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vendredi, 31 mars 2006
ahh... l'agriculture d'autrefois!
J’entends quelquefois les nostalgiques de l’agriculture d’hier, qui rejètent tout progrès mais s’éclairent au nucléaire, regretter les plantes d'autrefois. Les mêmes critiquent abondamment les sélectionneurs qui ne savent que produire des variétés sans goût et sans saveur. Ils n’ont pas forcément 100% tort, reconnaissons-le. Certains poussent le bouchon jusqu’à évoquer les plantes sauvages, les premiers blés ou maïs trouvés par leurs ancêtres il y a quelque 10.000 ans et aujourd’hui presque tous disparus.
Si les premiers agriculteurs avaient pu avoir accès aux variétés qui existent aujourd’hui, ils se seraient pourtant sûrement jetés dessus en remerciant tous les dieux de la terre et d’ailleurs de leur avoir apporté un tel cadeau. Il y a 10.000 ans, en effet, les ancêtres de nos blés et maïs n’avaient que de tout petits épis, avec un tout petit nombre de grains, souvent bien durs, qui avaient la bien regrettable habitude de tomber par terre à maturité. La récolte sur le sol. La galère.
On imagine souvent que ces géniaux agriculteurs, fins observateurs, ont fini par trouver un jour qui une plante qui avait un épi plus gros, qui une plante qui avait un épi gardant ses grains, etc., comme autant de mutations ponctuelles facile à identifier et donc à sélectionner. Si on a quelques restes archéologiques en Amérique centrale par exemple, le nombre d’épis ayant une taille intermédiaire entre le maïs sauvage à 6-8 grains et un maïs ressemblant au notre et ayant déjà plus de 100 grains est extrêmement limité. Et les généticiens ont suggéré que le caractère pouvait, effectivement, être conditionné par un tout petit nombre de gènes. D’où l’idée d’un progrès possible important tout d’un coup, comme un saut en avant.

Cette semaine le journal Science publie le travail d’une équipe française* associée à des japonais, qui porte sur la domestication du blé. Le passage du blé sauvage qui perd ses grains au blé cultivé qui ne les perd plus ne s’est apparemment pas produit « en un clin d’œil », comme on pourrait l’attendre de la découverte dans les champs de ces « variants » liés à une mutation vite sélectionnée que j’évoquais ci-dessus. L’étude montre que les premiers blés ne perdant pas leurs grains sont apparus il y a environ 9500 ans, mais les blés les perdant étaient encore très abondant deux mille ans plus tard. Une bien longue période pendant laquelle les agriculteurs ont donc cultivé… des plantes sauvages. En imaginant sûrement pas un instant qu’il y aurait des gens assez fous, un jour, pour regretter « le bon temps » de l’agriculture d’autrefois.
* CNRS, Unité Mixte de Recherche 5133, Jalès, Berrias 07460, France.
Peinture murale (D.Rivera) dans le palais présidentiel à Mexico (photo YS)
11:08 Publié dans Les news "Science" que j'ai notées pour vous | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : blé, plantes sauvages, maïs, sélection variétale
jeudi, 30 mars 2006
L'aide au développement et la recherche
L’alarme est tirée outre-Manche parce que l’agence britannique pour le développement (DFID) vient de produire une première version d’un document de stratégie sur l’aide aux pays du Sud qui parle peu ou pas de recherche et de technologie.
David Dickson, qui signe l’article de SciDev.Net sur ce sujet soulève un certain nombre de questions.
Exemple: «Comment pourrait-on reformer le système international d’aide au développement pour qu’il produise de meilleurs résultats pour le développement ?». Et Dickson de répondre que les réformes devraient mettre en avant les bénéfices de la science et de la technologie à tous les étages du système de développement.
De la même manière, à la question «qu’est-ce qui peut conditionner le succès économique et promouvoir la croissance dans les pays pauvres ?» il faudrait répondre que le succès économique dépend de la qualité des infrastructures de recherche et de technologie.
Tout aussi important est l’encouragement donné à une approche «systèmes d’innovation » pour la croissance économique, plutôt que la vue traditionnelle qui consiste à voir la science et la technologie comme sources de croissance en elles-mêmes.
