« Apprendre à se connaître | Page d'accueil | Avec Midi-écolog »
jeudi, 11 janvier 2007
Science(s) et cultures africaines
Correctif. J’ai dit que les français étaient étrangement absents du forum électronique qui prépare les discussions du Sommet de l’Union Africaine, et ce matin je trouve une très intéressante contribution de Jean-Jacques Monot.
Dans toutes les cultures, qu’il s’agisse de l’Amérique, de l’Europe ou de l’Afrique, il y a des parties qui sont universelles, mais il en a beaucoup plus qui sont spécifiques. Nos histoires respectives et nos interactions avec l’Afrique poussent certains participants au forum à jeter en bloc « le bébé et l’eau du bain » avec l’espoir un peu utopique de faire émerger une science qui soit totalement et exclusivement africaine.
Comment garder « ce qui est bon » et rejeter « ce qui ne l’est pas » dans une rencontre de cultures?
Pour Monot, le grand défi pour les chercheurs africains aujourd’hui c’est d’arriver à marier les vraies valeurs – universelles – de la méthode scientifique avec le meilleur des cultures et traditions africaines.
Il conclut que ce n’est évidemment pas au français qu’il est de dire aux africains ce qui est le meilleur ou pas, ce qu’il faut garder ou pas. Mais comme lui je crois sincèrement que la collaboration et la coopération internationales sont infiniment préférables à la compétition – ou au pur et simple rejet exprimé par certains participants - pour améliorer la situation de la recherche en Afrique aujourd’hui.
C’est bien évidemment à l’Afrique de faire ses choix, de prendre ses décisions. Aujourd’hui certains participants montrent de la prudence et suggèrent qu’il ne faut pas attendre trop du Sommet qui va s’ouvrir. Moi qui suis un incorrigible optimiste, je crois à la sagesse des hommes instruits. Je crois donc que l’Afrique de la science ne se refermera pas sur elle-même comme une huître dans sa coquille, mais saura tirer le meilleur parti de la volonté internationale d’aider le continent africain à renforcer ses capacités, par la formation et par la recherche, pour pouvoir faire ses choix de développement, librement.
La science s’enrichit des échanges, à tous les niveaux, entre toutes les cultures. Le mot globalisation a été galvaudé par le secteur économique et les médias. La globalisation des échanges scientifiques grâce aux nouvelles technologies de l’information et de la communication est un enrichissement, pas une uniformisation.
10:45 Publié dans Réactions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : recherche, agriculture, pays du Sud, pauvreté, développement


Les commentaires sont fermés.