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vendredi, 30 novembre 2007

Le développement en Afrique ça craint (2/366)

Les productions agricoles asiatiques ont été multipliées par deux ou trois au cours des 40 dernières années.
Le développement économique qui a suivi a nourri une diversification des activités.
Le secteur agricole ne représente maintenant plus que 13% de ce qu’ils produisent.
En Afrique on en est encore à 29%, les pays les plus pauvres dépendant à 40-60% de leur agriculture.
Les recettes qui ont marché en Asie, et que l’on a baptisées « révolution verte », ne marchent pas en Afrique.
La malnutrition tue autant d’enfants d’Afrique chaque année que cinq tsunamis accumulés.
Les agriculteurs africains sont donc condamnés à produire plus, et plus nutritif.
Sans livre de recettes.
Cela va se faire par quel miracle ?

Le développement en Afrique ça craint.

jeudi, 29 novembre 2007

Le développement en Afrique ça craint (1/366)

Chez nous l’agriculture c’est un luxe, chez eux c’est la survie et le développement.
Ou bien ils arrivent à produire plus et mieux ou bien ils restent dans la misère.
L’Afrique est le seul continent où la pauvreté progresse.
Trois personnes pauvres sur quatre vivent à la campagne et dépendent de l’agriculture.
Ceux qui disent que les productions mondiales permettent de nourrir tout le monde et que le problème est seulement un problème de distribution sont ou bien des crétins ou bien des gens malhonnêtes.
Nous voulons produire ce que nous mangeons, mais ce n’est pas nécessaire.
Les africains doivent produire ce qu’ils mangent, ils n’ont pas le choix.
Ils n’ont pas d’argent pour acheter nos récoltes.
Et nous ne mangeons pas la même chose qu’eux.
Sida, paludisme, malnutrition, mais les populations continuent de croître rapidement.
Les agriculteurs africains sont donc condamnés à produire plus.
Avec moins.
Moins de terres (urbanisation),
Moins de sols fertiles (dégradation, désertification, engrais trop chers),
Moins d’eau (concurrence des autres usages, gâchis passés, pluies irrégulières)
Moins de pesticides (trop chers, redoutés par les consommateurs)
Cela va se faire par quel miracle ?

Le développement en Afrique ça craint.