Même sur la question «que peuvent faire les donateurs pour aider à l’émergence d’états plus performants ?» il faut répondre que l’on doit faire en sorte que les gouvernements aient la possibilité de prendre leurs décisions sur la base d’une information scientifique de qualité. Les gouvernements des pays du Sud sont de plus en plus conscients de ce besoin, dans la mesure où de plus en plus souvent ils se retrouvent face à des questions complexes qui vont de la grippe aviaire aux OGM.
Il est vrai, et on ne peut l’ignorer, que science et technologie n’ont pas toujours répondu aux promesses, et cela peut, dans une certaine mesure, expliquer la frilosité actuelle des agences de développement à leur endroit. Mais les contributions potentielles de la science et de la technologie n’en restent pas moins énormes, et on ne peut pas les ignorer.
Ignorer cela, ce serait rendre un très mauvais service au nombre croissant de gouvernements des pays du Sud qui souhaitent explorer des voies de développement basées sur la connaissance. Et ce serait une terrible occasion perdue…
Après ces lignes, extraites de l’article de David Dickson, je ne peux m’empêcher de penser à ce qui se passe aujourd’hui chez nous dans ce domaine. L’Agence Française de Développement ne s’occupe pas de recherche. Le ministère des affaires étrangères presque plus. Et le ministère de la recherche considère que le développement c’est tout sauf son affaire. Il n’y a qu’une recherche : celle qui rapporte à l’hexagone, économiquement, le plus vite possible. Et on veut bien y ajouter une pincée de recherche fondamentale, pour avoir des articles scientifiques publiés dans des revues prestigieuses. Résultat ? La recherche française pour le développement, un des fleurons de notre spécificité française vis-à-vis du Sud, se retrouve comme le cul entre deux chaises. A moins d’une remise en cause de l’état de fait actuel par le gouvernement, ou par un groupe de politiques qui prendrait (enfin) conscience de l’importance qu’il y a à attaquer les maux à leurs racines, elle est condamnée à plus ou moins brève échéance.
16:40 Publié dans Réactions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : recherche, développement, pays pauvres
samedi, 25 mars 2006
L’arche de Noé des semences
L’arche de Noé des semences sera construite par le gouvernement norvégien dans le sous-sol de l’île de Spitsbergen, à environ 1.000 Km du Pole Nord. On estime à 1400-1500 le nombre de «banques de gènes» autour du monde, édifices, laboratoires, chambres froides où l’on conserve les ressources génétiques des plantes utiles de la planète, le plus souvent sous forme de graines/semences gardées à très basse température. La nouvelle construction vise à mettre les semences de la terre à l’abri de tout type d’accident, qu’il soit nucléaire, naturel ou terroriste. Selon la FAO, 75% de la diversité agricole ont déjà été perdus. Le projet, conduit par le Global Crop Diversity Trust (traduit en français par quelque chose d’incompréhensible: Fonds fiduciaire mondial pour la diversité des cultures), doit permettre de conserver les semences qui sont aujourd’hui dispersées dans toutes les «banques» autour du monde, représentant l’aboutissement de 10.000 de sélection par l’homme, et l’ensemble de la diversité agricole existent sur la planète. «Si le pire arrivait, on serait capable de reconstruire l’agriculture sur notre planète,» selon Cary Fowler, Directeur exécutif du Trust. Si c'est la Norvège qui investit environ deux millions et demi d’euros dans cette nouvelle banque, les semences n'en resteront pas moins «propriété de l’humanité». Le Dr Fowler a souligné qu’on ne sortirait les semences de cette «banque» que lorsque tous les autres échantillons de la même plante auraient disparus. La «banque» construire dans le permafrost et renforcée par des tonnes de béton armé avec des portes à l’épreuve de tout permettra de conserver au froid… les espèces qui peuvent se conserver au froid. L’article du NewAgriculturist que je traduis ici ne fait en effet aucune mention des très nombreuses espèces «récalcitrantes» qu’on ne peut pas conserver sous forme de semences ou dont les semences ne peuvent être conservées à basse température. La construction de la nouvelle banque indestructible doit être achevée en 2007.
