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samedi, 28 juin 2008

A bientôt...

Encore trois grosses journées de travail, avec notamment une réunion de conseil scientifique très chargée, et puis je pars pour 10 jours sur la grande bleue. prochaine note vers le 15 juillet, donc...

Il attend...

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jeudi, 19 juin 2008

G8 au Japon en juillet : assez de promesses non tenues. De l’action !

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Texte de Mgr. Desmond Tutu, prix Nobel de la paix

« En collaborant, nous pourrions toujours être la génération qui fera de l’extrême pauvreté en Afrique une histoire ancienne

Le sommet de Gleneagles en 2005 avait marqué un tournant décisif pour tous ceux qui sont concernés par l’avenir de l’Afrique. C’est le moment où les leaders du G8 ont fini par reconnaître que les problèmes de l’Afrique nous concernaient tous; que l’avenir de ce continent nous intéressait tous ; et qu’il fallait un vrai partenariat afin que tout soit mis en œuvre pour façonner l’avenir. Le type de partenariat requis ne relève pas de ceux que nous avons l’habitude de voir. Il s’agit d’un partenariat bâti sur l’honnêteté face aux défis, sur une position réaliste concernant les solutions nécessaires et sur une responsabilité mutuelle en termes de suivi. Depuis la signature des Objectifs de Développement du Millénaire, il y a eu de nombreux rapports sur les défis. Des solutions ont fait leurs preuves - à une micro échelle, nous voyons se développer un faisceau de preuves sur ce qui marche ou ne marche pas et sur ce qui est possible – mais ceci doit encore être amplifié et c’est là où la question de la responsabilisation intervient. Sans elle, tout ce que nous avons fait jusqu’ici se résume à une histoire de rhétorique ambitieuse et d’intéressantes études de cas réussis, mais l’histoire générale reste la même.

Nous devons tous rendre des comptes et faire preuve d’honnêteté sur les engagements que nous avons pris et sur ce qu’il faut faire pour atteindre ces objectifs. Ce qui est de plus en plus évident quand on voit les partenaires dans le développement travailler de concert, c’est qu’ils peuvent donner les moyens aux citoyens africains d’assumer la tâche de responsabiliser leur gouvernement. Ils peuvent aider les ministres de l’Éducation africains et les ONG à nourrir et scolariser les enfants. Ils peuvent faire prodiguer des soins médicaux aux enfants qui en ont besoin et les sauver en leur administrant les médicaments nécessaires contre le sida ou en remettant des filets antimalaria aux mères et aux enfants auxquels ils seront le plus utiles. Pour chaque tragédie que représentent le Zimbabwe, le Soudan ou la République du Congo, il y a plus de deux fois plus d’histoires positives à raconter : le Mozambique, la Tanzanie, le Ghana, le Bénin ou le Mali.

Nous souhaitons assurer ce succès non pas par des subventions, mais par le travail, la persistance, la créativité et un vrai partenariat avec le monde développé. Nous ne sommes pas encore arrivés au but, mais nous pouvons y parvenir si l’Occident respecte les engagements qu’il a pris en grande pompe à Gleneagles, et si les chefs d’État africains tiennent aussi leurs promesses à l’égard de leurs citoyens.

Les intentions sont une chose, le suivi en est une autre, et je crains que la France, l’Allemagne et l’Italie ne respectent pas les engagements qu’ils ont assumés envers l’Afrique en 2005, parce que toute l’Europe sera alors en traîne. Le Président Sarkozy, la Chancelière Angela Merkel et le Premier Ministre Silvio Berlusconi doivent écouter davantage leurs citoyens à ce sujet, s’ils veulent prendre les bonnes décisions à la fois pour l’Europe et l’Afrique. Les associations privées dans ces nations et le monde entier doivent davantage se faire entendre.
En collaborant, nous pourrions toujours être la génération qui abolira l’extrême pauvreté en Afrique, à condition d’élaborer nos politiques à partir de données chiffrées sur ce qui marche et ne marche pas et de travailler à l’unisson. »

