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lundi, 31 juillet 2006
Réunion africaine sur les biotechnologies pour l’Afrique
Pendant que chez nous c’est la rue, faute de décision et d’autorité gouvernementales, qui se prononce sur l’usage que nous ferons ou non des biotechnologies dans notre agriculture demain, les africains se réunissent au plus haut niveau, sous l’égide de l’Union Africaine et du NEPAD (le nouveau partenariat pour le développement en Afrique), pour discuter de ce qu’ils veulent faire, souverainement (réunion de Nairobi, 25-28 juillet). Le rapport sorti de cette réunion technique sera soumis à la réunion des chefs d’Etat qui aura lieu en janvier prochain. D’ici là tout le monde est invité à le discuter et le commenter.
Le rapport considère les voies par lesquelles le continent peut se doter de sa propre capacité à utiliser les biotechnologies comme outils pour la santé, l’agriculture et l’industrie. Il encourage les pays africains à collaborer entre eux dans les recherches sur les biotechnologies.
Le co-président de la réunion, Calestous Juma de l’université de Harvard, aux Etats-Unis, a souligné que ceux qui affirment aujourd’hui que l’on force l’Afrique à adopter les biotechnologies ne connaissent pas grand’ chose aux réalités africaines et surtout ne considèrent QUE les OGM. Il a rappelé que les biotechnologies, c’est aussi beaucoup d’autres choses et que d’excellentes recherches, sur différentes biotechnologies, sont déjà en cours, notamment en Egypte, au Kenya ou en Afrique du Sud.
Tewolde Egziabher, directeur général de l’Autorité Ethiopienne pour la Protection de l’Environnement, a exprimé un avis plus contrasté, se focalisant sur les questions de biosécurité. Il considère que certains pays (pour ne pas nommer les Etats-Unis) essaient bien en effet d’imposer les OGM à des pays qui n’ont pas encore le cadre règlementaire ni les lois en place susceptibles de contrôler les possibles effets adverses de ces produits, en violation du protocole de Carthagène, instrument international qui vise à protéger la biodiversité des possibles effets négatifs des OGM.
Juma est clairement moins préoccupé par ces questions de biosécurité. Il a affirme: "Pour ce qui me concerne, les produits modifiés génétiquement sont aussi sûrs que les autres, et TOUS présentent des risques ". Chez nous on ne parle toujours que des premiers. Beaucoup trop. Et surtout sans jamais apporter la moindre preuve scientifique du risque annoncé. Cela durera encore combien de temps?
(traduction libre d’une nouvelle du réseau SciDev.Net)
15:41 Publié dans Les news "Science" que j'ai notées pour vous, Sciences et technologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


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