09:42 Publié dans Les news "Science" que j'ai notées pour vous | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
vendredi, 24 mars 2006
Projet de loi sur les OGM
Rien à voir avec Solidarité et Sud, mais la nouvelle m'interpelle, et je ne vois pas beaucoup de réactions sur internet aujourd'hui en dehors d'un article sur le site du Monde. Le Sénat a pourtant approuvé hier soir en première lecture le projet de loi sur les OGM...
Et les OGM, c'est donc une question de parti. Si on est sympatisant UMP, on est pour, si on est sympatisant de tout autre parti, on est contre. C'est le message que viennent de nous envoyer les sénateurs. Ils n'ont pas - CHACUN - voté "en leur âme et conscience", et/ou parce qu'ils se sont fait un avis informé. Ils ont seulement voté, collectivement, en fonction d'une consigne de parti. Curieux, non?
Ou bien la seule chose qui compte, finalement, c'est que si on est au pouvoir, on est aussi qui prend la responsabilité de l'astreinte: 168.000 euros par jour, plus de 60 millions par an! Pour qu'il nous collent une prune pareille, les copains européens, c'est qu'ils sont convaincus d'avoir raison. Comme 78% d'entre nous, d'après les sondages, qui se disent opposés aux OGM et souhaitent un moratoire.
Moi ce qui m'interpelle, c'est le nombre de sujets sur lesquels nous sommes les seuls de notre avis.
Et, en parallèle, le fait que la France recule dans tous les thermomètres ou autres baromètres économiques.
16:54 Publié dans Réactions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Mieux irriguer est urgent
Des centaines de millions de personnes vivant dans les pays du Sud sont condamnées à la pauvreté si on ne change pas la manière dont l’eau est utilisée en agriculture. Au Forum mondial de l’eau de Mexico, les chercheurs de l’institut international de Gestion de l’eau (IWMI) et leurs partenaires, ont montré que si la demande en aliments est appelée à doubler d’ici 2050, la demande en eau pour l’agriculture doublera aussi, à moins que les pratiques agricoles n’évoluent vers plus d’efficacité.
"Il faut 70 fois plus d’eau pour produire ce que nous mangeons chaque jour que ce que nous utilisons pour satisfaire tous nos besoins domestiques," selon Frank Rijsberman, Directeur général de l’IWMI.
Seulement 40% de l’eau de pluie parviennent aux rivières ou aux nappes phréatiques. Les autres 60% ou partent en évaporation directe à partir du sol ou sont absorbés par les plantes. Il faut s’occuper de ces 60%, ce qu’on a largement négligé de faire jusqu’ici.
L’agriculture peut mieux utiliser l’eau si les agriculteurs apprennent à “récolter” l’eau ou à utiliser des technologies d’irrigation à petite échelle qui restent peu coûteuses. C’est le cas, par exemple, des tuyaux plastiques perforés qu’on pose sur le sol et qui peuvent fournir l’eau nécessaire seulement aux endroits où une plante est en croissance. En irrigation traditionnelle, on dépense de 2 à 4000 litres d’eau pour produire un kilo de céréales. Les systèmes les plus efficaces parviennent au même résultat en ne dépensant pas plus de 500 litres.
13:50 Publié dans Les news "Science" que j'ai notées pour vous | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : eau, agriculture
La grandeur de TAIWAN et les discours de la France
L’Initiative Mondiale sur l’Horticulture (GHI, acronyme anglais) a été lancée hier à Montpellier, sans qu’on en parle dans notre quotidien préféré – aucun journaliste n’était présent – alors qu’il s’agit sans doute là d’un des principaux événements de l’année en matière de lutte concrête contre la pauvreté.
Rappelez-vous cette conférence des Nations-Unis de 2000 qui a abouti à l’approbation unanime des Objectifs du Millénaire pour le Développement. On sait aujourd’hui qu’ils ne seront pas atteints. Ou le sommet de la terre à Johannesburg en 2002, et les beaux discours – dont celui de notre brillant chef d’Etat – suivis d’aucun effet.