ARCHEVÊQUE DESMOND TUTU

Sur le site de l’ONG ONE de Bono

voir aussi l'article de ce jour sur Libération

CNRS: la France qu'on ne peut réformer

Toutes les structures se réforment quotidiennement, pour s'adapter à un monde changeant. Toutes? Non, un petit village resiste encore à la réforme envahissante. Ce village, c'est la France. L'expression de la résistance à toute réforme, aujourd'hui, c'est le CNRS. Mais tous les jours c'est une autre structure. Et les syndicats sont passés maîtres dans l'art de bloquer tout changement, toute réforme, toute adaptation, et finalement tout progrès.

J'entends que si l'on découpe le CNRS comme un saucisson, alors on fera faire marche arrière à la pluridisciplinarité. Quelle rigolade. Les mêmes disent que pour que la science soit de qualité elle doit être très pointue, entendez très (mono)disciplinaire. Tant pis si les grandes questions sociétales, les grands défis de notre temps, sont complexes et demandent cette intégration, cette pluridisciplinarité que j'évoquais dans une note précédente. On aimerait comprendre pourquoi un gros machin ça fonctionnerait mieux qu'un réseau de petits trucs. Et les unités mixtes de recherche, pluri-institutionnelles, démontrent que la pluridisciplinarité peut très bien se pratiquer au sein d'une équipe, même si ses membres appartiennent à des organismes totalement différents, a fortiuri s'ils sont d'instituts différents issus d'un même CNRS.

Finalement on défend quoi en défendant le gros machin? Autre chose que le poids?
Pourquoi les réformes sont-elles possibles chez tous nos voisins et pas chez nous?

mardi, 17 juin 2008

20 juin : Journée mondiale du réfugié

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Le 20 juin, c’est l’été et la fête de la musique. C’est aussi la journée mondiale du réfugié.

A Paris, un colloque aura lieu au Musée Galliéra. Il réunira des femmes réfugiées, des personnalités politiques, des représentants de la société civile et des dirigeants d'entreprise, qui débattront des conditions de vie des femmes réfugiées en Syrie, au Burundi et en France. Vendredi 20 juin, les résultats d'un concours d'écriture pour des étudiants en journalisme seront annoncés par les co-organisateurs, l'UNHCR et Le Monde. Le gagnant du premier prix partira une semaine sur le terrain avec l'agence pour les réfugiés. (Infos du site du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés)

Savez-vous quel est le pays qui compte le plus grand nombre de personnes déplacées?
On en parle trop peu. C'est un pays cher à mon coeur, la Colombie. 3 millions de réfugiés.

Crise alimentaire mondiale: c'est le moment de réviser sérieusement la PAC!

En même temps que les chefs d’Etat et de gouvernements se réunissaient à Rome pour discuter de l’aide d’urgence face à la crise alimentaire, l’ONG Oxfam * publiait une note intitulée « C’est le moment : Comment les leaders du monde devraient répondre à la crise des prix agricoles ».

