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jeudi, 28 septembre 2006

Il nous faut un Nicolas Hulot !

Chaque cause a besoin d'un champion. Les enfants accourent dans les écoles de football ou de tennis chaque fois que nos sportifs font des exploits, abondamment retransmis à la télévision. La cause de l'environnement a fait un grand pas dans la tête des français depuis quelques années, et Nicolas Hulot n'y est pas étranger. Mieux vaut une jolie émission télévisée sur l'île des Galapagos qu'un long discours de scientifique devant un parterre d'académiciens. Chirac prend maintenant ses décisions en allant au cinéma!

Je crois que ce que fait - bien et efficacement - Nicolas Hulot pour l'environnement, un clone de Nicolas Hulot pourrait le faire pour le développement. Et notamment pour toutes les actions de recherche et développement en faveur des pauvres du Sud dont on peut entendre parler en interrogeant nos scientifiques de l'IRD et du Cirad. Ce que personne ne fait. Ils ont des milliers d'histoires à raconter, beaucoup d'entre elles très "télégéniques" et ce sont des histoires d'hommes, de femmes, de nature, passionnantes.

Comment trouve-t-on un clone de Nicolas Hulot? Comment trouve-t-on un champion?

mercredi, 27 septembre 2006

Il est où, notre Bill Gates ?

Il y a exactement deux semaines, précisément le 12 septembre, deux des plus grandes fondations américaines, la Fondation Rockefeller et la Fondation Bill Gates, ont lancé un nouveau programme en partenariat pour aider l’Afrique à faire sa révolution agricole. En mettant immédiatement 150 millions sur la table. Je reviendrai sur ce programme dans des notes futures, notamment parce que le centre international de recherche que j’ai l’honneur de présider est l’un des partenaires de ce programme. Vous pouvez lire une note sur ce lancement sur le site de la Fondation Gates.

Ce sur quoi je veux mettre l’accent aujourd’hui, c’est sur la générosité de l’Amérique. Je n’entends que critiques des américains autour de moi. C’est vrai qu’il y a beaucoup à critiquer, et je ne m’en prive pas moi-même quand il s’agit d’évoquer leur président et la politique étrangère ou économique américaine. Mais l’Amérique ne se résume pas à cela. Merci à Jean-Louis pour son commentaire sur ma note précédente et les références à deux interventions dans la rubrique « Rebonds » de Libération. Je partage totalement la fureur de Philippe Manière, directeur de l’institut Montaigne, quant à l’opinion exprimée par le président du comité pour l’annulation de la dette du tiers-monde. Comment peut-on déplorer que deux milliardaires dépensent leur argent pour aider l’Afrique ? C’est indécent.

Il y a des milliers de fondations aux Etats-Unis, et la solidarité et l’entraide y sont développées comme nulle part ailleurs, et surtout infiniment plus que chez nous. Où est-il, notre Bill Gates, ce grand chef d’entreprise français qui après avoir réussi se déciderait à se lancer dans un grand et vrai mécénat solidaire – pas une Fondation finançant des recherches qui ne servent que les intérêts de sa ou des ses propres entreprises (ce qui n’est pas du tout le cas pour Gates ou Buffett, n’en déplaise à Mr. Millet) ? Pourquoi n’y a-t-il que des américains pour faire un truc comme les Buffett et Gates aujourd’hui, pour ne citer que deux des plus grands dans une longue série ?

Liberté, égalité, fraternité. C’est beau comme un idéal.

Quand j’aurai le temps, je répondrai à Philippe Manière sur « sa » phrase scandaleuse : « si les organismes publics d’aide au développement étaient parfaitement efficaces, ça se saurait ». Le plus efficace des organismes ne peut pas grand chose si les politiques locales rament à contre-courant. La question, ici, est trop complexe pour être évacuée d'une "bonne phrase".

