« La viande brésilienne montrée du doigt | Page d'accueil | « Je m’adresse à qui ? » »

mercredi, 09 août 2006

Il n’y a pas de plante miracle contre la pauvreté

Le congrès sur le riz africain qui vient de se tenir à Dar es-Salaam, en Tanzanie, a peut-être voulu faire croire au contraire, en ventant à l’excès les résultats de l’Association pour le développement de la riziculture en Afrique (ADRAO), l’un des 15 centres internationaux de recherche agricole. Leurs NERICA – acronyme anglais signifiant « nouveaux riz pour l’Afrique » - n’ont d’abord rien de nouveau. Ce sont des hybrides entre les deux espèces cultivées, l’asiatique (Oryza sativa) et l’africaine (Oryza glaberrima). De tels hybrides ont été produits par différentes équipes de recherche, dont des équipes françaises, depuis plus de 30 ans. Avec des résultats intéressants mais n’engendrant aucun enthousiasme. Les NERICA de l’ADRAO sont-ils vraiment plus intéressants que leurs prédécesseurs ? On peut seulement être sûr de deux choses : (1) l’ADRAO et ses amis consacrent beaucoup d’argent à la promotion de leurs riz, (2) aucun africain pauvre ne sortira durablement de sa pauvreté en ne produisant que du riz, une denrée qui se vend à prix très bas sur les marchés. La pauvreté rurale a besoin de tirer profit de la diversification agricole et l’ADRAO ne travaille QUE sur le riz. Je m’interroge donc sur le sens de ce congrès africain qui me semble être un congrès d’une autre époque, celle où l’on croyait que la révolution verte pouvait toucher l’Afrique comme elle avait touché l’Asie. La grande monoculture africaine, c’est le rêve de qui aujourd’hui ?

Il n’y a pas de plante miracle contre la pauvreté.

Commentaires

ni plante ni solution miracle !

Ecrit par : ulysse | vendredi, 11 août 2006

Ecrire un commentaire