Mes notes sur cette note :
- Partout on observe que l’augmentation des prix des denrées de base force de très nombreuses familles à manger moins ou moins bien, et elle pousse les plus pauvres à couper dans les dépenses de santé, d’éducation, et d’autres besoins.
- Selon le programme alimentaire mondial (PAM) les urgences alimentaires qui augmentaient de 15% par an en moyenne dans les années 1980, augmentent maintenant de plus de 30% par an.
- Pour aider à la stabilisation du système financier mondial, la réserve fédérale américaine et la banque centrale européenne ont su injecter plus de 1000 milliards de dollars dans le système au cours des six derniers mois. L’assistance nécessaire aujourd’hui pour aider les 53 pays les plus pauvres représente seulement 14,5 milliards. Malgré les promesses, on ne les a pas.
- L’aide alimentaire, donnée en « nature » (en grains) par les pays du Nord, a souvent contribué à augmenter la dépendance des pays du Sud vis-à-vis de ces importations et à miner la production alimentaire locale. L’assistance internationale devrait faire tout le contraire et soutenir les économies locales.
- Il est essentiel de développer des banques de semences locales
- La crise des prix alimentaires est en partie le résultat de décennies de négligence de l’agriculture dans les pays pauvres. Il faut s’attaquer sérieusement au développement agricole des pays pauvres si on veut faire disparaître la pauvreté comme on le prétend.
- Aucun pays pauvre n’a réduit sa pauvreté grâce à l’agriculture seule, mais pratiquement aucun n’y est arrivé sans avoir commencé par augmenter ses rendements agricoles
- La part de l’aide internationale consacrée chaque année à l’agriculture est d’environ 4 milliards de dollars. Les subventions agricoles des pays de l’OCDE représentent environ 125 milliards de dollars par an.
- Il faut plus d’argent. Il faut surtout mieux l’utiliser.
- Il vaut mieux donner des bons pour que les agriculteurs aillent eux-mêmes acheter leurs semences que de leur donner un paquet de semences choisies par d’autres que les utilisateurs directs.
- La quantité de maïs nécessaire pour remplir le réservoir d’un 4x4 marchant à l’éthanol est suffisante pour nourrir une personne adulte pendant une année.
- A Haiti en 1995, Banque Mondiale et FMI ont forcé le gouvernement à « libéraliser » son marché en ramenant les droits de douane sur les importations de riz de 50 à 3%, inondant le pays avec du riz américain subventionné et donc bon marché. Le pays qui était autosuffisant en 1990 doit maintenant importer, à prix d’or, 80% du riz qu’il consomme. 80% de la population rurale de Haiti est pauvre.
- L’augmentation des prix agricoles constitue une occasion unique de rectifier toutes les distorsions crées par les subventions agricoles. Les récentes déclarations des leaders américains et européens, dont Michel Barnier, suggèrent plutôt qu’on va dans le sens contraire.

La défense résolue de la politique agricole commune (PAC) par le gouvernement français est la preuve du double discours et marque le discrédit de notre pays sur la scène internationale et notamment dans nos relations avec les pays du Sud. Un geste fort est nécessaire et aujourd’hui possible. Nous restons bras croisés, assis sur nos privilèges scandaleux, quand – comme l’a rappelé le premier des hypocrites nationaux – un enfant meurt toutes les 30 secondes.




* seulement quelques unes des notes produites par Oxfam sont traduites en français. La note en référence ici est disponible uniquement en anglais et en espagnol.

vendredi, 13 juin 2008

Crise alimentaire mondiale: En parler, c’est bien... Agir, c'est mieux !

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Faire un don, c’est très simple.
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Et suivez les instructions.
Ils vous disent merci.
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Un grand homme

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Hommage à Louis Malassis, président-fondateur d’Agropolis International et d’Agropolis-Museum, hier 12 juin 2002

« Ils vous nourriront tous, les paysans du monde, si... » les nouvelles sociétés, animées par une philosophie sociopolitique d’un développement humain plus équitable et durable, contribuent à former les nouveaux paysans, compétents et responsables, capables de mettre en œuvre une agriculture nourricière, productive et durable. Si la mondialisation ne détruit pas les agricultures en transition dans les pays du Sud. Si l’entière humanité tend vers des civilisations de paix, de respect de la personne humaine, de dignité dans le travail. Ainsi, les paysans pourront achever leur longue marche et la nouvelle société aller - est-ce possible ? - vers un bonheur durable.

(extrait d'une bande annonce pour le lancement de l'ouvrage en référence, le dernier publié par Louis Malassis en 2006)

... et un tout petit

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Zimbawe : un devoir inexistant d’ingérence

Définition : le devoir d'ingérence est l'OBLIGATION qui est faite à tout État de veiller à faire respecter le droit humanitaire international. Refusant ainsi aux états membre de l'ONU tout "droit à l'indifférence" (fr.wikipedia.org).