Ces maladies tropicales oubliées, qui seront peut-être chez nous demain

Quelle est la probabilité que vous attrapiez demain une maladie incurable? Et si vous habitiez au Kenya, elle serait combien de fois plus grande? J’ai lu il y a quelques mois un article qui affirmait qu’il y a grosso modo 300 fois plus de parasites sous les tropiques que chez nous. L’article concernait les plantes, mais les plantes n’ont aucun privilège. Les parasites, de leur côté, auraient entendu parlé du réchauffement climatique et de territoires nouveaux à visiter, au Nord. Les maladies émergentes deviennent ainsi à la mode, au point de devenir un axe prioritaire de recherche en France.

Cela dit, combien de chercheurs, quel investissement faisons-nous pour aller étudier ces parasites et ces maladies là où ils existent déjà et où on pourrait commencer à les traiter ? C’est l’éternelle question des symptômes que l’on soigne plutôt que les causes. On fait en quelque sorte la même chose avec l’émigration des parasites qu’avec l’émigration des hommes. On ne s’occupe d’eux que lorsqu’ils ont réussi à arriver chez nous. Trop tard pour un traitement décent. On renvoie les hommes. Mais on ne sait pas faire des charters pour les parasites.

Environ 200 chercheurs se sont réunis à Nairobi la semaine dernière pour une conférence sur les maladies tropicales oubliées. Je n’ai retenu qu’un chiffre : sur 1556 nouveaux médicaments créés au cours des 30 dernières années dans le monde, seulement 21 permettaient de traiter des maladies tropicales. Bill Gates est au courant et sa Fondation investit massivement dans les recherches nécessaires. Et chez nous, quel politique, quel chef d’entreprise mécène a pris ce flambeau-là ?

jeudi, 21 septembre 2006

Et qu’est ce que José Bové et Georges Bush ont de différent?

Après avoir dit que José Bové en Bush ont en commun de ne pas connaître grand chose des problèmes dont ils parlent devant toutes les caméras qui se présentent, je me dois de reconnaître au premier le mérite d'agiter une opinion endormie, et de reconnaître à l'autre qu'il sait fort bien servir les intérêts économiques de ses seuls citoyens. Autrement dit, si José n'a jamais réussi qu'à se payer une horrible maison écologique qui détonne au milieu du Larzac comme mèche de cheveux dans la soupe, Bush de son côté monnaie ses aides financières aux pays les plus pauvres par des achats considérables de surplus agricoles pas toujours recommandables qui permettent à des milliers d'agriculteurs américains non compétitifs de rouler en cadillac. Un exemple, qui n'a rien à voir avec des OGM: sur un marché au Burkina Faso, on a trouvé du riz vendu 7000 F CFA (cette histoire est vieille de 2 ans) alors qu'il s'agissait d'un don généreux du gouvernement japonais. Rien d'étonnant jusque là. Surprise du curieux qui regarde à l'intérieur de ce sac: il y a une autre étiquette, qui révèle que ce riz a été produit aux Etats-Unis... quatre ans plus tôt! Et bien sûr, le prix local du riz local, non subventionné, est de 7200 F CFA. Je ne suis à peu près d'accord avec rien de ce que disent et font Bové et Bush, chacun dans leur coin. Mais il y a une différence énorme entre Bové et Bush. Et pour ne pas dire de gros mots sur ce blog, je dirais que c'est... une question d'éthique. Le mot n'existe pas dans le dictionnaire de Bush.

mercredi, 20 septembre 2006

Qu’est ce que José Bové et Georges Bush ont en commun ?

Georges Bush et José Bové ont quelque chose en commun. L’arrogance. Ils savent tous les deux ce qui est le mieux pour le paysan africain. Le premier dit : les OGM vont vous aider à en terminer avec la faim et la malnutrition, achetez-les chez nous. Le dernier dit : c’est tout le contraire, vous serez encore plus dépendants qu’avant, et de plus les OGM polluent.

Vous connaissez déjà mon point de vue. Ils n’ont pas seulement l’arrogance en commun. Ils ont tort tous les deux. Il appartient aux africains de décider, seuls, de ce qui est bon ou non pour leur développement. Ni José Bové, et encore moins Mr. Bush, n’ont la moindre idée des besoins des africains.