Les 74 participants à la rencontre de cette semaine à Montpellier – des chercheurs du Nord et du Sud, des bailleurs de fonds, des représentants du secteur privé, etc. – se sont engagés à AGIR pour améliorer et les revenus et la nutrition des populations pauvres, notamment dans les zones péri-urbaines… au moment précis où sur la planète, la proportion de la population urbanisée dépasse les 50%, et où, dans les grandes mégapoles du Sud, une proportion croissante de ruraux déplacés vit dans la misère absolue.
L’horticulture est un outil parmi d’autres, mais dans le domaine agricole c’est sans doute celui qui est le plus susceptible, pour ces populations déplacées qui vivent dans les bidonvilles des périphéries urbaines, d’apporter une amélioration sensible de leurs conditions de vie.
De nombreuses questions posées sont des questions pour la recherche. A titre d’illustration ou d’exemple, je mentionnerai seulement la partie que je connais le moins mal : les variétés disponibles aujourd’hui pour ces maraîchers du Sud… ce sont presque systématiquement des stocks de semences de variétés développées au Nord pour nos climats et nos conditions de culture. Il arrive ainsi – on a cité cet exemple en Inde – qu’une variété d’aubergine ait besoin de plus de CENT traitements pesticides pendant sa croissance pour produire un légume qui ressemble à une aubergine « saine » (= libre de parasite)… que personne parmi nous n’oserait manger s’il était informé, ce que les consommateurs indiens ne sont pas.
Je ne parle pas de l’effort colossal d’organisation des filières, inexistantes, où des problèmes de gestion de l’eau dans des zones où les populations n’ont pas même accès à une eau potable. La recherche, encore une fois, n’est qu’une petite composante dans un ensemble de besoins à satisfaire. A chacun de faire ce qu’il doit. Hier, j’ai côtoyé des chercheurs décidés. Mon seul regret : celui d’entendre en clôture que le gouvernement de Taiwan mettait 2 millions d’euros sur la table, quand le gouvernement français s’était contenté d’un beau discours de bienvenue le premier jour…
10:03 Publié dans Réactions | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
mardi, 21 mars 2006
L’initiative horticole mondiale
L’initiative horticole mondiale, ou Global Horticulture Initiative (GHI) en anglais, est un grand programme de recherche international, qui sera officiellement lancé depuis Montpellier cette semaine, avec pour objectif principal de favoriser la production et la consommation de fruits et légumes dans les pays du Sud. Bien sûr, augmenter la consommation de fruits et légumes dans des zones où la malnutrition est importante, ce serait formidable. Mais comment faire pour que les plus pauvres, qui ont à peine de quoi acheter les céréales ou tubercules dont ils ont besoin, comme denrée de base, se mettent à diversifier leur alimentation, et mangent aussi des fruits et légumes ? En faisant qu’ils les produisent eux-mêmes. Les fruits et légumes peuvent être à la fois une source de revenus et d’une meilleure nutrition. Je l’ai déjà dit et répété, on n’aidera pas les pauvres, en milieu rural, à sortir de leur pauvreté en les faisant produire plus de riz ou de maïs. Il faut qu’ils produisent aussi – à côté du riz ou du maïs dont ils ont besoin pour se nourrir – des plantes qui se vendent mieux et/ou peuvent se transformer en un produit qui se vend mieux. Les légumes, pour ceux qui vivent à une distance raisonnable (en temps) des centres urbains et de leurs marchés – et ceci peut inclure des jardins en zone périurbaine – représentent une option intéressante.
Mais les recherches sur la production de variétés de fruits et légumes adaptés aux zones tropicales, où sont-elles ? Elles n’étaient pas sur l’agenda des recherches de l’époque coloniale, à quelques exceptions près chez les fruits, comme la banane ou l’ananas. Et elles n’étaient pas non plus dans l’agenda de la recherche internationale (voir mes notes sur le GCRAI) qui a émergé après la seconde guerre mondiale e s’est concentré trop longtemps exclusivement sur les grandes plantes alimentaires, blé, maïs, riz, tubercules. Les quelques grands acteurs de la recherche sur les fruits et légumes, pour les zones tropicales spécifiquement, qui existent aujourd’hui, ont nom AVDRC – un institut international qui ne fait pas partie des centres du GCRAI parce que basé à Taiwan – et Cirad à Montpellier. Ils vont sans doute décider de mettre leurs forces ensemble cette semaine pour aller plus vite plus loin et mieux répondre à des attentes innombrables et diverses. Je vous ferai part des conclusions de leur réunion en fin de semaine.