Il a 84 ans. Il a ruiné son pays. Il a jeté dans la misère des millions de familles. Il a supprimé la quasi-totalité des droits fondamentaux de ses concitoyens. Aujourd’hui, à la veille d’un scrutin pour la première fois incertain malgré toutes ses manipulations, il interdit la libre expression de l’opposition. Il a la bénédiction tacite du monde.

Photo abc.net.au (revue et corrigée)
Traduction de la légende : €000,002

Crise alimentaire et recherche : l’obligation d’intégration

Un article plus très récent (mais toujours terriblement d’actualité) du New Agriculturist online interroge: est-que la recherche agronomique a vraiment changé ? Est-ce que les nouvelles façons de faire de la recherche pour le développement, tout ce que l’on appelle les recherches participatives, ont rétabli sa pertinence pour le développement rural ? Ou bien est-ce que les taux d’adoption et l’impact des recherches continuent de frustrer les chercheurs comme les bailleurs ? Il y a encore des chercheurs qui sont convaincus que la science peut changer l’histoire.

La recherche agronomique peut avoir l’impact attendu sur la pauvreté et les crises alimentaires, mais à condition et seulement si elle est intégrée dans une connaissance, une compréhension, une prise en compte plus large des systèmes de ressources naturelles (des écosystèmes), des communautés qui dépendent d’eux, et des politiques qui gouvernent leur gestion.

Un chercheur de l’ICRISAT (Institut international focalisé sur les zones semi-arides) résume très bien l’évolution : « dans le passé, on ne nous demandait pas d’avoir un impact. On nous demandait de développer de nouvelles technologies, des inventions, qui pouvaient diminuer les contraintes de production. C’est seulement depuis une dizaine d’années qu’on nous a demandé de regarder l’ensemble de la ferme, l’ensemble du système agraire, le niveau de vie des agriculteurs et les opportunités pour accroître les revenus. Et finalement à tout ce qui bloquaient les agriculteurs pour avancer. »

Autrefois il fallait seulement produire plus. Ce que l’on exige aujourd’hui de la recherche est infiniment plus complexe.

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La nouvelle recherche doit intégrer des savoirs d’origines diverses: Il ne suffit plus en effet de produire de beaux et bons savoirs, il faut s’assurer qu’ils s’intègrent dans la réalité des circonstances d’un agriculteur, d’un village, d’une région.

Les agriculteurs eux-mêmes savent, mieux que quiconque, combien les choses DOIVENT changer. Ils ont, tout autant que les chercheurs, une vue partielle sur ce qui PEUT changer. La rencontre des savoirs est encore très largement à systématiser.

« Si on regarde les succès du passé, ils sont peu nombreux et assez anciens. Et une bonne partie du problème vient de ce qu’on ne s’attaque pas vraiment à l’ensemble des difficultés auxquelles les agriculteurs doivent faire face. Les agriculteurs et leurs familles vivent dans un monde difficile et doivent répondre à des problèmes complexes, et si on essaie de les aider à trouver des solutions à leurs problèmes, on ne peut le faire sans prendre en compte toute une série de dimensions en plus de celles pour lesquelles on a une expertise spécifique en tant que chercheur. Le travail utile et pertinent ne peut être qu’un travail d’équipe où se retrouvent des compétences pluridisciplinaires et alors, seulement alors, on a une chance d’accoucher d’une solution qui non seulement est une solution qui marche, mais qui est aussi une solution acceptée par les agriculteurs. » (d'après Dyno Keatinge, aujourd’hui directeur général de l’AVDRC, centre international travaillant sur les espèces potagères et basé à Taiwan)

La vraie question aujourd’hui me semble la question d’échelle. Pratiquer l’intégration à tous les niveaux, cela se fait déjà, (a) beaucoup dans les discours, (b) trop peu dans la pratique et (c) quand cela se fait, c'est à toute petite échelle, c'est-à-dire dans des villages pilotes. On sait travailler avec quelques dizaines, voire quelques centaines de familles rurales*. Mais on sait aussi que cette naissante efficacité doit impérativement passer du cent au cent million. Et il n’y a pas une recette universelle disponible pour réussir cet énorme changement d’échelle.