Dans le domaine des biotechnologies, la fondation africaine pour les technologies agricoles (AATF étant son sigle anglais) a lancé la semaine passée à Nairobi un forum qui se traduira par un débat public chaque dernier jeudi du mois où politiques, décideurs, chercheurs et public pourront discuter des grandes questions relatives à l’utilisation de toutes les biotechnologies pour l’amélioration quantitative et qualitative des productions agricoles, végétales et animales.

La note d’information, relayée par le réseau SciDev.Net Explique le choix de Nairobi pour un tel forum. La capitale kenyane est la ville d’Afrique qui concentre le plus grand nombre d’universités et d’instituts de recherche nationaux et internationaux.

lundi, 11 septembre 2006

Messages venus d’Afrique (2)

Le forum en cours pour préparer le Sommet Africain sur la Recherche qui aura lieu en janvier 2007 (voir ma note du 7 septembre) continue d’accoucher de quelques messages qui interpellent.

Worku Yifru intervient sur la question des connaissances nécessaires au développement africain. Son idée, c’est grosso modo que l’Afrique doit progresser à partir de racines africaines et pas de racines importées. En d’autres termes, il revient sur les milliards déjà dépensés en Afrique pour faire venir des experts extérieurs avec leurs connaissances et recettes miraculeuses pour conclure que si l’Afrique en est là où elle est aujourd’hui, c’est parce que l'essentiel de cette expertise extérieure n’est pas pertinente quand il s’agit de problèmes africains.

« On se demande encore pourquoi toutes les connaissances qui ont conduit à une profonde transformation économique et sociale dans d’autres parties du monde semblent totalement inefficace en Afrique. La différence, c’est que cette connaissance que nous avons “acquise” au travers de l’assistance technique, les transferts de technologies, etc., était quelque chose qui était né dans le monde occidental, dans d’autres sociétés, pour répondre à leurs besoins, leurs questions, leurs problèmes […], pas aux notres.

Jusqu’à ce que arrivions au stade où nous sommes capables de definer nous-mêmes nos besoins, nos questions, nos problèmes et que nous commencions à y répondre avec nos propres méthodes de pensée et nos valeurs, ces technologies nous sont restées étrangères pour l’essentiel […] »

Le constat d’inefficacité, basé sur les évolutions comparées des économies africaines, asiatiques ou sud-américaines, a son mérite. Mais les causes principales de la disparité ne sont pas celles qui sont présentées par Worku Yifru. La critique qu’il fait à la science et aux transferts de technologies produites « dans un autre monde » s’applique aussi bien à l’Afrique qu’à l’Asie ou à l’Amérique latine. Pourquoi les africains auraient-il plus besoin d’une science propre à eux-mêmes que les chinois ? La culture chinoise est plus proche de l’occidentale que la ou les cultures africaines ? Non. Et les solutions toutes faites made in USA ou made in France ne sont pas plus optimales en Chine qu’en Afrique. La révolution verte a permis de multiplier les productions par trois d’un côté, elle n’a eu aucun impact de l’autre. Parce que les connaissances à la base n’étaient pas « africaines » ? Tenir compte de la demande et des réalités économiques et sociales n’a pas plus été fait d’un côté que de l’autre. Aujourd'hui on travaille mieux partout, de manière plus intégrative, plus participative. Le temps du ce-qui-est-bon-pour-nous-est-bon-pour-vous est heureusement terminé. La vraie différence entre Asie et Afrique, cependant, existe toujours parce qu'elle est ailleurs. Elle s’appelle appui des politiques au développement agricole. Elle s’appelle aussi appui aux organisations qui assurent l’interface entre la recherche et l’agriculteur. D’un côté cela existe depuis longtemps, c’est bien organisé. De l’autre cela a été laissé à l’abandon, et c’est seulement très récemment, sous l’égide de quelques chefs d’Etat plus éclairés, que cela a été relancé. Si la révolution verte avait été soutenue politiquement et financièrement en Afrique, dès 1960, la situation d’aujourd’hui serait peut-être un peu différente. En tous cas pour certains pays plus favorisés écologiquement parlant. On peut adresser beaucoup de critiques aux assistants techniques venus du Nord, et on ne s’est pas privé de le faire depuis les indépendances. Mais même s’ils avaient été à l’écoute des besoins spécifiques des paysans africains et su travailler avec eux sur un mode participatif rien n’aurait pu changer sans support politique et sans structures de relais capables d’organiser la distribution des semences, des engrais, des techniques, toutes choses qui ne relèvent pas de la recherche mais sont indispensables et encore aujourd’hui terriblement déficientes un peu partout en Afrique.

