n’aura plus d’eau ! ». Bon, chacun travaille pour sa chapelle et le budget de son institut, mais sur le fond il n’a pas tort. Sauf que d’autres pourraient dire la même chose que lui…
- sans plantes plus productives, on n’arrivera pas aux productions nécessaires,
- sans eau, ces plantes ne produiront pas ce que l’on attend d’elles,
- sans sols fertiles, même chose,
- sans résistances ou produits phytosanitaires, même chose,
- sans technologies et infrastructures de stockage, les pertes après récolte seront trop importantes,
- sans marché bien organisé et accessible, les productions seront perdues,
- etc.
Tout ceci suggère que donner à l’un, pour améliorer une composante du système – comme par exemple donner seulement à la recherche – c’est comme jeter l’argent par les fenêtres. Il faut d’abord réunir tous les acteurs et les obliger à travailler ensemble. Problème : où sont ceux qui savent faire dialoguer ensemble les politiques, les chercheurs, les agriculteurs, etc. ? Où forme-t-on ces "intégrateurs"?

Commentaires

Bonjour,

J'espère que les vacances furent bonnes.

On ne forme pas ces intégrateurs-là. Et c'est une bonne chose. Ça ferait une chapelle de plus. Un problème de plus.

Ce qu'il faut faire, c'est créer les conditions de l'intégration... Et, si on est habile, stratégique et éthique, on fait en sorte de créer une dynamique "vertueuse", pas tant pour des raisons morales que quasiment mécaniques. Exemple, faire en sorte que tous ceux qui ont à intervenir pour que les choses roulent ET de développent, se trouvent impliqués parce qu'ils y trouvent d'abord une réponse à leur quête personnelle...

Cela donne, par exemple, le "Mouvement des Enfants du Monde pour le Développement". Une façon de penser et de travailler en termes de solutions et non plus de problèmes. Ce "Mouvement" est en cours de création. Pour tout renseignement, me contacter via l'auteur de ce blog (s'il le veut bien, bien sûr). Je pars le 21/7 et reviens le 21/8...

Ecrit par : Patrick Yeu | mercredi, 16 juillet 2008