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mercredi, 27 décembre 2006

Midi Libre, les chauffards vous remercient

A qui profite la publication, chaque jour, de l'emplacement des contrôles radar?
A ceux qui ne respectent pas le code de la route. Exclusivement.
Les autres, comme vous (j'espère) et moi, n'en ont strictement rien à faire.

Si j'avais le choix de mon quotidien, je me serais désabonné. Cette publication est un scandale.

samedi, 23 décembre 2006

Kokopelli : la justice contre la biodiversité

La décision de justice qui vient de tomber (MidiLibre de ce jour) dans la bataille qui oppose Kokopelli aux associations d’industriels semenciers est une absurdité qu’il faut dénoncer avec la plus grande vigueur.

C’est le cadre réglementaire, qui fait obligation à toute personne souhaitant vendre dix grammes de semences de variété ancienne de respecter les mêmes règles que l’industriel qui vend ses semences par centaines de kilos quand ce n’est pas à la tonne, pour le plus grand bénéfice de l’agriculture des monocultures hypersubventionnées, qui devrait être condamné. Nous savons tous en effet que notre avenir dépend de la biodiversité, de sa conservation, et de sa bonne utilisation. Toute mesure qui constitue un frein, voire comme c’est le cas dans l’affaire Kokopelli, un empêchement à maintenir la diversité de variétés anciennes va à l’envers des intérêts de tous, et en particulier des intérêts des générations futures. Une petite association n’a pas les moyens financiers et techniques de pouvoir inscrire au « catalogue » les centaines de variétés qu’elle maintient et vend en toutes petites quantités aux amateurs éclairés. La justice aujourd’hui l’oblige pratiquement à cesser ses activités, donnant raison aux apôtres de l’homogénéité et de la mal bouffe.

Je ne signerai pas, par contre, la pétition de Kokopelli, parce qu’elle fait l’amalgame entre son combat en faveur la diversité – que nous devons tous soutenir - et le combat de quelques personnes très mal informées contre les OGM en général, un combat que je ne peux cautionner sachant ce que la recherche publique fait actuellement dans ce domaine, en faveur des agriculteurs du Sud ou des populations atteintes de maladies incurables. Mettre tous "les" OGM dans une même boite aujourd'hui est une totale absurdité.

Reste qu'il faut soutenir Kokopelli.

vendredi, 22 décembre 2006

Meilleurs voeux

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Un arganier sur la route de Marrakech à Essaouira. L'huile produite par ces arbres est une source de revenu non négligeable pour les agricultrices de cette région semi-aride.

mercredi, 13 décembre 2006

Rapport sur le Développement Mondial 2008: l’Agriculture pour le Développement

Pourquoi tourner encore les projecteurs sur l’ agriculture?

Les productions agricoles vont devoir doubler au cours des 50 prochaines années pour répondre à la demande, alors qu’en même temps les ressources naturelles nécessaires pour l’agriculture deviendront plus rares, plus dégradées ou plus aléatoires du fait des changements climatiques. Dans de nombreux pays pauvres, l’agriculture représente plus de 40% de l’économie et plus de 80% des emplois. Dans le même temps environ 70% des pauvres de la planète vivent en milieu rural et la plupart d’entre eux dépendent de l’agriculture pour leur survie.
Pratiquement tous ces pays sont aujourd’hui face à des décisions capitales pour renforcer leur agriculture et gérer les migrations colossales des campagnes vers les villes qui sont attendues au cours des prochaines décennies. L’écart se creuse entre les pays les plus pauvres, où l’agriculture reste le premier secteur économique, et des pays comme les Chine, Inde et Brésil qui connaissent un développement rapide, et où le défi pour l’agriculture est de tirer profit de la croissance économique générale pour limiter les disparités qui s’accroissent entre la ville et la campagne et notamment assurer la compétitivité et le niveau de vie de leurs petits agriculteurs.

Le rapport 2008 de la Banque Mondiale

La Vice-présidence Développement Economique de la Banque Mondiale a donc choisi le thème de l’agriculture pour le développement pour son rapport 2008. Ce rapport s’attaquera à quelques grandes questions:
• Qu’est-ce qui a changé dans l’agriculture des pays pauvres au cours des 20 dernières années? Quels sont les grands défis et les grandes opportunités pour cette agriculture ?
• Quelles innovations sont susceptibles d’apporter une croissance durable du secteur agricole dans les pays pauvres les plus dépendants de ce secteur, comme en Afrique?
• Comment faire pour que la croissance du secteur agricole contribue davantage à la réduction de la pauvreté?
• Comment les gouvernements peuvent-ils aider à la sortie d’une partie importante de la population du secteur agricole sans simplement transférer la pauvreté des campagnes vers les villes?
• Comment protéger les ressources naturelles dont l’agriculture a besoin? Comment réduire les effets négatifs de l’agriculture sur l’environnement ?

La grande diversité des situations, entre pays et à l’intérieur d’un même pays, obligera les rédacteurs du rapport à travailler à différentes échelles et sur la base d’une typologie de situations représentatives. Ce travail peut être considéré comme un complément de la grande évaluation en cours sur l’impact de la recherche et de la technologie sur le développement agricole (connu sous son sigle anglais IAASTD) qui devrait également être publié au cours du 2ème semestre 2007.

Ci-dessous : un bloggeur languedocien en compagnie du président de la Banque Mondiale, Paul Wolfowitz, le 4 décembre dernier à Washington

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