La critique est aisée, mais l’art est difficile.

jeudi, 07 septembre 2006

Hommage particulier: Eliseu Alves

Un peu plus tôt aujourd'hui, mon collègue Luis Vieira, coordonnateur du "Laboratoire Extérieur" de l'EMBRAPA (l'institut national agronomique brésilien) à Montpellier, m'a appelé pour me remercier de la note consacrée au ministre Paolinelli et au Dr. Lobato. Et d'ajouter: c'est quand même dommage que le professeur Eliseu n'ait pas également reçu le prix.

Mais Luis, c'est toujours pareil dans ce genre de récompense. Il y a toujours des gens qui connaissent bien l'histoire en question et qui pensent: très bien ce prix, mais untel méritait surement autant sinon plus de le recevoir. Dans l'histoire (encore courte) du World Food Price, j'ai déjà pensé cela moi-même au moins une fois, s'agissant de récompenser un travail que je connaissais d'assez près.

Et puis rien ne nous empêche de faire notre petit hommage à nous. Le professeur Eliseu Alves n'a pas été le premier directeur général de l'EMBRAPA, mais de l'avis d'un très grand nombre il a certainement été celui qui a le plus contribué à transformer cet institut en ce qu'il est aujourd'hui. Il a aussi oeuvré avec force pour faire que cette recherche soit étroitement associée à ce qu'on appellerait chez nous des instituts techniques, des organes chargés de faire le relais entre la recherche et les exploitants agricoles. Résultat: la recherche de l'EMBRAPA est très utilisée et l'institut est reconnu par tous comme très utile pour le développement économique du pays. Le professeur Alves a surtout compris que tout cela passait par une bonne formation des cadres, et si l'Embrapa a aujourd'hui plus de 2000 chercheurs bien formés, il le doit largement aux efforts de cet homme-là.

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Et c'était donc un grand honneur pour moi que de me retrouver dans une session du colloque international sur le futur de l'agriculture tropicale, à Brasilia en juillet dernier, où le professeur Eliseu et moi étions les deux seuls intervenants.

Messages venus d’Afrique (1)

En préparation du Sommet Africain sur la Recherche, qui aura lieu en janvier 2007, le réseau SciDev.Net a lancé depuis le début de la semaine un forum sur internet assez actif. Je me propose d’en rapporter ici les « bons mots », avec les recommandations que j’en tirerais si j’étais aux manettes côté français. N’oubliez pas que la France est l'amie de l'Afrique et toujours prête à aider. Encore faudrait-il savoir écouter ce que disent les africains pour répondre correctement aux besoins, dans la mesure de nos moyens et de nos compétences.

De Doulaye Koné :
Les universités africaines sont en détresse;
Elles manquent de cadres scientifiques comme de bons gestionnaires ;
3-4 ans pour un faire un master, 6 ans pour une thèse, parce que l’encadrement n’est pas à la hauteur, c’est inacceptable ;
Les chercheurs ne peuvent se frotter à l’international parce qu’aller dans un congrès coûte trop cher >> ma recommandation : il faut multiplier les congrès en Afrique et/ou les aides pour que les chercheurs africains puissent participer aux congrès hors d’Afrique (même s’il existe déjà des mécanismes, on doit pouvoir faire plus et mieux)

De Nolwazi Mbananga :
On doit commencer à gérer collectivement les connaissances existantes en Afrique et celles que l’on produit aujourd’hui chacun dans son coin. Le fait que les chercheurs travaillent dans des silos (nationaux) isolés représente un gaspillage des maigres ressources que le continent peut avoir >> ma recommandation : il faut financer/faciliter la gestion collective et l’accessibilité de tous aux connaissances générées en et sur l’Afrique.

