« 20 juin : Journée mondiale du réfugié | Page d'accueil | G8 au Japon en juillet : assez de promesses non tenues. De l’action ! »
jeudi, 19 juin 2008
CNRS: la France qu'on ne peut réformer
Toutes les structures se réforment quotidiennement, pour s'adapter à un monde changeant. Toutes? Non, un petit village resiste encore à la réforme envahissante. Ce village, c'est la France. L'expression de la résistance à toute réforme, aujourd'hui, c'est le CNRS. Mais tous les jours c'est une autre structure. Et les syndicats sont passés maîtres dans l'art de bloquer tout changement, toute réforme, toute adaptation, et finalement tout progrès.
J'entends que si l'on découpe le CNRS comme un saucisson, alors on fera faire marche arrière à la pluridisciplinarité. Quelle rigolade. Les mêmes disent que pour que la science soit de qualité elle doit être très pointue, entendez très (mono)disciplinaire. Tant pis si les grandes questions sociétales, les grands défis de notre temps, sont complexes et demandent cette intégration, cette pluridisciplinarité que j'évoquais dans une note précédente. On aimerait comprendre pourquoi un gros machin ça fonctionnerait mieux qu'un réseau de petits trucs. Et les unités mixtes de recherche, pluri-institutionnelles, démontrent que la pluridisciplinarité peut très bien se pratiquer au sein d'une équipe, même si ses membres appartiennent à des organismes totalement différents, a fortiuri s'ils sont d'instituts différents issus d'un même CNRS.
Finalement on défend quoi en défendant le gros machin? Autre chose que le poids?
Pourquoi les réformes sont-elles possibles chez tous nos voisins et pas chez nous?
10:55 Publié dans Actualités , Coup de coeur/Coup de griffe , Sciences et technologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