17:42 Publié dans Les news "Science" que j'ai notées pour vous | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
dimanche, 19 mars 2006
La voix des pauvres
En marge du très officiel forum mondial de l’eau, et dans un secteur où les compagnies françaises sont devenues puissances mondiales, la très française Danielle Mitterand et quelques idéalistes sont venus d’un peu partout rappeler « le droit à l’eau ».
Pour faire court, apporter l’eau courante dans tous ces endroits que je montrais hier, cela demande sans aucun doute d’immenses investissements matériels. Peut-on demander aux populations pauvres de la région de payer pour cet investissement ? Non, bien sûr. Alors doit-on les condamner à ne pas avoir d’eau ? Le droit à l’eau existe bien, mais il ne s’applique pas. On peut le réclamer, à cor et à cri, mais qui va payer l’installation et son entretien ?
Les gouvernements riches, les compagnies qui font des profits extraordinaires… personne n’écoute la voix des pauvres.
Pas plus le très socialiste gouvernement chinois. Dans deux articles récents du Monde, on apprenait que l'urbanisation et l'industrialisation galopante, dans les provinces les plus prospères de Chine, dévoraient les terres agricoles, "arrachées aux paysans pour une bouchée de pain".
Les autorités locales ont le monopole du transfert des terres au privé, "mesure qui, dans l'état de non droit où se trouve la Chine, a ouvert la porte à tous les abus". Un économiste chinois estime que, du début des réformes jusqu'en 2003, quelque 6,7 millions d'hectares ont été convertis en terrains constructibles et que les paysans n'ont été compensés qu'à hauteur de 10% du prix du marché. 200000 hectares continuent à être "escamotés" chaque année à la discrétion des gouvernements locaux.
Grandes perdantes du boom économique, comme l'écrit le journaliste du Monde, les campagnes chinoises devraient maintenant voir arriver quelque 2000 chercheurs, envoyés dans ces campagnes comme « au bon vieux temps » de la révolution culturelle, pour travailler pendant deux ans avec ces autorités locales corrompues à la réduction de la pauvreté dans le monde rural. Un beau grand projet concocté à Pékin par les grands hommes du parti, sans doute. Les mêmes qui ferment les yeux sur les expropriations bon marché.
09:26 Publié dans Réactions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
samedi, 18 mars 2006
Pensée stérile
Les américains ont déjà dépensé 400 milliards de dollars en Irak, avec les résultats que l'on sait. Au même moment, le sommet mondial sur l'eau à Mexico recense d'autres absurdités. Je sais bien que comparer les sommes échangées dans les achats d'armement et les besoins des pauvres ne sert à rien, mais je ne peux m'empêcher de penser à ce qui pourrait être fait avec 400 milliards de dollars...




Pensée stérile, n'est-ce pas?
(Photos FAO)
11:54 Publié dans Réactions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
La recherche chinoise: grosse ambition ou pari fou?
D’après la loi de programme pour la recherche, qui a reçu la bénédiction du Sénat cette semaine, le budget de la recherche française passera de près de 20 milliards d’euros en 2005 à 24 milliards en 2010. Ouah, quel effort ! Au même moment la Chine annonce que le budget de sa recherche passera de 25 milliards d’euros en 2005 à 94 milliards en 2020, avec un effort particulier dans des secteurs comme le développement de nouveaux médicaments, les nanotechnologies et les OGM pour l’agriculture. Les esprits chagrins disent que ce n’est pas d’un plan qui a coûté très cher et de supermégaprojets que naît l’innovation. Peut-être, mais ce n’est pas non plus d’une université délabrée et d’une recherche sans le sou.
Source : Science du 17.03.2006
09:34 Publié dans Les news "Science" que j'ai notées pour vous | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