De Robert Karanja :
Depuis que je suis né je n’ai jamais rencontré un fermier qui était trop pauvre pour ne pas mettre des graines de côté pour le prochain semis (sauf en cas de famine très sévère). Il est clair pour la population comme pour les décideurs que la recherche c’est la graine du futur de nos enfants. Et pourtant rien ou presque n’est gardé dans les budgets nationaux pour satisfaire ce besoin vital >> ma recommandation: quand nous montons des programmes pour financer les recherches, il faut monter des appels à propositions à coûts partagés, négociés avec les gouvernements/régions (donc les engageant financièrement). Les gouvernements ne se sentent pas impliqués par des programmes 100% financés de l’extérieur.

(à suivre)

mercredi, 06 septembre 2006

Hommage à deux grands brésiliens

Invité à participer, en juillet dernier, à un séminaire international sur le futur de l’agriculture tropicale organisé à Brasilia, j’ai eu l’honneur de croiser deux personnages qui viennent de recevoir ce que l’on peut considérer comme l’équivalent d’un Prix Nobel dans le domaine des sciences agricoles, le « World Food Price » ou Prix Mondial de l’Alimentation.

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Le minsitre Paolinelli à gauche, le Dr. Lobato à droite

Leur contribution ? Avoir permis le développement d’une région immense jusque là considérée comme à peu près stérile, les savanes du centre du Brésil ou cerrados. Voir ma note du 2 août dernier Le premier, Mr Paolinelli, a été le politique visionnaire, ministre de l’agriculture pendant les années 1970, qui a cru que son pays avait besoin d’un système de recherche agricole de 1ère classe et qui a tout fait pour cela. Le second, le Dr. Lobato, l’agronome, a joué un rôle de premier plan dans les recherches qui ont conduit à transformer 70% des 200 millions d’hectares de cerrados en terres agricoles fertiles, poumon des exportations brésiliennes et du développement économique rapide de ce pays.

mardi, 05 septembre 2006

Tous à vélo (suite)

Quand les notes du blog se chevauchent… Sydney me demande où trouver le site BBC évoqué dans la note sur le Laos. C’est un site d’émission qui s’appelle « Hands On ». Et en allant dessus, je trouve qu’un des derniers reportages concernait les énergies renouvelables. J’ai jeté un coup d’œil très vite sur l’éolienne qu’on peut installer chez soi et fabriquée en Ecosse, parce que moi qui habite un pays de mistral… le vent, j’y crois. Bon, pas de gros problème technique apparemment, 18.000 éoliennes personnelles déjà en commande (en Grande-Bretagne) et une entrée en bourse programmée, ça sent bon. Oui mais le prix? 2360 euros hors taxes pour un appareil qui vous produit 1 KwH. C’est combien le prix du KW ? Je fonce chez EDF et je trouve que c’est environ 10 centimes d’euros. Calcul rapide : 24 KW par jour cela fait 2,40 euros et mon appareil est remboursé en… 1000 jours. Un peu long, non ? Autrement dit : encore un produit de luxe pour écologistes convaincus… de pays développé.

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Et avec mon mistral, il ne sera pas cassé avant d’être amorti? La boite qui produit cette éolienne dit que non, l’appareil étant équipé d’un système de régulation en cas de vent fort…

Et les p’tits lapins ? Le truc ne fait pas plus de bruit qu’une personne qui parle (maximum 50 dB à pleine vitesse). Cela veut quand même dire qu’on ne peut pas le mettre devant la fenêtre de la chambre à coucher, mais ça on peut trouver.

Et dans notre France des règlementations innombrables, est-ce que j’ai seulement le droit d’installer ma petite éolienne chez moi ?

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