Dans un tel contexte, et face à un tel défi, les discussions actuelles sur la réorganisation des structures de recherche, comme celles qui concernent actuellement le système des centres internationaux de recherche agricoles, me semblent assez dérisoires. Au fond, on parle des structures surtout pour trouver le moyen de mieux les pérenniser, assez peu pour les rendre plus performantes sur le fond : les nouvelles structures seront-elles plus pertinentes, plus à l’écoute, auront-elle plus d’impact ? Certainement pas si cet objectif de pertinence n’est pas ce qui domine la réflexion.

A-t-on encore besoin d’un centre international qui travaille presque exclusivement sur l’amélioration génétique du maïs, du blé ou du riz ? Ne devrait-on pas plutôt créer de nouvelles structures intégratives pour répondre aux besoins d’une région ou sous-région particulière ?

Comment met-on les discours en pratique, à une échelle significative, sans d’abord mettre en place l’organisation que cela requiert ?



* l’exception à la règle, la seule que je connaisse du moins, est « le réseau haricot » en Afrique de l’est. Encore n’est-il qu’un exemple d’intégration entre acteurs à grande échelle, et pas encore un exemple d’intégration à l’intérieur d’un système ou d’un petit nombre de systèmes agraires. Les agriculteurs satisfaits des résultats de ce programme n’ont pas manqué d’interpeler les chercheurs pour qu’ils ouvrent leur programme notamment à d’autres cultures que le haricot, qu’ils ont en mélange sur leurs fermes.

mercredi, 11 juin 2008

Crise alimentaire: 1% des dépenses militaires y suffirait

Tous les chefs d’Etat ou leurs représentants qui se sont réunis à Rome trois jours la semaine passée pour ne pas trouver de quoi aligner ne serait-ce que la moitié des 30 milliards nécessaires pour sauver des millions d’enfants d’une mort certaine sont les mêmes qui, en 2007, ont dépensé 1.339 milliards de dollars (851 milliards d'euros) pour acheter des armes de toutes sortes. Les dépenses militaires mondiales, qui se sont accrues de 6% en 2007 en glissement annuel ont bondi de 45% en dix ans, selon le rapport annuel de l'Institut international de recherche pour la paix à Stockholm (SIPRI), publié lundi (AFP).

Les Etats-Unis représentent à eux-seuls 45% de ce total, qui correspond à 2,5% du produit intérieur brut (PIB) mondial ou encore à 202 dollars (128,4 euros) par personne.

"Les facteurs expliquant l'accroissement des dépenses militaires mondiales sont, entre autres, les objectifs de politique étrangère des pays, les menaces réelles ou supposées, les conflits armés et les politiques destinées à contribuer aux opérations de maintien de la paix multilatéral combinés à la disponibilité des ressources économiques", commente le SIPRI.

Cette hausse est à la fois "excessive et obscène", a réagi M. Jayantha Dhanapala, membre du SIPRI et ancien sous-secrétaire général des Nations unies pour le désarmement, au cours de la conférence de presse organisée à Stockholm pour présenter le rapport.

Obscène, c’est le mot !

Et qu’est-ce qu’en pensent, par exemple, les citoyens russes ? Pour la période 1998-2007, l'Europe de l'Est - qui ne sait pas comment dépenser son argent plus utilement - a enregistré la plus forte hausse de ces dépenses qui ont plus que doublé (+162%) et c'est également dans cette région que les dépenses ont le plus augmenté l'an passé (+15%), note ce rapport. Avec 13% d'augmentation en 2007, la Russie compte pour 86% de l'accroissement des dépenses régionales.

L'institut relève que l'augmentation des dépenses militaires des Etats-Unis a, en 2007, atteint un niveau supérieur à celui enregistré pendant la Seconde guerre mondiale!

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"Depuis 2001, les dépenses militaires américaines se sont accrues de 59%, principalement en raison des opérations militaires en Afghanistan et Irak mais aussi en raison de l'accroissement du budget de la défense de base".


Et toutes les 30 secondes, un enfant africain meurt de faim…

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